Chaque fois que je vois un adulte sur un vélo, je ne désespère plus pour l’avenir de la race humaine.
H.G. Wells
Ce matin, il vaut mieux être frais et dispo pour la belle et longue virée du jour qui nous mènera jusqu’à Peccioli. En route, toujours ce plaisir d’admirer les magnifiques paysages Toscans …
Nous traversons plusieurs petits villages et ne manquons pas d’y faire quelques arrêts à l’ombre de préférence …
La plupart des cimetières en Italie sont muraux, Cela s’explique par le manque de place, par souci économique et aussi par l’héritage de la Rome antique. Ici, il y avait aussi quelques tombes plus classiques.

Nous arrivons à Peccioli, élu parmi les plus beaux villages d’Italie en 2024, de belles surprises nous y attendent …
Peccioli est un village prisé des touristes en raison de son emplacement stratégique près des plus belles villes de Toscane. Mais c’est surtout sa décharge aménagée qui nous a attirés jusqu’ici, oui, vous avez bien lu, c’est bien la décharge que nous sommes venus visiter 😉
Grâce aux revenus de l’élimination des déchets, le système « Peccioli » (c’est le nom du projet) a contribué à la création de deux théatres en plein air et non seulement, puisque la décharge elle-même est devenue un lieu d’art avec de superbes sculptures représentant des personnes sortant de terre. Leur message : une nouvelle vie peut naître des déchets.
Arrêt « gelato » tout d’abord avec un affogato qui ne valait pas celui que j’avais dégusté à Florence il y a quelques semaines …

Au coeur du centre historique de Peccioli, la Terrazza Panoramica (nul besoin de traduction je pense) est une avancée suspendue dans le vide offrant une vue imprenable sur la vallée de la Valdera. En surplomb d’une vingtaine de mètres et sécurisée par un parement vitré, l’accès est possible 24h/24 et c’est gratuit.

C’est de cette terrasse que nous apercevons au loin la première « présence » …
Nous entrons dans le Palazzo senza tempo, « palais intemporel ». Dans l’antiquité, il appartenait à des familles nobles puis il a été acquis par une société de Rome qui l’a vendu à la commune de Peccioli. L’architecte M. Cucinella l’a transformé en pôle culturel d’avant garde qui accueille de nombreuses expositions. L’accès est gratuit aussi.
Nous contournons ensuite le bâtiment pour rejoindre le colosse et la séance photo se prolongera encore un peu …
Ces sculptures de 5 à 9 mètres de hauteur ne peuvent pas passer inaperçues. Elles ont été appelées « Présenze » soit présences par leur créateur mais elles sont aujourd’hui connues sous le nom de « Géants de Peccioli ». Elles symbolisent la renaissance et la regénération. Il y en a sur plusieurs sites qui sont assez distants les uns des autres et nous ne les verrons malheureusement pas toutes …
Reliant le centre historique à la nouvelle partie du village, cette passerelle en forme de spirale arc en ciel est de toute beauté et invite encore et encore à tenter de beaux clichés :
Nous quittons le village pour le » Triangle vert » afin d’essayer de voir d’autres « présences » …
Pas si facile, il nous a fallu demander des indications à deux reprises, et enfin nous y voilà …
… et après une belle côte …
Ce géant au bras tendu a été la première sculpture placée en 2011. Elle a été la première parce que sa taille était plus facile à manipuler et a servi de modèle pilote pour comprendre les matériaux à utiliser, le type d’éxécution, le squelette structurel, et enfin, la manipulation.
La femme a une hauteur de 5,40 mètres et pèse 1 100 Kgs. La séance photo nous a bien amusés, je vous fais grâce des détails 😉
Au fond, on aperçoit une autre structure colorée mais il fallait certainement ressortir du site et s’éloigner un peu plus (?).
