Presque dix ans jour pour jour après « le baptème » de notre Hymer flambant neuf, c’était le dimanche 25 avril 2003, 78 000 kms plus tard, une toute nouvelle courroie de distribution et toujours autant d’impatience, nous voici à nouveau sur le départ.
Grâce à tous les jours fériés concentrés cette année début mai, nous partons à nouveau pour deux semaines consécutives, pas de quoi aller jusqu’au bout du monde, certes, mais tout de même assez pour faire une belle balade.
Alors où ? That is the question, et comme d’habitude, un cruel dilemme:-)
Comme chacun sait, le printemps s’est quelque peu fait désirer cette année et j’aurais bien envie de retourner faire un petit tour au pays des moulins et des tulipes qui devraient encore être fleuries. Le parc de Keukenhoff est ouvert jusqu’à la mi-mai et nous ne l’avions pas visité en 2007. Nous étions revenus charmés de notre virée aux Pays Bas mais la difficulté de faire les pleins d’eau m’avait quand même laissée un goût amer bien que nous n’avions pas une seule fois fréquenté un terrain de camping. Alors on renouvelle l’expérience en misant sur les campings à la ferme qui sont assez nombreux là-bas ?
Humm … le soleil et la douceur provençale nous appellent aussi … l’hiver a été si long …
Nota bene : Je vous espère bien confortablement installés car je suis bavarde et j’aime prendre beaucoup de photos :-). 
J’ai bien été tentée de scinder le récit en plusieurs pages mais je n’ai pas réussi , allez savoir pourquoi …
Et puis je trouve que c’est aussi un des privilèges du camping-car que de pouvoir faire mille choses en si peu de temps tout en prenant son temps, alors, bonne lecture !
 
Dimanche 28 avril 2013 :
 
Finalement, nous prenons la direction du sud. Trop envie d’un semblant de douceur en dehors des canicules estivales. Il fait frais, il fait gris, mais la nationale qui longe l’autoroute du soleil nous offre de beaux paysages. Quand on peut prendre le temps de ne pas emprunter les autoroutes, la route aussi sait se faire belle !
Nous traversons le département de l’Yonne joliment vallonné puis le Parc Naturel du Morvan et découvrons une campagne d’autrefois, avec ses petites parcelles séparées par des talus où paissent paisiblement des boeufs heureux … 
Nous traversons Saulieu et croisons le fameux restaurant de feu Bernard Loiseau.
Les vignes à flanc de côteaux nous apparaissent peu avant Beaune.
Nous voici donc en Bourgogne, dans le département de la Côte d’Or, une magnifique région pour débuter notre périple printanier même si malheureusement, la pluie commence à tomber. Nous trouvons rapidement l’aire de camping-car, elle affiche déjà presque complet. C’est le parking Charles de Gaulle, il se trouve juste à côté du commissariat de police et de l’hôtel Mercure. Un panneau indique le centre historique à 5 minutes à pied. Nous avons aperçu en arrivant un petit bout de la toiture colorée et vernissée de l’Hôtel Dieu que nous irons visiter demain.
Stationnement gratuit, 2 bornes de vidange payantes.
Nuit sur l’aire de Beaune.
Lundi 29 avril 2013 :
Ce matin, petit tour d’horizon en centre-ville, un beau patrimoine.

 

 
Beaucoup de tentations … les écarts commencent déjà ce midi …

 

