J’ai pour habitude de retracer ici les bons moments que nous passons en camping-car mais je me dois malheureusement de commencer cette fois-ci par une bien triste nouvelle : Vanille, notre adorable et adorée petite chienne Shar Peî nous a quittés fin août. Elle est toujours dans nos pensées et j’ai bien peur que les vacances qui se profilent attisent encore notre peine. C’est donc avec un peu d’appréhension que nous abordons ce départ sans elle.

Après avoir envisagé plusieurs destinations diamétralement opposées, c’est finalement l’ouest de la France et avant tout notre chère île de Noirmoutier que nous avons retenue. En flânant sur internet, j’ai d’ailleurs découvert ce petit film qui résume assez bien pourquoi nous sommes si attachés à cette île :

 

 

Mais nous ne pouvons pas partir sans aller faire notre petite visite annuelle au salon des véhicules de loisirs du Bourget qui a ouvert ses portes ce week-end …

 

Dimanche 25 septembre 2016.

 

Avant le départ donc, petite virée annuelle au 51ème salon des véhicules de loisirs du Bourget qu’Alain ne manquerait pour rien au monde !

Il y avait beaucoup moins de visiteurs cette année. Une commerciale nous a d’ailleurs avoué qu’à celui de Caen, il y avait eu moins 75% de fréquentation. Nous nous sommes presque exclusivement intéressés aux véhicules avec lit central, les chouchous du marché actuellement. Malgré quelques offres alléchantes de reprise de notre Hymer de 2003, nous n’avons pas eu de réel coup de coeur pour un modèle précis. Il faut dire que, nichés dans un petit coin de notre tête, les camping-cars américains nous font toujours rêver !

 

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Nous stationnons tout près du Musée de l’Air et de l’Espace.

 

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Lundi 26 septembre 2016.

 

Première journée de route sans Vanille, il va sans dire qu’elle est dans toutes nos pensées.

Et première étape au Lude qui abrite le premier des châteaux de la Loire en arrivant du Nord. Nous le visiterons demain. L’aire ne nous ayant pas conquis (parking gratuit en ville où stationnent également voitures, poids lourds et bus ), nous rejoignons le camping municipal qui accueille les ccars pour 13€ la nuitée en basse saison, avec l’électricité, les vidanges, le WiFi et l’accès à la piscine. Il fermera ses portes le 30 septembre, la visite du château aussi, il était temps !

Les photos sur les brochures et sur internet laissent imaginer que le camping se trouve au pied du château et au bord de l’eau mais ce n’est pas tout à fait exact. Le Loir se trouve bien au fond mais avec vue sur des sortes de grands hangars ou usines (???).

 

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Nous partons faire une petite balade. Comme souvent en Province le lundi, les commerces sont presque tous fermés. Le village est quasi désert. Nous croisons une bien jolie école ( école Sainte Anne – Maternelle et primaire ) qui fût autrefois la demeure du poète Scarron, premier époux de Françoise d’Aubigné plus connue sous le nom de Madame de Maintenon, favorite puis épouse de Louis XIV.

 

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Et de jolis jardins :

 

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Puis nous dînons à l’intérieur après avoir trinqué à nos 35 ans de mariage ! Ce soir c’est « L’amour est dans le pré » alors le petit resto pour fêter dignement cet évènement attendra un peu :)

 

Nuit au camping « Au bord du Loir » du Lude.

 

Mardi 27 septembre 2016.

 

Après une bonne nuit sur notre emplacement n° 17 (comme dans le film), nous partons visiter le château.

 

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En arrivant côté camping, il se laisse déjà admirer de l’extérieur. En revanche, la porte d’entrée en plein centre-ville ne laisse pas imaginer la splendeur et la grandeur des lieux :

 

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Nous flânons tout d’abord dans le parc puis le rendez-vous est prévu à 11h30 pour visiter l’intérieur. Le château est privé, encore habité, et les photos ne sont pas permises. Dommage car il y a de très belles choses à voir comme la bibliothèque aux 4000 livres, le lustre en laiton et baccarat pesant plus d’une tonne, ainsi que les cuisines dotées de 12 fours anciens en enfilade. La visite guidée qui dure environ une heure est très intéressante.

