Départ manqué le week-end dernier : nous avons repoussé nos vacances lorsque nous avons su qu’il allait encore neiger. Bien nous en a pris car dans la foulée se sont déclarés des ennuis de santé pour notre petite chienne Vanille qui nous a fait très peur. Après avoir passé la moitié de la nuit aux urgences vétérinaires, nous avons appris qu’elle souffrait de la fièvre familiale du Shar Pei, une maladie génétique qui va nécessiter une surveillance particulière de ses reins et un complément d’oméga 3 à vie.
C’est donc très motivés que nous prenons la clé des champs, désireux de passer quelques bons moments si précieux, et rien de tel qu’une petite virée en camping-car pour cela !
La fête du citron de Menton initialement prévue est terminée mais ce n’est que partie remise.
La Provence qui nous tentait bien aussi est annoncée très pluvieuse toute la semaine mais le soleil promet d’être généreux dans l’ Ouest alors … allons y !

Dimanche 3 mars 2013 :

Et c’est sous un magnifique soleil que nous prenons la route en fin de matinée. La température est encore fraîche mais derrière l’immense pare-brise du camping-car, nous sommes bien au chaud.
Difficile de traverser la belle région des châteaux de la Loire sans y faire une petite halte. Nous choisissons Rigny-Ussé où se dresse fièrement le château qui aurait inspiré Charles Perraut pour le conte de la Belle au Bois Dormant …

Petit avant-goût avec la traversée de ce superbe pont.

Un grand parking gratuit se trouve juste en face de l’entrée du château, derrière nous file l’Indre, un joli pont de pierre sur le côté, nous voici installés pour cette première nuit dans un bivouac fort sympathique. Les visites se terminant vers 18 heures, nous nous retrouvons seuls face à ce majestueux édifice. A l’entrée du village se trouve un camping signalisé avec vidange mais il est actuellement fermé.

Nuit sur le parking du château d’Ussé.

Lundi 4 mars 2013 :

Nuit très calme en compagnie d’un autre CC que nous découvrons ce matin.
L’entrée du château d’Ussé est à deux pas. Il est privé et encore habité par son propriétaire, le duc de Blacas, qui contribue activement à la conservation et à la restauration de ce beau patrimoine.

La particularité de la visite y est la mise en scène de mannequins représentant des scènes de la vie des châtelains autrefois.
Nous avons eu la surprise de voir flamber quelques vrais feux de cheminée.

On peut ensuite accéder au chemin de ronde et admirer dans plusieurs salles vitrées, de merveilleuses scènes inspirées du conte de la Belle au Bois Dormant, un régal pour les yeux des petites filles mais aussi des plus grands …

Les fées qui ont été invitées au baptème de la Princesse Aurore se penchent sur son berceau et lui donnent tous les dons …

 

La princesse qui a dormi pendant 100 ans est réveillée par le prince charmant …
Mais la prédiction finira par s’accomplir …

On peut aussi aller voir la magnifique charpente, les anciennes caves à vin, la chapelle également remarquable ainsi que l’orangerie, bref, j’ai adoré cette visite.

En contrebas, l’orangerie et juste derrière, le parking où est stationné le CC.
L’aile droite est occupée par le duc et ne se visite pas.

Après déjeuner, il fait trop beau pour reprendre la route. Je retournerais bien volontiers à nouveau me promener dans ce magnifique environnement, notre ticket étant valable pour toute la journée, mais Alain n’est pas trop partant. Encore une petite précision : la visite n’est pas interdite aux chiens et les photos d’intérieur non plus, fait assez rare pour mériter d’être souligné.
Nous prenons la route d’ Azay le Rideau, il y a une quinzaine de kilomètres à parcourir.
L’aire de camping-car se trouve à l’entrée du camping municipal et en face du stade. Encore un bivouac bien calme. La borne de vidange est en panne et le regard pour les eaux usées condamné avec du bitume (?).
Nous allons visiter le château. Il est situé au coeur de la ville et à 5 minutes à pied de l’aire. Plus petit que celui d’Ussé, il est néanmoins très mignon, sa partie arrière étant entourée d’eau dans laquelle il se reflète, ce qui est du plus bel effet. Bien aménagé et joliment décoré, il appartient à l’état depuis 1905.

Nous faisons ensuite une agréable balade dans le parc puis dans la ville.

En soirée, de nombreux CC viennent s’installer sur l’aire.