Visite de l’Hôtel-Dieu l’après-midi, passionnante et très agréable.
Elle mérite à elle-seule un grand détour par cette belle ville.
La petite histoire est jolie aussi : Nicolas Rolin épouse en troisièmes noces Guigone de Salins, riche héritière des propriétaires des mines de sel de Salins (que nous avions visitées cet été). Elle a vingt ans, il en a 45.
Avec le soutien de son épouse et grâce à sa fortune, il fera construire ce magnifique édifice avec les plus nobles matériaux qui lui ont garanti sa pérennité durant des siècles et aussi la transmission d’un message d’une belle générosité : soigner les pauvres gens gratuitement dans un palais !
Le mécène avait organisé jusqu’à l’emploi du temps des religieuses qui, dès l’aube, s’affairaient au chevet des malades, cuisinaient, briquaient les cuivres, préparaient les remèdes, fabriquaient du pain blanc (le grand luxe à l’époque) qu’elles distribuaient aussi aux indigents à la porte d’entrée, qui est, au passage, d’une architecture remarquable.
Une ferme avait également été édifiée non loin et fournissait viande, oeufs, fruits et légumes.
Un audio-guide fournit une multitude d’explications. Dès l’entrée dans la cour intérieure, on est subjugué par la magnificence de la toiture polychrome dont l’image, symbole de la Bourgogne, a fait le tour du monde.
A l’intérieur, l’immense salle qui accueillait les malades est splendide, les cuisines, la pharmacie, non vraiment, pour essayer de conclure, on en a largement pour son argent (7€ par personne) et j’ai adoré cette visite incontournable qui ne peut pas laisser indifférent !
Nicolas Rolin dédiera à son épouse cette devise : seulle      *, ce qui signifie, tu es ma seule étoile … comme c’est romantique !
On ne peut pas évoquer la Bourgogne sans parler de son vin.
Ici, de nombreuses caves proposent des visites et dégustations payantes et cela nous a quand même un peu surpris. Cela s’expliquerait-il par le prix plutôt élevé du doux breuvage local ?
Au programme, la dégustation d’une dizaine de vins différents, nous ne nous sommes pas sentis d’attaque … en général, au bout de 2 ou 3, notre palais ne suit plus.
Rassurez-vous, nous avons tout de même dégusté une bonne bouteille à notre rythme :-)
Chaque année, le troisième week-end de novembre, a lieu la vente aux enchères des vins des Hospices de Beaune. Une tradition mise en place par Nicolas Rolin, les bénéfices de cette vente ainsi que de nombreux dons lui ayant permis au fil des années de continuer à financer et à améliorer son honorable entreprise philanthropique.
On se trouve également dans le berceau de la moutarde et on peut visiter la moutarderie Fallot en réservant à l’office de tourisme. Lors de notre passage, c’était déjà complet jusqu’au lendemain (payant aussi, 10€).
Y est installé également depuis novembre 2011 un musée consacré à Salvador Dali, le Dalineum, où l’on peut admirer quelques 800 oeuvres originales du maître Catalan.
En soirée, la pluie qui nous a gentiment épargnés toute la journée refait son apparition.
Nuit sur l’aire de Beaune.
Mardi 30 avril 2013 :
Nous reprenons la route sous une petite pluie et traversons la Bresse, plus loin, le niveau de la Saône et du Rhône nous semble haut et impressionnant, les petites rivières sortent de leur lit, les sols sont gorgés d’eau, la faute à ce printemps pluvieux ou à la décrue ou peut-être les deux ?
Nous arrivons dans le département de la Drôme et les paysages qui longent la nationale nous semblent beaucoup moins plaisants qu’en Bourgogne. Nous faisons halte en fin d’après-midi sur l’aire de Tournon-sur-Rhône.
Si elle était située plus près du centre-ville piétonnier que avons traversé en arrivant, elle serait presque sympathique, mais là, pas d’excuses possibles, face à une usine désaffectée et loin de tout, il faut avouer qu’elle est vilaine. Le stationnement et l’eau sont gratuits. Nous repartirons dès demain matin.
Nuit sur l’aire de Tournon-sur-Rhône.
Mercredi 1er mai 2013 :
Nous levons le camp assez tôt pour une fois et faisons route jusqu’à Vaison la Romaine sous une pluie battante. Les pauvres vendeurs de muguet n’ont pas de chance.
En arrivant en fin de matinée, le soleil fait enfin son apparition et les paysages de la Drôme Provençale nous semblent magiques.
Balade jusqu’à la vieille ville l’après-midi, elle est toujours aussi belle et la température est bien plus clémente que lors de notre venue en juillet dernier. Passage de l’agent collecteur en fin de journée, petite augmentation, le tarif journalier est de 7€50.
L’aire de Vaison La Romaine est bien placée.

