La fin de l’été approche, la rentrée des classes est passée et c’est, comme toujours avec beaucoup de plaisir, que nous reprenons la route des vacances pour goûter pendant une petite semaine, à la douceur Angevine.
De très nombreuses visites s’offrent aux touristes dans cette région, des châteaux, des abbayes, des jardins, des sites troglodytiques, le zoo de Doué la Fontaine, Terra Botanica … et un peu plus au sud, le fameux Puy du Fou pour lequel était initialement destinée cette semaine de vacances. Mais je m’y suis prise trop tard pour réserver la Cinéscénie. Nous remettons donc cette visite à une prochaine fois.
Quoi qu’il en soit, nous n’aurons pas le temps de tout visiter, il faudra faire des choix et … revenir.

 


Dimanche 8 septembre 2013 :


Départ assez tardif mais cette fois-ci, nous avons une bonne excuse : hier, en toute fin de soirée, nous sommes allés cherché Nicolas à Paris, Gare Montparnasse. Le temps de rentrer à la maison et d’en apprendre un peu sur ses aventures de canyonning dans les Pyrénées, il s’est fait bien tard.
Trajet sous le soleil, seulement un peu plus de 300 kms, mais la fatigue de la veille se fait sentir et nous sommes bien contents de nous poser en fin d’après-midi sur l’aire de Turquant. Située à l’entrée du village, gratuite et pouvant accueillir une douzaine de ccars, elle est bien mignonne avec son robinet de vidange décoré d’une jolie mosaïque. Nous trouvons une place in-extremis, les vacances d’été ne sont pas encore terminées pour les camping-caristes. Nous verrons par la suite que 4 autres places sont disponibles quelques mètres plus loin, à l’entrée du Centre Equestre.

 

 

 

Pendant qu’Alain prépare le petit en-cas du soir et règle la parabole, je pars profiter des derniers rayons de soleil, armée de mon appareil photo. Le village est calme, très calme. Certaines habitations troglodytiques situées près de l’aire ne sont pas dénuées de charme mais semblent avoir besoin d’un petit rafraîchissement … 
La pierre de tuffeau a néanmoins beaucoup de classe. 

 

 

 

 

 

 

 
Après quelques photos de-ci de-là, catastrophe, la batterie de mon appareil photo est déjà dans le rouge. Celle de rechange a rendu l’âme en Bretagne en juillet et j’ai complètement oublié d’en commander une, voire deux autres. 
Quelle misère, je n’envisage pas de vraies vacances sans appareil photo, au secours ! :-)


Nuit sur l’aire de Turquant.


Lundi 9 septembre 2013 :


Ce matin, quelques fines gouttes de pluie qui étaient prévues par la météo et c’est la Saint Alain … aucun rapport :-)
L’aire est calme mais c’est le rendez-vous des cars scolaires et quelques voix d’adolescents encore endormis nous ont réveillés ce matin, les pauvres, ils doivent décoller si tôt. 
Des containers enterrés de recyclage des déchets se trouvent également juste à côté de l’aire et nous avons entendu le camion collecteur de bon matin. Mais on ne va tout de même pas se plaindre, bienheureux que nous sommes sous notre couette en ce lundi matin !
Plus tard … bien plus tard :-) , nous partons faire le parcours de découverte du village, balisé par de jolies bornes recouvertes elles aussi de mosaïque. 

 

 

 

Une promenade agrémentée de nombreux panneaux explicatifs, paisible et bien agréable. La pierre de la région, le tuffeau, a éte exploitée aux alentours du XVème siècle. Elle a servi à la construction des nombreux châteaux, églises et demeures de la région et a également été exportée vers de lointaines contrées. Les pierres étaient transportées par les gabares de la Loire jusqu’aux navires ancrés à Saint Nazaire.
Peu à peu, des espaces habitables se sont créés, offrant à leurs habitants protection et variations de températures plus douces. Puis des bâtisses hautes et étroites sont venues complèter ces habitations sous-terraines, apportant sans doute un peu plus de lumière. Dans le village de Turquant, on peut admirer de belles anciennes demeures en tuffeau. 