 

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Le potager centenaire est ouvert sur demande pour les groupes et accessible au public un week-end par mois, de mai à septembre :

 

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Nous déjeunons ensuite dans un petit restaurant situé non loin et qui a gagné les logos du routard des trois dernières années. Simple mais bon et avec un tarif des plus raisonnables : entrée, plat et dessert pour 11€.

De retour au camping, nous effectuons la vidange et continuons notre route vers Angers. J’aimerais visiter Terra Botanica mais le parc n’est ouvert cette semaine que de jeudi à dimanche et il fermera ses portes pour la saison 2016 à la fin du week-end. J’avais vu sur un guide qu’une aire au bord de l’eau avait ouvert en 2012 à Feneu. Elle est très proche de Terra Botanica et est située au port d’Albert, le long de la Mayenne. L’endroit est très calme et mignonnet, il y a 6 emplacements gratuits. Trois camping-cars de marque Le Voyageur sont installés et en papotant avec l’un d’entre eux, Alain apprend que l’usine est tout près et qu’ils viennent pour faire des réparations.

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L’aire de vidange située juste au dessus est équipée d’un système de collecte des eaux grises très propre et très pratique :

 

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Balade à pied jusqu’au centre-ville, rien d’exceptionnel mais beaucoup de jolies maisons contemporaines et d’autres plus anciennes. J’ai recherché sur internet l’historique de la ville mais je n’ai rien trouvé qui justifie cela.

 

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Nuit sur l’aire de Feneu.

 

Mercredi 28 septembre 2012.

 

Aujourd’hui c’est tranquillou. Voilà déjà 3 jours que nous devons « mettre le turbo » le matin : dimanche, le salon, lundi, le départ, hier, la visite du château, demain, Terra Botanica, nous prenons donc notre temps ce matin et ça fait du bien !

Après quelques courses, nous revenons déjeuner sur l’aire de Feneu.

Alain descend les vélos. Nous prenons le circuit des châteaux à droite de l’aire et à quelques centaines de mètres, nous tombons nez à nez avec le château de Sautré, le portail est ouvert. J’avais lu sur internet qu’il se visitait uniquement lors des journées du patrimoine. Un monsieur arrive, en tenue de chasse à courre, très élégamment vétu, broche dorée sur son foulard de soie blanche et tout le tralala et retourne une pancarte accrochée sur le portail. Nous approchons et lisons que les visites se font l’après-midi jusqu’au 30 septembre. Nous entrons donc. Après avoir réglé notre droit d’entrée de 4€ chacun, le propriétaire nous invite à faire le tour du parc avant de nous accompagner pour la visite de l’intérieur du château. Nous avons même droit à 2 tickets numérotés, les n° 1 et 2, sommes-nous les 2 premiers visiteurs ? Je suis mauvaise langue, c’est sans doute un nouveau carnet. Il nous laissera visiter seuls le grand vestibule et les différents salons du rez-de-chaussée, les étages étant le lieu d’habitation de la famille. Il nous a ensuite accompagnés pour visiter l’emplacement des anciennes cuisines au sous-sol et quelques pièces avec des meurtrières. Il nous a également invité à poser des questions. Je lui ai demandé s’il avait hérité du château et il a répondu qu’il l’avait acheté en 2000 et qu’il pensait que les travaux ne seraient jamais terminés.

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Nous avons ensuite voulu continuer le circuit mais il empruntait la route et Alain a trouvé que c’était trop dangereux. Nous avons donc fait demi-tour et sommes restés sur le port face à la Mayenne profitant un peu du soleil et de l’agréable douceur de cette fin d’après-midi automnale.

 

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Nuit sur l’aire de Feneu.

 

Jeudi 29 septembre 2016.

 

Après une nuit encore bien tranquille et un petit quart d’heures de route, nous voici arrivés sur le parking de Terra Botanica. Nous stationnons sur des emplacements réservés aux camping-cars, qui ne sont néanmoins pas autorisés à y passer la nuit. Il fait beau, il n’y a pas foule, des conditions idéales se profilent.