On trouve également quelques statues d’animaux :
Si vous avez envie d’en savoir plus, le lien suivant m’a semblé intéressant et montre d’autres géants que nous n’avons point vus. Au retour, j’aurais aussi aimé faire un crochet dans le village très coloré de Ghizzano mais les batteries commençaient à faiblir … et nous aussi peut-être 😉 Cela fera l’occasion de retourner en Toscane avec le camping-car …
https://www.finestresullarte.info/fr/carnets-de-voyage/18698vn_l-histoire-vraie-des-geants-peccioli.php
Après les 68 kms de la journée, nous avions bien mérité notre apéritif et repas du soir …
Suite et fin dans un prochain article …









































bonsoir Martine , ah oui en vélo on va plus loin qu’à pieds hi hi ! , et en Espagne il y a aussi des cimetières comme ça ! ça prend moins de place et je trouve ça beau !! , et les paysages et les monuments ! une petite glace pour se rafraichir hi hi , et alors ces personnages dans le sol ? c’est original et surprenant ! oui je t’ai vue tu ne parais pas à coté hi hi hi bon j’ai vue une femme aussi je préfère hi hi , et ces animaux ah oui ! et le petit repas qui va bien ! merci pour tes photos magnifiques !!! gros bisous belle soirée a+
Effectivement, le vélo est bien pratique, comme je te comprends !
J’avais vu ce circuit vélo avant de partir et j’y tenais, personne n’a regretté.
Merci à toi pour la fidélité sans faille, des bises.
Hello Martine
C’est marrant le nom de ce village car il veut dire argent, monnaie enfin flouze hi hi hi Au templier de Biot, il y a une compagnie médiévale qui vient de la chaque année. Cette avancée pour voir la campagne Toscane est une imitation de ce que les indiens Navajos ont fait sur le Grand Canyon et ça a fait beaucoup grincer des dents pour l’esthétique du panorama. Les sculptures bien qu’assez moderne et blanche comme du plâtre ne dénature pas. On dirait qu’elles ont été faites par cet artiste qui a conçu la Scuarzuola à Montegabbione à la limite de l’Ombre et la Toscane. J’en avais vu des identiques ? (pour les personnages, pas pour le mammouth ). En tout cas se Patrick que je ne connais pas est un amateur de Pop Art à la Andy Warhol. Il faut oser faire ça dans une cité templiere hi hi hi Je crois que c’est la aussi qu’il y a un grand amphithéâtre moderne ou se fait chaque année un festival de musique classique. Andrea Bocceli y avait chanté avec Heather Headley cet magnifique chanteuse americaine…
….et je vois que l’on ne se laisse pas abattre avec les antipasti hi hi hi
Bon Jeudi
Pat
L’avancée est impressionnante et je la trouve magnifique, si un jour je vais voir ce grand canyon, je te dirai ce que j’en pense 😉
Les statues ont été conçues et construites par Gianluca Salvadori, un artisan recherché dans le monde entier pour son habileté manuelle et ses compétences (info issue du lien que j’ai mentionné). J’ai beaucoup aimé ce mélange de moderne et d’ancien, les italiens sont forts pour le design, c’est bien connu !
Et je suis allée vérifier pour le festival. Andrea Bocceli se produit chaque année en plein air, dans sa ville natale de Lajatico, située à seulement quelques kilomètres de Peccioli. Des agences locales proposent d’ailleurs des forfaits et des navettes pour se rendre à ce concert, tu n’étais pas très loin, bravo Pat !
Pourquoi se laisser aller, ce n’est pas bon pour le moral 😉
Des bises, Martine
Pour répondre à ta question d’hier, Castillane par maman (petit village côté Zamora), Catalane par papa (Sabadell), enfin plutôt grand-papa puisque papa était né en région parisienne. Sa maman du même village que maman, cependant mes parents s’étaient rencontrés en France, à un mariage. Moi, je me suis toujours sentie très française avec « mes ancêtres les gaulois » ;). L’encre noire, mauvais souvenirs quand j’étais petite, je n’ai jamais osé regoûter …
Bises et bonne journée,
Martine
Ma famille vient de la Vallée de la Roya qui a été annexé par De Gaulle en 1947 …..Texte d’un ami italien traduit en Français, tu comprendras notre dilemme..