 

Nous parcourons également le village des artisans installé tout près de l’aire. La falaise tombée en désuétude au fil du temps a fait partie d’un projet de rénovation en 2006. Un bel escalier en fer reliant le bas au haut de la falaise fragile et abimée y a été accroché, la renforçant et permettant à nouveau l’accés. Un bel hommage est rendu aux deux architectes concepteurs du projet. Comme il semblait impossible de reconstruire à l’identique en pierre, ils ont misé sur la modernité et le résultat est très réussi, joli assemblage de contemporain et d’ancien.

 

 

 

 

 
L’après-midi, c’est à nouveau sous le soleil que nous partons à vélo, via la piste cyclable qui longe la Loire. En Anjou, pas moins de 800 kms de pistes longent le fleuve. Petite balade à Montsoreau, classé parmi les plus beaux villages de France, doté d’un joli château et point de départ de balades en gabares. Aujourd’hui, la ville est quasi déserte.

 

Au retour, nous faisons halte à la Champignonnière du Saut aux Loups. Il y a un grand parking que nous n’avions pas vu de la route en arrivant hier et nous aurions pu nous y arrêter avec le ccar. La visite est payante, 5€90 par personne, et dure environ 45 minutes. Toutes les étapes concernant la culture des champignons ainsi que l’origine de ces immenses galeries sont expliquées. Les techniques de culture sont assez pointues et ont beaucoup évolué au fil du temps, les uns poussant sur du compost, les autres sur des matières plus dures remplaçant le bois sur lequel ils s’épanouissent dans la nature. Quelques variétés de pleurottes de différentes formes et aux couleurs surprenantes m’ont épatées. Cependant, je m’attendais à voir des tonnes de champignons. Ici, on cultive surtout les Shiitake, champignons asiatiques aux nombreuses vertus. 

 

















Culture en containers en 1970.


Culture en caisses en 1950.


Culture en meules en 1900.


Shiitake

 
Nuit sur l’aire de Turquant.

Mardi 10 septembre 2013 :


Ce matin, farniente au programme. Et cet après-midi, visite du domaine de la pomme tapée, situé non loin de l’aire. Il était fermé hier lundi et ce matin.

Vers 10 heures, très tôt donc :-) on toque à la porte du ccar. C’est un papy de plus de 80 ans qui vient proposer sa production de tomates et haricots verts. Sa méthode de vente est particulière. Pas de balance, il remplit le panier de tomates, il remplit, il remplit encore en disant : je vous en mets pour 5€ ! Et puis encore 2 sachets de haricots verts et quelques énormes échalottes … addition finale de 12€. Je ne sais pas trop si j’ai fait une affaire, de plus j’ai maintenant un peu de travail en cuisine, mais tout était bien savoureux.

Un peu plus tard, en revenant d’une petite balade entre filles avec ma petite Vanille, nous croisons les chats installés dans les fourrés derrière le site des poubelles enterrées. Le premier se sauve mais le deuxième, un voyou tigré, se jette sur Vanille et s’agrippe à son gros museau. Elle n’a même pas bronché la pauvre, presque aveugle qu’elle est devenue avec sa maladie dégénérative de la rétine, elle n’a rien vu venir. Moi j’ai eu très peur, j’ai crié en frappant ce voyou avec la laisse, il a fini par déguerpir laissant ma Vanille la truffe à plusieurs endroits ensanglantée. Désinfection et compression des petites plaies, mon brevet de secouriste est bien utile. Tout est vite rentré dans l’ordre, mais je resterai désormais extrêmement vigilante vis à vis des chats sauvages !

Après déjeuner, petite visite à l’église Saint Aubin qui se trouve juste à côté de l’aire (en fait, tout est très proche de l’aire). 

 

 
Puis nous partons, toujours à pied, jusqu’au troglo des pommes tapées. 