 

Nuit sur l’aire de Vaison la Romaine.
Jeudi 2 mai 2013 :
Nuit très calme et beau soleil ce matin. Nous allons faire quelques emplettes et déjeunons dehors.
En début d’après-midi, le ciel s’obscurcit et il se met à pleuvoir. Nous attendons un peu et partons visiter les sites antiques qui se trouvent à deux pas de l’aire. En juillet dernier, il faisait beaucoup trop chaud et nous n’avions pas pu laisser Vanille à l’intérieur du CC.
Le site a été découvert en 1924 et les fouilles se sont déroulées durant une vingtaine d’années. Il y  a deux sites à visiter avec une rue à traverser ainsi qu’un petit musée et le théâtre antique. Le billet est valable 24 heures, si on le prend à 16 heures, on a un droit d’entrée jusqu’au lendemain même heure. Certains jours, une visite guidée a lieu à 14h30. Des audioguides sont prêtés gratuitement au musée et doivent être restitués avant 17h30.

On y fait un bond en arrière de 2000 ans. Il s’agit en fait de vertiges de villas de riches et puissantes familles romaines, des habitations de 2000, 3000 m2 avec colonnes, bassins, thermes, on imagine sans difficulté la beauté des lieux. La visite du théatre est impressionnante et d’en haut, la vue est splendide même s’il nous a manqué un peu de ciel bleu et un franc rayon de soleil …

L’entrée de la demeure, et derrière, un petit jardin intérieur …
Moins romantiques mais néanmoins utiles … les latrines.
L’entrée des Thermes publics : les Romains y passaient en moyenne 2 heures par jour.
L’allée commerçante.
Nuit sur l’aire de Vaison la Romaine.
Vendredi 3 mai 2013 :
Il y a eu des orages cette nuit. L’alerte météo a été lancée dans les différents départements que nous avons traversés pour arriver jusqu’ici et nous avions très justement remarqué que le niveau des fleuves et rivières était bien haut.
Ce matin, le soleil perce timidement les nuages et le ciel se dégage peu à peu. Nous nous préparons tranquillement à quitter ce bel endroit.
Après environ 1h30 de route nous arrivons sur l’aire de Fontaine de Vaucluse. Le paiement se fait tout de suite en arrivant à l’agent : 4€. Le site est toujours aussi charmant et nous nous étonnons du prix modique de cette si jolie aire.

 

Balade l’après-midi jusqu’à la source. Le niveau de l’eau étant exceptionnellement haut cette année, le débit est impressionnant. Il nous semble que la végétation et les couleurs sont encore plus belles que lors de nos précédents passages en été et en hiver. L’aire de Fontaine de Vaucluse était dans mon Top 10 et elle y restera … jusqu’à demain …
Nuit sur l’aire de Fontaine de Vaucluse.
Samedi 4 mai 2013 :
Nuit très calme. Soleil et ciel bleu ce matin, les oiseaux chantent.
On toque à la porte : c’est un producteur local qui vend des asperges et des fraises.

Un peu plus tard, c’est l’agent qui passe encaisser à nouveau 4€ et je lui demande quelques explications, surtout pour le blog. Il m’explique alors que le maire veut interdire aux CC de passer la nuit sur cette aire et qu’il y en a une nouvelle, privée, de l’autre côté de la rivière. Elle coûte 12€ et n’offre pas d’ombre, super !

Les 4€ sont donc à régler pour le stationnement de tout véhicule quel que soit le temps passé. Mais la nuit, nous sommes désormais en infraction et il m’explique qu’on pourrait même être verbalisés. Nous sommes plusieurs dizaines de camping-cars sur l’aire.
Je lui dis qu’il aurait pu nous en parler hier. Il me répond qu’il voit beaucoup de monde et qu’il a peut-être oublié et que c’est affiché.
Pour l’instant, c’est une information de transition mais l’interdiction de passer la nuit sur cette belle aire semble inéluctable. Nous avons déjà connu cette situation à Boyarville et à la Dune du Pyla, quel dommage !
Nous profitons de la matinée ensoleillée dans ce cadre verdoyant pour nous reposer, lire et profiter du soleil et de la vue. Les canards s’approchent tout près des camping-cars …
L’après-midi, nous incluons bien entendu la visite de la nouvelle aire dans notre balade.
Effectivement, elle est déjà ouverte et 3 CC y sont installés.