Ce qu’il se passa d’Avril 45 à Septembre 47, ne fut que la répétition de ce qu’il se passa en 1860 dans la Comté de Nice. Ma famille étant originaire de la vallée de la Roya avant de rejoindre Nice pour échapper à la déportation allemande, cela me fait toujours bondir quand j’entends à la TV qu’en 1947 les habitants de la vallée ont choisi librement de devenir Français par referendum. De Gaulle n’avait en aucun cas l’intention de laisser les habitants libre de leur choix.
Je vis au fond de la vallée de la Roya à environ 7 km de Vintimille et je suis un passionné des événements historiques dans ma région. Je voudrais intervenir sur des événements anciens pour préciser quelques faits historiques. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’armée française de De Gaulle occupa militairement toute la vallée de la Roya et de la Nervia Verbone (Ventimiglia) en déplaçant la frontière sur la rivière Borghetto à la périphérie de Bordighera. Vintimille et tout son arrière-pays furent donc de facto annexés et fit partie de l’Etat français. L’occupation dura environ 6 mois et provoqua de nombreux conflits entre les soldats français et les partisans de la CLN qui avaient lutté contre les Allemands et les fascistes en payant un nombre très élevé de victimes. Ce territoire étant désormais considérée détaché de la mère patrie ou de l’Italie. Cette période d’occupation française est peu connue et a toujours été mise historiquement sous silence. Dans les jours qui suivent Avril 45, la population de Vintimille, qui avait fui en masse de la ville désormais réduite à un tas de gravats après plus d’un an de bombardement furieux, a commencé à retourner dans leurs foyers. Mais les gens durent obtenir un laissez-passer temporaire dans la langue française pour pouvoir… s’expatrier…! Le franc Français fut immédiatement introduit comme monnaie, les toponymes furent changés (vintimiglia devint Vintimille). Et il fut même institué une interdiction d’importer les journaux et revues de langue Italienne. Cet état de choses provoqua l’insurrection de tous les civils qui ne voulait absolument pas êtres annexés à l’Etat français. Les formations de Partisans (Résistants) ont alors demandé l’aide des Anglo-Américains qui ont finalement forcé les troupes françaises à se replier sur l’ancienne frontière ce qui a donné lieu à une administration provisoire franco-italienne sous tutelle des alliés. Le cours de la lire fut restauré ainsi que la diffusion des livres et journaux en Italiens. À ce stade et compte tenu de l’hostilité des populations locales, les Français inventèrent le référendum plébiscitaire. (idem en 1860) Dans toutes les communes occupées par l’armée française, il était censé s’organiser un référendum par lequel la population avait la possibilité d’exprimer soit le choix de rester italien soit le choix de devenir français. La France finança un parti qui fit la promotion du rattachement à la France achetant des votes contre de l’argent ou de la nourriture. Un autre chantage eut lieu celui de faciliter la libération des prisonniers italiens encore détenus par les Russes. Au regard d’une population civile affamée (dont de nombreux terrains agricoles encore minés) ce mouvement annexionniste n’eut pas un grand succès. À ce stade, De Gaulle concentra ses efforts uniquement sur la haute Vallée de la Roya (La Brigue et Tende) intéressante du point de vue stratégique, militaire et économique, qui contenait les réserves hydro-électriques nécessaires à la reconstruction. Le traité de Paris a conduit à la cession des communes et quelques ajustements à la frontière. (Mont Colombin, Mont Grazian, Chastillon, etc..) Passèrent à l’administration française le 16 septembre 1947 la municipalité de Tende avec les villages de S. Dalmazzo et Granile, la commune de la Brigue, à l’exception des fractions Upega, Carnino et Piaggia qui ont formé la nouvelle municipalité de Briga Alta (CN) et Realdo qui a été annexée à la municipalité de Triora (IM). Au sud de la frontière est revenue à partir de Pienne à Fanghetto et les Villages de Pienne et de Libre furent rattachés à la commune de Breil. Le fameux référendum-plébiscite se déroula seulement sur la commune de Tende et sur la partie déjà annexée de la Brigue. Si