 

Lorsque nous arrivons, une visite guidée commence très rapidement, commentée par le propriétaire des lieux. Madame est à la caisse, propose des plaids aux visiteurs, prépare et sert la dégustation. Monsieur tape encore les pommes l’hiver malgré la tendinite inéluctable, madame, elle, ne peut plus, elle a trop mal au bras mais aide encore à l’épluchage. 
Un couple et une visite bien sympathique, les décors sont très bien réalisés, les explications intéressantes et ponctuées de nombreuses pointes d’humour. Un film est projeté au terme de la visite puis a lieu la dégustation des fameuses pommes tapées, réhydratées soit au délicieux vin de la région, le Saumur Champigny avec des épices, soit au jus de pomme. Elles se conservent en bocaux ou en sachets une dizaine d’années.
L’origine de cette recette vient de la fin du 19ème siècle. Après la grande crise du phylloxéra de 1870 qui décima l’intégralité de la vigne, les gens se retrouvèrent sans travail et cetains se reconvertirent dans cette activité. Deux ou trois variétés de fruits seulement conviennent à cette recette. Les fruits sont épluchés mais pas vidés. Ils sont disposés dans des grands paniers ronds en osier et autrefois préalablement trempés une bonne journée dans la Loire. Ils sont ensuite passés au four à une température de 60°pendant une journée et demi. Puis les pommes sont doucement tapées et réduisent alors de moitié. Elles sont ensuite à nouveau enfournées pour une autre journée et demi et retapées. Enfin, un dernier passage au four et un nouveau martelage les transforme en galettes épaisses. Les marins les embarquaient autrefois sur les bâteaux; elles prenaient ainsi très peu de place et leur fournissaient une ressource précieuse de vitamines.

 

 

Au retour, nous flânons un peu dans le village des artisans et découvrons l’atelier de Christophe Allier, un sculpteur autodidacte doué et très inspiré. 
Maçon de formation, il a eu un « flash » il y a une quinzaine d’années, et d’artisan, il est devenu artiste.

 

 

 

 

 

En rentrant, nous effectuons la vidange et faisons le plein d’eau. Le jeton acheté ce matin 2€50 ne fonctionne pas. Je me rends donc à la mairie qui fait venir rapidement quelqu’un, ouf !
Nous prenons la direction du château de Brézé, doté paraît-il d’un superbe sous-sol troglo, nous restons dans le thème. Nous stationnons sur le grand parking ceint de murs mais dont la grande entrée est dépourvue de portail. Je vais me renseigner afin de demander si nous pouvons rester ici cette nuit. On me répond avec humour qu’il n’y a aucun souci mais qu’il nous faudra juste tondre un peu le gazon autour de notre emplacement :-)
Nous voici donc pour cette nuit châtelains, au coeur d’une magnifique propriété !

 

 



Nuit sur le parking du château de Brézé.


Mercredi 11 septembre 2013 :


Après une nuit très calme, nous voilà partis, jeans et baskets aux pieds. L’intérêt du site réside surtout sous terre et dans les douves. En effet, en partie habité par ses propriétaires quelques semaines par an, très peu de pièces du château proprement dit sont ouvertes à la visite.
Le site a d’abord été vers l’an 1000, un lieu d’habitation troglodytique. Un château médiéval a ensuite été érigé puis des modifications ont été apportées à l’époque de la Renaissance.
La visite se fait librement, un livret explicatif est donné à l’entrée mettant en garde les personnes claustrophobes ainsi que celles à mobilité réduite en raison de quelques passages sombres et escarpés. 

 

 

 

 

 

Dans les sous-sols, tout est assez curieux mais nous avons été particulièrement intéressés par la boulangerie, certainement parce qu’à la maison, nous confectionnons nous-même notre pain.
Un des fours était encore chaud, preuve qu’il fonctionne encore. Ils étaient autrefois reconstruits tous les 100 ans. En hauteur et en face de la cheminée, une niche accueillait le lit du boulanger qui pouvait se reposer tout en réalimentant en bois et en surveillant la cuisson des fournées d’une centaine de pains. Au dessus du four, une pièce carrelée de tomette, sur laquelle à même le sol, la pâte était entreposée pour la pousse.

 

 

La glacière nous a également épatés : une large fosse creusée sur près de 7 mètres. De grandes quantités de neige y était entreposées l’hiver. Cette pièce tenait lieu de réfrigérateur tout au long de l’année. Magnifiques aussi, la salle des pressoirs et la salle des foudres où étaient entreposées les énormes barriques de vin. 
Les douves sont impressionnantes de hauteur, à certains endroits, la toiture du château est distante d’une quarantaine de mètres. 