 

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Nous traversons un pont en bois avant de nous diriger vers la billetterie. Un couple nous propose de leur acheter 2 billets pour 10€. Une fois l’effet de surprise passé (ils étaient presque honteux de faire cette proposition les pauvres), nous acceptons avec grand plaisir. Ils étaient adorables et nous ont expliqué qu’ils avaient gagné 4 places et qu’aucun de leurs enfants n’avaient pu se libérer. La journée commence plutôt bien, 10€ au lieu de 38. Même si ce parc nous déçoit (les critiques sur internet sont mitigées et beaucoup le trouvent trop cher), nous ne pourrons pas nous plaindre. Nous proposons un petit café en entrant à nos généreux donateurs qu’ils refuseront.

 

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Petit rappel : un clic sur les photos permet de les agrandir …

 

Malgré le plan en main, nous commençons la visite au gré du vent. Le parc est constitué de quatre parties : Escapade en Anjou, Aux origines de la vie, Les grandes explorations et le Végétal insolite.

Peu d’attractions à sensations, ce n’est effectivement pas ici qu’il faut venir pour cela, mais c’est un régal pour les yeux, pour les amoureux de nature et de botanique, d’histoire aussi et bien sûr de photo ! Nous nous sommes régalés, vraiment !

Nous avons juste regretté de ne pas pouvoir monter à bord du gros ballon à gaz qui trône dans le ciel et que l’on peut apercevoir des quatre coins du parc, il y avait, paraît-il trop de vent en altitude. Cette attraction est proposée avec un supplément de 3€ par personne.

Voici une sélection de photos parmi les dizaines prises ce jour :

 

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La cafétéria proposant même un plat végétarien, nous nous sommes laissés tentés … et le cadre n’était pas désagréable …

 

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Féérie des Dahlias pour terminer, elles commençaient tout doucement à faner mais mes photos n’ont surtout pas été à la hauteur … trop beau !

 

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Nous rallions ensuite l’aire de Saint Georges sur Loire où nous avions passé une nuit en juillet dernier. Demain matin, nous mettrons le cap sur notre chère île de Noirmoutier.

 

Nuit sur l’aire gratuite de Saint Georges sur Loire.

 

Vendredi 30 septembre 2016.

 

Environ trois heures de route nous séparent de Noirmoutier. Nous partons assez tôt, mais malheureusement pas suffisamment pour arriver à temps au grand marché de Noirmoutier en l’île du vendredi. Lorsque nous arrivons à destination, il commence à tomber quelques gouttes, puis les averses s’intensifieront l’après-midi. Tenues d’automne enfilées, nous irons juste faire une petite balade en ville. Alain achètera ses huîtres, crevettes et bulots pour son dîner, moi ma tisane Yogi Tea Choco aux épices et mon délicieux Kokolo pour mon goûter, au magasin bio situé non loin de l’aire. Rassurez-vous, l’apéritif sera à la même heure pour tous les 2 :)

 

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Comme je l’avais déjà précisé en juillet dernier, il y a une barrière à l’entrée de l’aire ainsi qu’une caméra qui enregistre le numéro d’immatriculation. C’est payant uniquement la nuit. 8€ en saison et 5€ du 01/11 au 31/03. Il faut payer à part 2€ pour environ 100l d’eau et 1h d’électricité.

Avant de sortir, il suffit d’entrer son numéro d’immatriculation et de régler en carte bleue ou en espèces, et vous avez ensuite 1 heure pour quitter l’aire. En journée, il suffit de se présenter devant la barrière et elle s’ouvre directement, le système est efficace et très pratique.

 

Nuit sur l’aire de Noirmoutier en l’île.

 

Samedi 1er octobre 2016.

 

Averses et rayons de soleil se succèdent encore toute la matinée. A défaut de rouler comme prévu, pour l’instant les vélos prennent la douche. J’en profite également pour me laver les cheveux et faire un brushing.

 

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L’après-midi semble s’éclaircir un peu. Après moultes hésitations, Alain descend les vélos mais nous prenons les parapluies quand même. Nous passons d’abord à l’office de tourisme prendre la carte de l’île et empruntons la digue Jacobsen.

 

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Nous longeons ensuite les campings et rejoignons la plage des dames, emblématique de l’île. Nous y étions venus à pied avec Vanille il y a une dizaine d’années. A vélo, c’est beaucoup plus rapide bien sûr. Avec ses cabines de bains blanches et les pins en toile de fond, elle est toute mimi d’autant plus que le soleil nous fait grâce de son franc retour.