toutes les populations des différentes fractions de territoire concerné avaient participé au scrutin le résultat en aurait été modifié et on serait resté italien. Le référendum fut une véritable escroquerie ! Furent inscrits sur les listes électorales des communes tous les citoyens du pays résidant en France et l’on acheta leur vote. Certains militaires français cantonnés dans ces communes prirent aussi part au scrutin. Par contre les citoyens de ces communes se trouvant déplacés en Italie, ne purent prendre part au vote. Cet état des faits fut violemment contesté par les populations locales et incita à l’époque le dirigeant socialiste français Léon Blum à déclarer que la France aurait mieux fait d’abandonner ces petits villages de montagne, pour éviter d’envenimer les relations avec la jeune démocratie italienne. Mais la «grandeur» gaulliste prévalu et le référendum truqué permis de ratifier l’annexion des communes à la France. Une partie de la gauche italienne qui n’était pas défavorable à l’annexion, prise conscience des intrigues et changeât radicalement de position, le PCI quelques mois après se fit le promoteur d’une proposition de contre-référendum pour contester l’annexion de Tende et de la Brigue et des communes de la Roya. Mais la France, par un processus très lent, mais très brutal, engagea une francisation totale du territoire, changeant tous les noms de lieux et toponymes, niant le bilinguisme et obligeant tous les habitants qui avaient fait le choix de la citoyenneté italienne au transfert forcé en Italie en perdant leurs biens et patrimoine sous la menace. Puis très tranquillement a commencé un mini exode qui a forcé des centaines de personnes à se déplacer vers l’Italie. Bien sûr, il n’y avait pas de déportation militarisée ou de meurtre de masse, mais le nettoyage ethnique et l’éradication des origines linguistiques et ethniques ont été menés de manière globale par De Gaulle. Si vous pouviez maintenir le droit de propriété par contre pour exercer une activité professionnelle ou artisanale; il était nécessaire d’opter pour la citoyenneté française. Tous les prénoms dans les documents officiels (et pas seulement ceux des nouveau-nés) furent transformés de l’Italien au Français, Giovanni est devenu Jean, Maria est devenue Marie etc et même les pierres tombales dans les cimetières et les inscriptions publiques furent francisées. La ligne ferroviaire de la Roya ayant été détruite par la guerre, les communications avec l’Italie furent interrompues et il fut rétabli une liaison par autobus plusieurs années après. Il était donc impossible de trouver des livres ou des journaux italiens, sauf en se déplaçant personnellement chaque jour. L’italien n’était plus une langue de l’espace public et l’on ne pouvait le parler qu’en sa propre maison. C’est une page d’histoire fort peu connue sur laquelle le silence a régné depuis 70 ans. Aujourd’hui, alors que nous n’hésitons pas à parler de spoliation et d’exode à l’Est, Il serait légitime de mentionner ce qui s’est passé à la frontière occidentale de la part d’une nation qui n’était pas totalitaire, et qui se vantait (et se vante toujours) d’être le berceau de la démocratie !
Mes cousins, cousines, oncles et tantes qui habitaient Vintimille, Cuneo, Aqui Terme sont restés italiens et nous qui étions à Breglio, Tenda, la Briga nous avons du devenir français si on ne voulait pas perdre nos maisons et nos bien …. 1947 l’annexion ce n’est pas si vieux que ça et pourtant la France Jacobine n’en parle pas….. J’ai conservé les passeports italiens précieusement.
bizz
Je suis choquée par ce récit. Une histoire complètement passée sous silence, c’est incroyable !
Certains détails m’étonnent quand même, notamment les gravures modifiées sur les tombes …
Bizzz
La dernière fois que je suis allé au cimetière de Tende, j’ai surtout cherché les Giordano et les prénoms n’avaient pas changé, ils étaient toujours à consonance italianisante. Je ne sais pas pour les autres ? Par contre tu sais on récupère les archives de Turin car apres l’annexion, les archives de Nice ont vite étaient déplacées à Turin de peur que l’état français les brules. Un historien que l’on connait nous les traduit en Français comme par exemple l’histoire de l’exode niçois.