 

 

 
Comme tous les sites troglo de la région, beaucoup d’endroits ont été creusés par l’homme. Au besoin, on creuse et on agrandit, on en rêverait n’est-ce pas ?
C’est une visite de château un peu en marge des visites habituelles mais néanmoins très intéressante. 

 

 

Après déjeuner, nous partons faire un petit tour jusqu’à l’aire de Montreuil Bellay. Le village semble sympathique mais très étroit et l’accès est partout interdit aux véhicules de plus de 3T5. Après quelques vaines tentatives pour contourner le village nous continuons jusqu’à l’aire de Puy Notre Dame qui ne nous convient pas non plus. Direction Saumur, nous faisons le plein de gasoil et quelques courses en route.
Lorsque nous croisons le château de Saumur et le centre-ville, un panneau indique l’aire à 5 kilomètres, très pratique pour visiter … L’aire semble située sur un ancien camping, assez grande, ombragée, payante (5€). Après quelques hésitations, nous nous installons et calons. Bof, bof … je consulte le GPS et je me rends compte que nous sommes seulement à quelques minutes de Turquant !
Ce sera un retour au point de départ mais tant pis, on y était quand même bien mieux qu’ici !
Nous décalons et retrouvons exactement notre place sur l’aire de Turquant.


Nuit sur l’aire de Turquant.


Jeudi 12 septembre 2013 :


Nuit calme, petit matin toujours un peu agité ici avec le va et vient des bus. Vanille nous fait un nouvel accès de fièvre et n’est pas très en forme. Nous partons pour le village de Rochemenier. Il est isolé en pleine campagne non loin de Doué La Fontaine. Ici ce ne sont pas des vignes mais des champs de céréales, maïs, tournesol … 
Il y a un grand parking à l’entrée, nous stationnons et déjeunons. Je pense qu’on doit pouvoir y passer la nuit sans problème. L’après-midi, nous visitons le village troglodytique. Ce sont deux anciennes fermes, habitées jusqu’en 1900, qui ont été restaurées et ouvertes à la visite. Un bien joli lieu et encore une visite insolite.

 

 

 

 

 
Nous faisons ensuite une petite balade dans le village, calme et apaisant. Quelques chanceux habitent de très jolies villas avec des dépendances troglo et de chouettes jardins souvent joliment paysagés.
Nous croisons un charmant restaurant troglo avec un menu complet et allèchant à base d’une spécialité de la région : la fouace. De septembre à juin, il n’est malheureusement ouvert que le week-end. Nous essaierons peut-être de revenir. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Direction Doué La Fontaine où est situé le Bioparc que nous souhaitons visiter demain. Nous nous arrêtons à l’Office de Tourisme en quête de solutions de stationnement. On nous propose un camping à Doué, une petite liste de viticuteurs accueillant des ccars ou une petite aire gratuite le long du Layon dans la ville voisine de Concourson-sur-Layon. Il serait interdit de passer la nuit sur les parkings de Doué ainsi que sur celui du Bioparc. Pas très accueillant pour une ville dotée d’un OT employant 5 ou 6 hôtesses, on ne peut pas être bon partout …
Nous stationnons donc sur l’aire de Concourson qui est très mignonne, peut-être un peu bruyante avec la route qui passe juste derrière mais bien mignonne quand même avec son joli cours d’eau où flottent des dizaines de nénuphars. Elle est gratuite et permet à 5 ou 6 ccars de stationner durant 24 heures. Jeton pour l’eau 2€ vendu chez les proches commerçants.

 

Vanille toute fiévreuse …

 

Nuit sur l’aire de Concourson-sur-Layon.