 

C’est une aire nouvelle génération « Camping-Car Park ». Abonnés ou pas, nous n’avons peut-être pas tout compris, le tarif est de 12€ les 24 heures. Départ après l’heure fatidique de midi (c’est l’histoire de Cendrillon à l’envers), la barrière ne s’ouvrira pas et la méchante sorcière viendra alors certainement vous soutirer quelques euros de plus.
La borne automatique offre quand même l’eau gracieusement et il y a 2 ou 3 prises de courant pour une vingtaine d’emplacements, un tirage au sort est-il prévu ?
Un bel escalier a été créé pour descendre dans un recoin plutôt fouillis d’un petit bras de la Sorgue, la dernière marche est à presque un mètre du sol, un mystère à élucider …

 

Que dire de plus ? Les poubelles d’une partie de la commune sont entreposées dans un espace contigu à l’aire et le tout sous surveillance vidéo, bravo !
Les exploitants de cette nouvelle enseigne ont-ils déjà utilisé un camping-car ? Nous pensons qu’ils ont surtout trouvé un bon filon pour leurs petites affaires, le tout étant de convaincre les élus.
La belle histoire s’arrête là. Gageons que le site aura sans doute beaucoup moins de succès auprès des Camping-Caristes.

Allons refaire un petit tour en ville, il fait si beau !

L’ église Saint Véran.

 

Nuit sur l’ex-aire et bientôt uniquement parking de jour de Fontaine de Vaucluse.
Dimanche 5 mai 2013 :
Nous décollons encore assez tôt ce matin, par principe, pas trop envie de payer le forfait pour la journée juste avant de partir. La vidange n’est pas pratique et plutôt vieillotte et du coup, nous partons sans faire le plein. C’est peut-être aussi une des raisons pour lesquelles une nouvelle aire était sans doute nécessaire. Nous avons également remarqué que certaines personnes faisaient bronzette en maillot de bain juste devant le parking réservé aux voitures; d’autres allaient aux toilettes le matin en robe de chambre et je comprends tout à fait que cela puisse choquer certaines personnes; il serait de bon ton de ne pas oublier que la discrétion est de mise.
Nous faisons route vers Gordes par la route touristique, une quinzaine de kilomètres à parcourir à travers de magnifiques paysages. Malheureusement, il se met à pleuvoir.
L’aire de Gordes est située avant l’entrée du village, le site est sympathique. Un agent encaisse dès l’arrivée 8€ pour 24 heures. La borne de vidange est payante par carte bleue 3€.
Nous prenons tranquillement un petit café en attendant que la pluie cesse mais c’est sous les parapluies que nous ferons la visite de ce joli village classé parmi les plus beaux de France. Il y en a 7 dans le département du Vaucluse : Gordes, Roussillon, Ménerbes, Vénasque, Ansouis, Lourmarin et Séguret.

Ni la balade du matin ni celle de l’après-midi ne nous apporteront le moindre rayon de soleil.

 




















Nuit sur l’aire de Gordes.
Lundi 6 mai 2013 :

 

Le soleil est de retour !
Mais la borne de vidange ne fonctionne pas et nous sommes presque à sec … Nous avons toujours 2 jerricans d’eau en réserve alors pas de panique mais il faut avouer humblement que le camping-car sans aires régulières, c’est plus compliqué  !
Nous partons visiter le village des Bories. Après un trajet harassant de 2,5 kms, nous stationnons sur un grand parking gratuit et trouvons même une place à l’ombre. Plusieurs CC y ont passé la nuit. Nous partons à pied tous les deux, Vanille nous attendra au frais. Des panneaux indiquent le village à 1,5 kms et la visite payante (6€ par personne), le chemin est interdit aux CC mais pas aux voitures.
Ce village n’est plus habité depuis le début du 19e siècle. Il a été restauré entre 1969 et 1976. Le manque d’eau a inspiré une technique d’édification des maisons en pierre sèche, c’est à dire sans mortier. Nous pouvons voir au cours d’une expo de photos que c’est une technique que l’on retrouve dans beaucoup d’autres endroits à travers le monde. La visite est insolite mais c’est tout petit et on en a assez vite fait le tour, du coup, je trouve qu’elle est quand même un peu chère.