L’exode a eu lieu à partir de 1861, en même temps et à la suite de la cession par le royaume de Sardaigne de Nice et de sa région à la France. Une partie de la population, surtout les classes les plus riches ont choisi d’émigrer vers le nouvel État italien, pour conserver la nationalité savoisienne et parlant, italienne :
« Parmi les 1 500 chefs de familles à opter pour la nationalité sarde… (il y avait)… une grande partie de l’aristocratie et de l’armée, mais aussi des fonctionnaires, des commerçants et des artisans, un pharmacien homéopathe, un chocolatier. La tranche d’âge prédominante était entre 21 et 30 ans. » Les Niçois qui avaient décidé de rester subirent un processus de francisation totalitaire: beaucoup s’irritèrent jusqu’à déchaîner, dix ans plus tard, les Vêpres de Nice. En conséquence, sur un total de 44 000 Niçois, plus de 15 000 ont émigré en Italie dans la décennie suivant l’annexion frauduleuse. Ce mouvement dictatorial a été favorisé par les autorités françaises après 1861 et établit souvent une diffusion progressive de la langue française au détriment de l’italien. Ils ont fermé toutes les publications de journaux en italien, tels que La Voce di Nizza. Les toponymes niçois furent francisés , comme « Turbia » en « La Turbie », « Lantosca » en « Lantosque »… Le résultat fut un rejet initial de la France de nombreux Niçois : les irrédentistes italiens se firent les porte-parole de ce rejet par leur chef, le Niçois Giuseppe Garibaldi.
« 3 mars 1863 (Proclamation par Garibaldi à Caprera à l’Association de la Mutuelle des Émigrants Niçois à Turin » : « Les Niçois, exilés dans la patrie, sont une vivante protestation contre la violation du droit italien. »
Les exilés niçois se sont installés principalement en Ligurie et dans les grandes villes italiennes comme Turin, Milan, Florence, Rome et Bologne, où ils mirent sur pied des organisations comme l’« Association de secours mutuel aux émigrants niçois à Turin. »
Après les « Vepres niçoises » de 1871, l’exode fut complété avec l’expulsion de Nice des derniers indépendantistes qui avaient soutenu le Risorgimento. Le plus célèbre fut Luciano Mereu, expulsé de Nice avec d’autres célèbres garibaldiens niçois : Adriano Gilli, Carlo Perino et Alberto Cougnet. Garibaldi lui-même, qui avait été élu par les Niçois, refusa catégoriquement en 1873 son mandat et se comportant en exilé, il n’est jamais retourné dans sa ville natale en protestation contre ce qui s’était passé au cours des deuxièmes vêpres de Nice par la dictature française. Enfin, il convient de noter qu’il y avait également des universitaires et des écrivains parmi les exilés niçois, comme Francesco Barberis, l’auteur de L’addio a Nizza et Nizza italiana, raccolta di varie poesie italiane e nizzarde à Florence, Henri Sappia, l’auteur de Nizza contemporanea, Giuseppe Bovis, l’auteur de Nizza nelle sue memorie, Guiseppe André l’auteur du célèbre Nizza negli ultimi quattro anni, Pier Luigi Caire, l’auteur de Nizza 1860 : ricordi storici documentati et Giuseppe Bres, l’auteur de Notizie intorno ai pittori nicesi Giovanni Miraglietti, Ludovico Brea e Bartolomeo Bensa à Gênes et de L’arte nell’estrema Liguria occidentale, qui, selon lui, est parvenu à Nice.
En 1942-1943, pendant l’occupation italienne de Nice, Il Nizzardo, le journal de l’irrédentisme* niçois, fut restauré sous la direction du petit-fils de Giuseppe Garibaldi, Ezio Garibaldi. C’est également dans ces années que le célèbre magazine Fert, principal porte-parole des Niçois ayant fui vers l’Italie après l’annexion de Nice à la France en 1861, fut renommé. Aujourd’hui, les traits italiens survivent dans les usages, les coutumes et la culture, principalement le long des zones frontalières avec l’Italie comme la vallée de la Roya/ Bevera, le haut pays niçois de la Tinée à la Vésubie…..
*Mouvement de revendication des nationalistes italiens apparu en 1877 et réclamant l’annexion des territoires considérés comme italiens et demeurés en la possession de nations étrangères, notamment le comté de Nice et la Savoie.