Vendredi 13 septembre 2013 :

Encore une nuit bien calme mais Vanille n’est toujours pas très en forme. Le temps est gris et il y a même quelques gouttes de bruine. Si Alain m’avait écoutée, on serait sur la route du retour. Mais il se dirige vers le Bioparc et se gare. Le temps se radoucit et se lève peu à peu. Nous partons en visite. Avant d’acheter les billets, nous demandons s’il va nous être possible de ressortir ce midi. Comme souvent, il suffira de nous « faire tamponner » le bras. Nous aurions pu bénéficier d’une petite réduction si nous avions acheté les billets à l’Office de Tourisme hier, 18€ chaque au lieu de 19€50, mais nous n’étions pas sûrs d’y aller. Nous aurions pu aussi y retourner ce matin, bref, Vanille n’est pas au top et du coup, nous non plus …
Mais ce parc est vraiment superbe et il aurait été regrettable de ne pas le visiter. Il y a quelques semaines, nous avions vu un reportage à la télévision évoquant l’historique (une histoire de famille de père en fils et nous avons d’ailleurs reconnu et croisé le petit-fils du fondateur), les nombreuses naissances et échanges entre zoos, sa vocation de préserver les espèces en voie d’extinction y compris par des actions dans les pays d’Afrique et les soins, parfois compliqués, à prodiguer aux animaux. C’était un reportage passionnant qui nous avait donné envie de le visiter et nous ne sommes pas déçus. Le personnel semblait également très impliqué et notre visite ne l’a pas démenti.
Une végétation luxuriante nous propulse dans une autre dimention. Le site troglodytique est tout à fait adapté au parc animalier et le met superbement en valeur. Ici aussi, au fil du temps, de nouveaux sites ont été creusés et aménagés comme l’espace des rhinocéros, grandiose. C’est François Gay, le co-directeur et petit-fils du fondateur, ingénieur paysagiste, qui l’a dessiné et créé, ainsi que la volière sud-africaine qui est l’endroit qui m’a le plus bluffé. L’arrivée y est magnifiquement théatralisée. On peut approcher les aras et perroquets presque yeux dans les yeux, ils ne se méfient pas du tout des visiteurs et y sont même indifférents. Nous l’avons visité ce matin pendant leur repas et c’était magique !

 

 

 

 

 

 

 

Léopard de Sri Lanka.
Panda Roux perché en haut d’une branche …
Volière européenne.

 

Nous retournons déjeuner au camping-car et trouvons Vanille encore fièvreuse. Je me résous à lui donner un Aspégic enfant. Elle en a déjà pris 2 hier. En principe, la fièvre passe en maximum 48 heures mais il faut éviter que la température monte de trop. C’est ce que nous avait expliqué le vétérinaire de Maisons-Alfort qui avait diagnostiqué la maladie orpheline en mars dernier. Mais les aspirines ne sont pas trop recommandées non plus pour les chiens, je crois qu’elles ne sont pas idéales pour les reins, enfin bref, c’est la galère. Après quelques minutes, elle se sent mieux et descend même jouer un peu à la balle.
Pendant ce temps, comme chaque jour, j’ai branché le chargeur pour mon appareil photo. Finalement, j’ai réussi à prendre toutes les photos que je souhaitais cette semaine et je prie pour que la batterie tienne encore aujourd’hui.
Nous déjeunons rapidement, nous avons réservé pour 20 heures au restaurant troglo de Rochemenier et nous nous rattraperons.
Quelque peu rassurés, nous laissons Vanille se reposer et retournons à notre visite.
Le soleil fait quelques apparitions et il fait très doux cet après-midi.

 

 

 

A l’entrée, nous refaisons un arrêt devant l’enclos des girafes, elles sont trop mignonnes. 

 

 

 

 

 

De très beaux affûts permettent d’observer les fauves et nous nous régalons, bien que pour ces grands animaux, je trouve que l’ espace n’est jamais assez grand. Loutres géantes, hippopotames pygmées, gibbons, tous nous ravissent, nous ne nous lassons pas de les voir évoluer.

 

 

 

 

 

Désolée Monsieur Lion, mais votre production n’a rien à envier à celle de Vanille :-)

 

Tigre de Sumatra.

 

 

 

Tortue radiée.

 

Sakassou, hippopotame pygmée et sa maman.

 

 

Vari noir et blanc.
Gibbons à mains blanches.

 

Cercopithèque diane de Roloway

On peut pénétrer dans l’espace réservé aux charognards. A l’entrée, quelques recommandations, ne pas courrir, ne pas crier, tenir fermement les enfants … on y va ou pas ? Blague à part, ces énormes oiseaux qui vous scrutent en silence et qui soudainement déploient leurs immenses ailes donnant l’impression qu’ils vont vous approcher, c’est flippant ! Nous sommes ressortis aussi lentement que notre raison mêlée à notre frousse nous l’a permis, sensations fortes garanties !