Nuit sur l’aire gratuite d’Azay le Rideau.

Mardi 5 mars 2013 :

Aujourd’hui, nous avons prévu de rallier le Bassin d’Arcachon, et plus particulièrement Andernos les Bains. Ce ne sera pas une découverte puisque nous y avons déjà séjourné, mais en principe, le charme opère pour nous à chaque fois …
Nous y arrivons avant la nuit. Plusieurs CC sont installés sur l’aire mais il reste encore des places. Paiement par carte bleue. 7€93.

L’église Saint Eloi dans son cadre sublime me ravit à chaque fois.
Le port ostréicole, et juste derrière les pins, l’aire de camping-car, idéalement placée.

Nuit sur l’aire d’Andernos les Bains.

Mercredi 6 mars 2013 :

Il a fait très doux cette nuit. Nous avons mis le chauffage au minimum uniquement par précaution.
Calme quasi absolu depuis notre départ, ce qui nous surprend en cette période de vacances scolaires. Les vacanciers doivent être tous partis sur les pistes de ski.
Petite balade en ville ce matin. Nous pensions faire quelques courses au marché couvert mais il est fermé le lundi et le mercredi. Nous achetons malgré tout de quoi nous régaler ce midi chez les petits commerçants.
Nous repartons en balade l’après-midi. Le soleil nous réchauffe généreusement, encore un peu et on sort les shorts …
Petit crochet au retour par les cabanes colorées du port ostréicole qui se trouvent juste à côté de l’aire, nous achetons une douzaine d’huîtres pour le dîner (elles sont beaucoup moins chères qu’à Paris) ainsi que quelques bulots et crevettes et une salade d’écrevisses.

Nuit sur l’aire d’Andernos les Bains.

Jeudi 7 mars 2013 :

Encore un temps superbe ce matin !
Nous partons, entre filles avec Vanille, pour une chouette balade derrière l’aire. C’est un bel espace naturel, propriété du Conservatoire du Littoral, forêts, prairies verdoyantes, plusieurs petits étangs, pistes cyclables, petite plage, tout y est !

Une petite Shar Peï en pleine forme, quel bonheur !

 

Vanille file au camping-car se reposer …

Puis nous partons au marché sous un soleil quasiment estival. Propre, coquet, entièrement carrelé, il est aussi très bien achalandé, les marchandises proposées ont franchement une mine superbe.
Du coup, encore un bon repas ce midi, il va falloir se freiner un peu …

Au retour, je ne résiste pas … encore une petite photo, c’est si joli !

Après déjeuner, nous repartons tous les 3 pour une petite promenade digestive.

Près des étangs, nous croisons 3 jeunes d’une douzaine d’années environ jetant des cailloux sur deux cygnes, qui, gros bêtas, ayant certainement plus l’habitude de recevoir du pain que des projectiles, ne se sauvent même pas. Mon sang ne fait qu’un tour et je les sermonne. Ils arrêtent et l’un deux rejette la faute sur un de ses acolytes, un certain David, quel panache ! Un adulte d’une cinquantaine d’années les accompagne et est affairé à préparer sa partie de pêche. Il n’ouvre pas la bouche, est-il sourd-muet, je pencherais plutôt pour … restons zen !
Je suis en colère pour un bon moment. Comment un adulte peut-il être aussi laxiste avec des jeunes sous sa responsabilité ? Et comment des enfants ayant dépassé depuis longtemps l’âge de raison, peuvent-ils être aussi bêtes et cruels ?

Alain fait la vidange, je fais encore des photos … l’aire de vidange est presque agréable … (2€20 les 10 mn par carte bleue)

Sur ce, nous prenons la route du Teich, au sud du Bassin d’Arcachon afin d’aller visiter demain la réserve ornithologique. Nous avons 3/4 d’heures de trajet. Une aire de service est signalée dans la ville. Nous la trouvons au fond du parking de la gare mais la borne est fermée et l’endroit peu accueillant.
Nous nous installons sur le parking du parc ornithologique, situé dans un espace verdoyant et à côté d’un petit port. Un des espaces est conseillé aux camping-cars. Nous serons 6 à y bivouaquer cette nuit.

Nuit sur le parking du Parc Ornithologique du Teich.