 

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Nous continuons un peu et empruntons un chemin forestier dans le bois de la chaise pour finalement découvrir le fameux ponton. Jusque là, nous ne sommes jamais venus et c’est vraiment très beau, THE Carte Postale, digne d’une plage méditerranéenne, non, encore plus beau et ce n’est pas moi qui l’affirme mais Auguste Renoir, un siècle plus tôt  : « Admirable, beau comme le midi mais avec une mer autrement plus belle que la méditerranée ».

 

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Après avoir profité longuement de la beauté de ce magnifique paysage, nous rentrons par un chemin qui longe la digue et qui est tout mimi aussi. Arrêt à l’une des boulangeries du centre-ville où nous craquons pour un petit Noirmoutrin.

 

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Nuit sur l’aire de Noirmoutier en l’île.

 

Dimanche 2 octobre 2016.

 

Grand soleil et beau ciel bleu ce matin. Après la vidange, nous quittons l’aire pour rejoindre celle de l’Herbaudière, nous avons une petite dizaine de minutes de trajet et espérons y trouver une place car nous avons réservé hier soir par téléphone au restaurant d’île en île.

Coup de chance, il en reste juste une toute petite mais Alain est un as de la manoeuvre et nous pouvons nous y installer.

Nous partons en passant par la plage jusqu’à l’église. Cette balade, nous l’avons déjà faite de nombreuses fois mais nous ne nous en lassons pas. Il me semble que c’est notre septième séjour à Noirmoutier et le plaisir est toujours le même, l’île ne change pas, le bon accueil réservé aux camping-cars non plus. Il ne nous manque que notre petite Vanille qui aimait tant patauger dans les algues et gambader sur ces rochers quand elle était encore toute vaillante et que l’arthrose n’avait pas encore commencé à la tourmenter …

 

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Il me semble que nous n’étions jamais entrés dans l’église, allons-y …

 

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L’église du Sacré Coeur domine le cimetière et l’océan. Je n’ai pas encore fait le choix de ma dernière demeure mais je pense que si j’avais eu la chance d’habiter sur l’île de Noirmoutier, c’est ici que j’aurais souhaité reposer pour l’éternité …

 

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Mais nous n’en sommes pas encore là et justement, la devise du restaurant d’île en île fera une excellente transition :

 

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Alors allons nous régaler, enfin nous l’espérons. La formule est toujours la même : carte blanche au cuisinier. J’avais déjà prévenu hier par téléphone que je prendrais un menu végétarien, Alain doit juste choisir entre viande et poisson. Mais ce n’est pas si simple : il ne mange pas de bébés animaux, donc pas d’agneau, pas de veau, pas de cheval non plus, ni gibier, ni lapin … Notre hôtesse doit donc trahir un peu le secret du chef (son époux), aujourd’hui, il y a du porc au menu.

La cuisine est toujours aussi savoureuse, il y avait plus de monde que la dernière fois que nous sommes venus (à voir ou à revoir sur ce même blog en mai 2014) et du coup, l’accueil n’a pas été aussi exceptionnel mais nous y reviendrons tout de même avec plaisir.

L’après-midi, nous repartons jusqu’au port, toujours par la plage, et contournons la pointe le long du camping sur lequel sont installés des dizaines de camping-cars, certains ont la chance de bénéficier d’une vue magnifique !

 

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Nous arrivons sur le port que je trouve toujours aussi mignonnet !

 

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En rentrant à l’aire, le week-end touchant à sa fin, quelques places sont disponibles dont une avec une fenêtre sur l’océan. Nous bougeons et profitons toute la soirée de la vue et du coucher de soleil.

 

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Nuit sur l’aire de l’Herbaudière (8€)

 

Lundi 3 octobre 2016.

 

Ce matin, bien qu’elles n’aient rien demandé à personne les pauvres :) Alain va déloger quelques huîtres sur les rochers juste en face de l’aire.

Nous retournons ensuite sur l’aire de Noirmoutier en l’île.

 

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L’après-midi, nous faisons à nouveau un grand tour de vélo sous un soleil magnifique.

 

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Petite halte au village et à la plage du Vieil :

 

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Et nous voici de retour à Noirmoutier en l’Ile :

 

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Nuit sur l’aire de Noirmoutier en l’île.

 

Mardi 4 octobre 2016.