Toute ces histoires la république jacobine se garde bien d’en parler…..
Il y a un livre de l’historien niçois Enrico Sappia qui fut interdit en France . On a connu son arrière petite fille qui était infirmière de ma mère à la maison.
Imprimé à Londres en 1871, il fut pilonné par le gouvernement français, qui le frappa d’une excommunication républicaine éternelle afin que les Niçois n’en aient jamais connaissance. Sappia, futur fondateur de la revue Nice-Historique et de l’Académia nissarda, alors en exil volontaire à Londres, après le soulèvement séparatiste de Nice qui suivit les élection s du 8 février 1871, écrivit Nice Contemporaine pour ses compatriotes niçois qui venaient de subir une terrible répression militaire. Ce livre-témoignage resurgit aujourd’hui par miracle pour dévoiler les pages capitales de l’histoire de Nice, effacées jadis au nom de la raison d’Etat. Sappia légua aux Niçois la vérité sur leur histoire et une bombe à retardement aux fossoyeurs des libertés niçoises. Quelques exemplaires seulement du livre interdit subsistent et sont tenus sous clef, du fait de leur inestimable valeur et des terribles secrets qu’ils recèlent : la dédition de 1388, l’annexion de 1860, la nationalité de Nice et ses droits à l’indépendance, la corruption éhontée de l’administration du maire Malausséna et des hommes du gouvernement de la Défense nationale, l’engagement de Garibaldi pour la liberté de Nice, les trahisons et les turpitudes de certains de ses contemporains, le soulèvement de Nice et la dictature militaire, les arrestations et les assassinats des militants niçois par la république jacobine…
Comme je sens que tu aimes bien l’histoire, je te dévoile quelques passages que l’on apprends pas à l’école gauloise hi hi hi
bizz
Voilà un endroit que je ne connais pas et dont je n’ai même pas entendu parler. Mais comme tu le sais : j’aime les insolites et ces statues en forment de grands !
Par contre, les cimetières italiens, je connais. Nous avons dormi à côté de l’un d’eux et je peux t’assurer que la nuit a été tranquille !! Et lumineuse car sur chaque tombe s’allume chaque soir un petit lumignon. Par contre, je les trouve plutôt kitsch ( pas les lumignons, les cimetières)
J’imagine les séances photos et les fous-rires.
Bon jeudi.
Bisous
Lavandine
Je n’en avais jamais entendu parler non plus, découvert en cherchant des circuits vélo avant de partir et je n’ai pas été déçue, ça change un peu des magnifiques édifices religieux 😉 Si on retourne en Toscane avec le camping-car, on prendra plus le temps de s’attarder dans cette belle ville et aller voir Ghizzano … quand j’ai une idée en tête 😉
Rien que d’imaginer peut faire sourire parfois 😉
Bizzz et belle journée à toi zossi 😉
Superbe balade. J’ai noté ce village sur Maps’me pour le cas où nous partirions faire un tour vers l’Italie. Cela doit doit être sympa à voir et très impressionnant. Le petit prosecco au retour, voilà une journée comme nous les aimons.
Bonne journée
Merci Philippe.
Oui, allez-y, c’est très sympa en camping-car, nous avons trop longtemps hésité.
Ah, ah, le petit prosecco, petit penchant accompagné d’Apérol et d’eau gazeuse 😉
Bises et bon week-end !
68 kms dans la journée ! ouille les mollets ! heureusement l’apéro vous attendait 😉 je ne connaissais pas et j’ai adoré ces géants. ça m’a rappelé ceux que l’on avait vu en Bretagne dans la « vallée des saints ». je note, je note …Merci de ce riche partage ! bises
68 kms mais j’aurais encore bien fait un petit détour par ce village de Ghizzano … j’y pense encore, lol !
Mais c’était une magnifique journée, que de bons souvenirs !
Et oui, cette Vallée des Saints m’intrigue, bizarre qu’on ne l’ai pas visité à l’époque où nous allions souvent en Bretagne. Bon, il faut dire que le temps était compté, il fallait rentrer pour travailler …
La suite et fin arrive, ensuite il y aura plusieurs semaines sans publications, nouveaux départs imminents …
Bises, Martine