 

Un petit bouquet de fleurs sauvages composé sur le chemin du retour.

 

Nous déjeunons et faisons ensuite un petit retour vers le belvédère de Gordes.
Alain râle un peu mais je sais être persuasive et puis zut, louper une vue pareille, c’est un péché, n’est-ce-pas ?
Je ne suis pas la seule au rendez-vous, de nombreux touristes se pressent afin d’admirer et immortaliser ce beau village.
Ne manquez pas ce belvédère, je serais presque tentée de dire que c’est le clou de la visite de Gordes !

Nous prenons ensuite la direction de Puyvert où se trouve un Super U avec borne Euro-Relais et faisons d’une pierre non pas deux, mais trois coups : la vidange (l’eau est gratuite, l’électricité aussi d’ailleurs) les courses et le plein d’essence. Les autres enseignes pourraient suivre le pas, la formule devrait certainement pouvoir leur apporter un chiffre d’affaires supplémentaire.

Juste à côté se trouve Lourmarin, un autre des « plus beaux villages » du Vaucluse. L’aire camping-car signalée sur les cartes se trouve sur un terrain de camping assez éloigné du centre-ville. Nous stationnons sur un parking face au château, la vue est splendide. Nous serons 4 à y passer la nuit. Par contre, il semblerait qu’y ait un marché assez important le vendredi et que le stationnement ne soit pas possible ce jour-là.
C’est reparti pour une balade !
Petite promenade dans le village, le thermomètre affiche 27 degrés en cette fin d’après-midi et il y a beaucoup de monde aux terrasses des cafés.
La vie semble s’y écouler paisiblement et cela nous rend un peu envieux de ce cadre et de ce rythme de vie …
Nuit  sur le parking de Lourmarin.
Mardi 7 mai 2013 :
Encore une nuit très calme, et bien oui, il faut le souligner, la région est belle et CALME. Bien sûr, il manque le chant des cigales qui ne se manifestent en ce moment qu’un tout petit peu l’après-midi.
Il manque aussi les champs de lavande en fleurs mais la température est douce et nous ne regrettons pas notre choix. Nous étions déjà passés 2 fois dans cette belle région en plein été et nous avions trouvé la température tout simplement insupportable !
Nous ne sommes pas très loin d’Ansouis, un autre des  » plus beaux villages », il est donc trop tentant de ne pas aller y faire un petit tour. Encore une jolie balade. Nous assistons au sauvetage d’un vieux chat grimpé sur un toit et qui ne savait plus redescendre, il y a une association de protection des chats au coeur du village. Il y a aussi un musée extraordinaire. Grand parking gratuit à l’entrée.
Oui c’est très, très étroit …pas pour les gourmands !
Nous prenons la direction de l’étang de la Bonde indiqué à la sortie du village, peut-être trouverons-nous un autre joli endroit pour déjeuner ?
Mais ça ne fonctionne pas à tous les coups, le parking n’est pas très pratiquable, beaucoup de flaques d’eau, et un muret cache la vue.
Nous continuons et faisons halte sur un petit parking au coeur du massif du Lubéron.
Les routes et les villages sont souvent étroits et il est un parfois un peu délicat de croiser un autre véhicule.

 

Avant d’arriver au village de Rustrel, un grand parking ombragé et payant (6€ pour les CC, 10€ si on y passe la nuit).
Nous partons visiter le Colorado Provençal. C’est une ancienne carrière d’ocre dans laquelle la nature a repris ses droits.
Trois sentiers fléchés sont proposés : le n°1, 5km500/3h, la variante n°2, 3km800/2 h et la n°3, 2km400/1h15. Nous choisissons le 3 pour commencer, Vanille nous accompagne. Superbe balade nature offrant de magnifiques vues et contrastes entre l’ocre, le vert de la végétation et le bleu du ciel ! Quelques passages un peu délicats, rien d’exceptionnel mais ce n’est pas la promenade des anglais.
Nuit sur le parking du Colorado Provençal de Rustrel.   
Mercredi 8 mai 2013 :
Nuit très calme, nous étions 5 CC, beau soleil.
Nous partons tous les deux faire le deuxième circuit. Il démarre par un beau dénivelé. Le belvédère des cheminées de fées est impressionnant, plus loin, la cascade est par contre plutôt minuscule. Pour le plaisir de randonner, ce circuit est très sympathique mais pour admirer les ocres, le plus petit est tout à fait charmant.