 

Il y a eu du vent dans les voiles cette nuit. C’est peut-être normal car pour la troisième fois consécutive, Alain s’est encore levé le premier ce matin. On s’en sort bien car on a peut-être échappé à un cataclysme !

Mais une triste nouvelle nous arrive par téléphone au petit-déjeuner. Une de mes collègues retraitée qui m’avait accueillie à mon arrivée dans l’entreprise dans laquelle je travaille depuis 1981 est décédée cette nuit à l’âge de 73 ans. De quoi relancer le débat concernant notre tour d’Europe en camping-car. Nous avons 7 ans d’écart et cela complique bien les choses à l’approche de la retraite …

Nous rejoignons l’aire de L’Epine. Il faut payer avant d’entrer. Au choix : 8€ les 24h, 14€ les 48h ou 20€ les 72h, eau et électricité comprises. Le petit centre-ville est à 5mn à pied. Il y a une petite supérette, boulangerie, boucherie, pizzéria, poste. La plage est à une dizaine de minutes à pied. Beaucoup de retraités ont l’air d’y avoir élu lieu de villégiature comme c’est souvent le cas sur ces aires bien équipées. Nous en profitons pour recharger toutes les batteries.

 

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Nous repartons faire une grande balade à vélo l’après-midi, même si notre postérieur commence à ne plus être très coopératif :)

 

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Nuit sur l’aire de l’Epine.

 

Mercredi 5 octobre 2016.

 

Le soleil est toujours avec nous et nous sommes à nouveau relativement matinaux.

Un choix est à faire ce matin : on reste encore un peu ou on commence la remontée avec une halte d’une journée ? Pfffttt, les vacances passent toujours trop vite.

Finalement, nous décidons de prendre la route du retour avec une halte au Zoo de La Flèche. Cela nous coupera le trajet en deux, je supporte de moins en moins de rouler toute une journée et j’ai pris goût, ces derniers temps, de profiter de jolies haltes en route. Après tout, c’est aussi un des multiples avantages du camping-car.

Nous quittons l’aire par le pont, cela aurait été plus spectaculaire par le passage du Gois mais nous l’avons déjà traversé il y a 2 mois. Bon, finalement nous regrettons un peu.

Peu de temps après la sortie de l’île, nous prenons la direction du port du Bec que nous ne connaissons pas. Comme souvent, mon chauffeur est un peu hésitant pour finalement apprécier cette petite halte déjeuner assez insolite. Une bonne vingtaine de camping-cars sont stationnés en face des pontons sur un espace qui semble aménagé pour eux. Le stationnement est gratuit mais il n’y a pas d’aire de vidange.

Ce port ostréicole, inscrit à l’inventaire des sites de la Vendée depuis le 11 décembre 1942 et trouvant ses origines aux 17ème siècle est également appelé  « le petit port chinois » . La similitude viendrait de ses pontons en bois, avis aux amateurs, le voyage coûtera moins cher :)

 

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En route nous croisons « Planète Sauvage ». Nous essaierons d’y aller une autre fois mais Alain ne veut pas emprunter la piste safari avec le camping-car. Puis nous apercevons les panneaux indiquant  « Le Puy du Fou » où nous serions bien volontiers retournés une petite journée mais il est déjà fermé pour la saison. Ce sera par la suite « Terra Botanica », à ce jour fermé aussi pour la saison, puis « Camifolia » qui restera encore au programme et nous arrivons enfin aux abords de La Flèche vers 18h30. J’avais vu sur internet qu’on pouvait passer la nuit sur le parking, nous allons donc voir de plus près, sinon, nous reviendrons sur l’aire de La Flèche. Nous y avons déjà dormi à plusieurs reprises, la vue y est très jolie mais elle est malheureusement plutôt bruyante car elle se trouve le long d’une grande route.

Celle qui mène au zoo, encerclée de pins, nous fait un peu penser à un site de montagne. L’entrée est joliment paysagée et rapidement un panneau indique le parking réservé aux camping-cars. Nous suivons un chemin forestier pour arriver dans une clairière où sont déjà stationnés plusieurs ccars. Il n’y a pas de services mais l’endroit est joli et gratuit.

 

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Nuit sur le parking camping-car du Zoo de La Flèche.

 

Jeudi 6 octobre 2016.

 

Nuit trèèès calme, le bivouac est sur mesure et dans un bel environnement.