Vendredi 8 mars 2013 :

Il a beaucoup plu cette nuit mais ce matin, le ciel se dégage peu à peu.
Nous partons faire le tour du parc. C’est une boucle de 6 kilomètres ponctuée par une vingtaine de postes d’observation. Grâce à des jumelles louées à l’entrée, nous prenons beaucoup de plaisir à observer les nombreux oiseaux présents sur le site. Mais nous sommes souvent un peu frustrés de ne pas reconnaître toutes les différentes espèces, bien que de nombreuses légendes soient affichées à l’intérieur des affûts.
Nous avions auparavant visité le parc du Marquenterre en Baie de Somme et cela nous a incité à faire quelques comparaisons mais les 2 valent le déplacement. J’avais toutefois beaucoup apprecié à Marquenterre la présence de nombreux guides équipés de puissantes longues vues qui initiaient les visiteurs et donnaient de nombreuses explications passionnantes. C’est là-bas que nous avons appris par exemple que les oiseaux reposent tour à tour soit la partie gauche soit la partie droite de leur cerveau, ce qui leur permet de parcourir de grandes distances lors des migrations puisqu’ils dorment en vol !

Les cigognes nous accueillent à l’entrée de la réserve.

Au Parc de Marquenterre, j’ai en mémoire une vue sublime sur la Baie de Somme; il m’a semblé que la vue sur le Bassin d’Arcachon était un peu moins spectaculaire d’autant plus qu’on aperçoit par endroits une usine et un château d’eau plutôt vilain ( mais on ne les verra pas sur mes photos, na !).
Nous avons par contre observé beaucoup plus d’espèces différentes au Teich et j’y ai trouvé les aménagements plus réussis; j’ai eu aussi l’impression qu’on y voyait les oiseaux de plus près. Le parcours y est malgré tout relativement long, surtout pour les enfants et les personnes d’un certain âge. En Baie de Somme, 3 parcours de différentes longueurs sont proposés.
Dernier détail pratique, on peut bivouaquer dans un bel environnement au Teich alors que ce n’est pas permis à Marquenterre.
Quoi qu’il en soit, nous envions les voisins proches des 2 parcs qui peuvent prendre un abonnement et s’y rendre régulièrement afin d’observer les différentes espèces au fil des saisons et des migrations et d’y faire aussi de très jolies balades !
Bien qu’ils soient si encombrants, j’avoue que cet endroit me donne aussi l’envie d’investir dans un appareil photo beaucoup plus puissant afin d’essayer de capter des images exceptionnelles !

 

Au fond de l’allée à droite, l’entrée du parc.

Nous revenons sur l’aire d’Andernos et achetons à nouveau quelques huitres et un peu de salade d’écrevisses pour le dîner … vraiment délicieuses les huitres du Bassin !

Nuit sur l’aire d’Andernos les Bains.

Samedi 9 mars 2013 :

Encore des balades en forêt, au centre-ville, sur la plage ou le long des étangs et le tout sous le soleil, presque le paradis en somme !

Juste derrière l’aire se trouve un petit étang où beaucoup de familles accompagnent leurs enfants munis de sachets de pain afin de nourrir les canards; les mouettes viennent aussi participer au festin. Cela m’a permis d’ oublier un peu le malheureux épisode de « David et les cailloux »…

C’est aussi à Andernos que peint et expose l’artiste belge, Martine Gonnin. Ses thèmes de prédilection sont assez variés : des chats, des fleurs, des visages de femmes, de couples, des verres à pied un peu biscornus, des paysages du Bassin d’Arcachon avec cabanes de pêcheurs et pinasses, le tout revisité et décliné dans une gamme de coloris très vifs ou monochromes. C’est très gai, moderne et plein de bonne humeur; je suis fan et happée à chaque fois par sa galerie.
Elle aime beaucoup peindre de très grands tableaux et j’adore ses immenses tryptiques aux formes décalées.

Nuit sur l’aire d’Andernos les Bains.

Dimanche 10 mars 2013 :

Cela fait déjà une semaine que nous sommes partis, plusieurs jours que nous roulons peu, et l’indicateur de charge de la batterie de cellule nous informe qu’il nous reste peu de marge pour passer sous les 12V. Nous bénéficions pourtant d’un bel ensoleillement pour le panneau solaire mais pas aussi longtemps qu’en été. Il nous faut donc rouler un peu ou nous brancher sur le 220V. En conclusion, aujourd’hui, on lève le camp !
J’aurais aimé explorer la pointe du Médoc, Château Margaux, Saint Estèphe, mais d’après la météo, pour rester au sec, mieux vaut descendre un peu. Les visites sous le parapluie, c’est vraiment si on ne peut pas faire autrement. Nous prenons la direction de Biscarosse et nous nous arrêtons pour déjeuner au lac.