 

En chemin, un petit cours de boussole …

 

Après déjeûner, nous quittons le site envahi peu à peu par les voitures : c’est un jour férié et beaucoup de familles apportent le pique-nique.
Nous prenons la route de Roussillon. Le GPS ne nous fait pas prendre la première route qui indique le village mais la deuxième. Nous croisons une aire sur laquelle sont stationnés 2 ou 3 CC. Et au bout de la route, l’entrée du village est interdite aux CC, pas de parking, la visite semble compromise, l’aire que nous avons croisée est en plein soleil et nous semble trop éloignée.
Nous faisons demi-tour et essayons la deuxième route. Cette fois-ci, un parking Camping-car est indiqué. Ce sont effectivement de beaux parkings avec barrière automatique. Le prix de la journée est modique, 2€ de 8h à 22h et 5€ de 22h à 8h.

Pas d’aire de vidange mais des toilettes dans le parking des bus en face, de quoi se dépanner. Nous nous garons et partons à l’assaut de ce village classé. A mon goût, le plus beau de tous ceux visités cette semaine, il aurait vraiment été dommage de ne  pas pouvoir s’y arrêter. L’appareil photo crépite. Pas seulement le mien d’ailleurs, je remarque beaucoup d’autres « accros » de la photo de tous âges, très bien équipés, qui attendent patiemment qu’il n’y ait plus personne dans leur champ pour appuyer sur le déclencheur. C’est une vraie manie, les non-photographes devaient se sentir presque gênants les pauvres :-)

Nous n’aurons malheureusement pas le temps d’aller arpenter le sentier des ocres car il nous faut prendre la route du retour demain matin. Dans la forme, il semble peu différent du Colorado Provencal mais les couleurs des ocres paraissent plus variées.

 

 

 

Cette vigne a 156 ans, respect !

 

 

 

 

Nous rejoignons « l’aire des sages » croisée cet après-midi et pensons y trouver plusieurs CC. Pas du tout, nous sommes seuls à côte des vignes, en toile de fond, les Monts du Vaucluse, les cyprès, c’est beau !
Nuit sur l’aire des Sages près de Roussillon.
Jeudi 9 mai 2013 :
Nuit calme, très calme. Réveil dans un paysage enchanteur, c’est le même qu’ hier soir mais le matin c’est encore plus beau d’autant plus qu’il nous faut prendre la route du retour.
A quand l’invention de la téléportation ?
Pour me consoler, je me dis qu’on reviendra, il nous reste encore tant de choses à voir, l’abbaye de Sénanques, d’ autres beaux villages, les Baux de Provence aussi, et Châteauneuf du Pape, il y aurait tant de bonnes raisons pour continuer le voyage …
Comme nous n’avons toujours pas l’intention d’alourdir notre budget en prenant l’autoroute, le GPS nous a concocté un retour par l’Ardèche et l’Auvergne, et nous devrions encore pouvoir admirer quelques jolis panoramas.
Nous faisons halte à Alba la Romaine afin de faire la vidange complète; nous cherchons vainement des yeux le camping-cariste rencontré cet été ici et qui avait élu domicile dans son véhicule.
Un peu plus tard, une belle pluie fera son apparition. La température qui a atteint les 29° en Ardèche descendra jusqu’à 12° en haut d’un col en Auvergne, réconfortant !
Nous faisons halte en début de soirée juste avant Clermont-Ferrand, sur une aire au coeur d’une zone résidentielle. Cette nuit, nous ne serons pas seuls, de nombreux CC sont déjà installés.
Les pauvres fleurs d’Alba la Romaine que je transporte vers le nord …
Nuit sur l’aire de Pérignat-Les-Sarlièves.
Vendredi 10 mai 2013 :
Après la pluie vient le beau temps … grand soleil ce matin. On peut enfin admirer les monts arrondis du Massif Central.

En route, nous aurons encore plusieurs occasions de nous arrêter mais resterons de marbre et filerons, il faut rentrer … pour pouvoir repartir …

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