Le parc ouvre ses portes à 9h30 ce matin. En finissant de nous préparer, nous entendons des bruits inhabituels. Nous réalisons au bout d’un petit moment que ce sont des cris et chants d’oiseaux. C’est sans doute la sono mais cela nous met dans l’ambiance. Il fait bien frais et les polaires sont de rigueur. Personne pour nous proposer des entrées gratuites cette fois-ci :)

Comme à notre habitude, nous commençons à visiter selon notre bon gré. Il y a peu de monde et c’est un plaisir d’avoir toute la vue presque pour nous seuls. Nous rejoignons tout de même les hippopotames afin d’assister à leur repas, mais ils ne s’approcheront pas plus. Nous assisterons ensuite au nourrissage des girafes. puis à celui des éléphants grâce à des visiteurs qui avaient dû réserver un accompagnement spécial « Soigneur d’un jour » me semble t’il.

Je ne sais pas si cela existe dans d’autres zoos, mais des Lodges permettent également de passer une nuit insolite avec une vue privilégiée sur certains enclos grâce à une grande baie que je suppose ultra-sécurisée. Madagascar et les lémuriens, l’Asie et les tigres blancs, ou différentes contrées du grand nord avec les ours polaires, grizzly ou les loups.

1 500 animaux sont présents sur le parc. Nous avons pu admirer la petite famille de lions blancs, le papa, la maman ainsi que leurs 3 lionceaux nés en captivité en février dernier, trop mimis.

Ce zoo créé en 1946 est très bien entretenu et doté d’une magnifique végétation. Mais pas toujours facile de s’y retrouver, les allées ne communiquent pas toujours entre elles et on se retrouve parfois à repasser au même endroit sans trop savoir comment accéder à un autre îlot. Nous avons à plusieurs reprises croisé des visiteurs qui avaient l’air de tourner en rond aussi et qui étudiaient leur plan, mais à la fin, on s’habitue.

L’émission « Une saison au zoo » est tournée ici et depuis notre retour, nous prenons beaucoup de plaisir à la regarder et reconnaissons les animaux et parfois certains soigneurs. Lors de notre visite, nous avons entendu quelques visiteurs leur parler et s’avouer très heureux de les rencontrer « en vrai ».

Je le placerais en troisième position après Beauval et Doué la Fontaine. Cependant il me semble que je n’avais jamais vu les girafes d’aussi près et si bien pu admirer leurs magnifiques yeux et leurs immenses cils. Nous avons également approché les lémuriens de tout près, au point d’être assis à côté d’eux et même de les caresser. Je crois que chaque zoo a ses points forts et il est difficile de les comparer.

Nous sommes rentrés déjeuner au camping-car. L’après-midi, nous avons, entre autres, assisté au spectacle des perroquets puis à celui des oiseaux en vol libre et des otaries.

 

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Nuit sur le parking camping-car du Zoo de La Flèche.

 

Vendredi 7 octobre 2016.

 

Encore une nuit très calme. Mais ce matin, il nous faut prendre la route du retour et ce n’est jamais avec plaisir. Il nous reste malgré tout une, voire deux journées de marge au cas où, mais je n’aime pas trop rentrer à la dernière minute.

Nous avons entendu assez tôt les chants habituels des oiseaux, puis aux environs de 9h30, comme hier, des cris plus insolites, ce qui nous a confirmé que c’était bien une sono. Mais qu’importe, c’est bien joli et bien dépaysant. J’avoue que j’adore dormir dans le camping-car mais je crois qu’une nuit dans le Lodge de Madagascar me plairait aussi énormément. Le parking réservé aux résidents des Lodges est équipé d’une barrière et surveillé par caméra, alors pourquoi pas une prochaine fois, abandonner pour une petite nuit notre petite maison sur roue …

Nous faisons halte pour déjeuner, comme en juillet dernier, sur l’aire de Courville sur Eure. Elle a toujours autant de succès. Nous en profitons pour faire la vidange. Et comme à chaque retour, nous nous promettons de repartir prochainement pour un petit week-end, si le temps est clément.

 

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C’est non sans émotion que je laisse la conclusion à notre petite Vanille. Même si j’ai encore le coeur gros en regardant défiler ces photos, j’essaie de me consoler en me disant qu’elle a eu une belle vie remplie d’amour et de balades en camping-car …