 

 

 

 

En fin d’après-midi, nous retournons à la volière sud-américaine, les oiseaux sont plus calmes. Au détour d’un escalier, nous croisons deux amoureux transis, clap de fin sur ce merveilleux parc.
 

Ibis rouges.

 

 

 

Flamants du Chili.

 

 

   
Pas de temps à perdre, nous faisons route vers Rochemenier. En arrivant, nous contournons le village afin de stationner sur le parking public se trouvant juste à côté du restautant « Les Caves de la Genevraie » situé au coeur du village.
Gamelle et essai de balade pour Vanille qui ne veut pas quitter son home sweet home. Changement de chaussures, petit coup de peigne, un peu de poudre et de rouge à lèvres – pour toi seulement, tient à préciser Alain :-) et nous descendons au restaurant troglo.

 

 

Le cadre est charmant et fleuri, la soirée est douce, les panneaux colorés du petit futé sont à l’honneur depuis 1994 … l’idéal pour clore cette petite semaine bien sympathique. 

 

 

 

L’intérieur est à la fois grand et intime puisque composé d’une succession de petites ou grandes alcoves tamisées de lumières douces. Notre hôtesse nous guide dans une jolie pénombre et allume une bougie sur notre table où trône un joli bouquet champêtre. A chaque nouvelle arrivée, une nouvelle bougie est allumée. Rapidement, on nous apporte deux verres de Côteaux du Layon, doux, frais et sucré à souhait ainsi qu’une brûlante et délicieuse fouace aux champignons. Ici donc, menu complet et unique, à base de la spécialité de la région, la fouace. Un petit pain cuit dans un four à bois, une dizaine de minutes à plus de 300 degrés. 

 

 

      
Viendra ensuite une bouteille de vin rouge d’Anjou et deux petites terrines pour chacun, l’une avec du beurre et l’autre avec des rillettes. L’hôtesse revient ensuite avec un grand panier en osier allongé dans lequel se trouvent à l’abri dans un grand linge, une fournée brûlante de fouaces. Elle nous invite à nous servir et à manger la moitié de nos rillettes. Elle reviendra plus tard avec une nouvelle tournée de fouaces bien chaudes. 

 

 
Même procédé pour les rillauds et les haricots blancs. On commence à caler un peu ou on aime moins. 

 

 
Alain remarque qu’une famille a été servi mais a quitté la table et ne revient pas. Un peu plus tard, nous aurons l’explication : avant de passer au fromage-salade, toujours accompagnés d’une fouace brûlante, notre hôtesse nous propose la visite du four où continuent de cuire sans répit les fouaces dégustées ce soir, ainsi que les autres espaces aménagés de l’ancienne ferme troglodyte ( grange, salle des veillées … ). Une charmante promenade digestive, efficace et bien moins alcoolisée que le trou normand !

 

 

Suivra le petit dessert, flan aux poires et pépites de chocolat ou salade de fruits, cette fois-ci non accompagnés de fouaces … puis au choix, café, thé ou infusion.
Quelques pas et nous sommes au camping-car, Vanille semble enfin aller mieux.

 










Nuit sur le parking de Rochemenier.


Samedi 14 septembre 2013 :



Une dernière nuit bien calme mais il pleut généreusement ce matin. La pluie ne nous quittera pas sur tout le chemin du retour. Sans doute pour ne pas trop nous faire regretter la fin des vacances.
Quasiment pas une goutte de pluie de la semaine, le site de la méteo à 12 jours nous a, une fois de plus, permis de passer une semaine au sec. Jusqu’à présent, rien à lui reprocher.
Nous reviendrons visiter le château de Brissac et les nombreux jardins de la région. Revoir aussi le Parc Oriental de Maulévrier qui, malgré la pluie incessante lors de notre dernière visite (ici), nous a laissé un souvenir impérissable. 
Encore une belle région de France qui mérite qu’on s’y attarde et qui offre de nombreuses possibilités de stationnement aux camping-caristes.