C’est peut-être un endroit charmant mais le camping 4 étoiles tout proche et désert en ce moment nous désole, voire nous fiche un peu le cafard. Nous reprenons la route du sud. Après un petit crochet par l’aire de Gastes qui nous parait charmante mais qui n’offre pas l’électricité, nous nous arrêtons sur l’aire de Mimizan-Plage, que nous connaissons bien. Rien d’extraordinaire, elle est bondée l’été car elle se trouve à deux pas de la plage mais elle va nous permettre de recharger toutes les batteries cette nuit. Téléphones, appareil photo, tablette, difficile aujourd’hui de se passer de la fée électricité.
Il fait beau, nous allons voir l’océan.
Brushing ce soir, j’essaie de reprendre un peu forme humaine :-)

Nuit sur l’aire de Mimizan-Plage.

Lundi 11 mars 2013 :

Toujours le grand calme, il faut dire que l’aire est à 10% de sa capacité. Du coup, nous continuons notre cure de sommeil. Il fait un beau soleil lorsque je sors avec Vanille pour la petite promenade matinale. Au fond de l’aire se trouve un bel espace naturel et un chemin derrière les dunes qui mène à l’immense plage. Ce n’est pas la montée de la dune du Pyla mais cela m’y fait penser.
Nous partons ensuite jusqu’au centre-ville, séquence souvenirs, nous sommes venus ici à plusieurs reprises. La première fois c’était il y a 23 ans déjà, Nicolas avait presque 6 ans. Nous passons devant la maison que nous avions louée. Mais hors saison, c’est un peu tristounet. Contrairement au Bassin d’Arcachon qui est habité toute l’année, ici, ce ne sont que des résidences secondaires aux volets fermés.

Après déjeuner et vidange, nous réglons la nuitée (borne automatique- hors saison 8€- eau et électricité comprises). Les batteries sont bien chargées et nous quittons Mimizan-Plage.

Les négociations ont été âpres, je souhaitais commencer à remonter tout doucement mais Alain n’est pas de mon avis : il neige à Paris alors pas question de rentrer déjà, nous sommes seulement lundi. Oui mais justement, la météo me fait un peu flipper avec toute cette neige …
Il a raison, profitons encore un peu des températures plus douces du sud, même si elles sont un peu en baisse ici aussi.
Nous mettons le cap sur Anglet. Nous avions rencontré un couple de camping-caristes à Espelette en novembre dernier qui adorait y séjourner, cela a suffit à éveiller notre curiosité. Après deux heures de route, nous trouvons l’aire, elle est assez grande mais elle a été prêtée pour une quinzaine de jours à des forains. Nous continuons jusque Biarritz. Nous arrivons par des routes escarpées et passons devant l’impressionnant Rocher de la Vierge que je souhaitais voir depuis longtemps, la ville semble magnifique !
Malheureusement, l’aire de la plage de la Milady est bondée. Nous en faisons le tour mais rien à faire, à moins de se garer sur l’aire de vidange, pas la moindre petite place. Il se fait tard, nous stationnons dans l’allée d’accès à l’aire, dans le petit décrochement près du souterrain des piétons. Pas très règlementaire mais nous ne gênons personne et espérons trouver une place demain matin pour visiter Biarritz.

Nuit sur l’allée d’accès à l’aire de Biarritz.

Mardi 12 mars 2013 :

Nous avons relativement bien dormi malgré quelques averses et le bruit constant et assez puissant de l’océan. Il fait sec et assez doux comparativement aux nouvelles qui nous viennent de Paris, le nord de la France est recouvert d’une épaisse couche de neige et la circulation est presque partout paralysée.
Beaucoup de CC quittent l’aire ce matin. En venant nous installer, nous découvrons qu’il y a aussi de l’électricité.
Nous partons faire une marche vivifiante sur la belle promenade qui longe l’océan et descendons sur la plage, le soleil joue à cache-cache avec les nuages.

Puis tranquillement après le déjeuner, nous repartons jusqu’au Rocher de la Vierge. Le site est époustouflant et c’est une visite emblématique de la ville. La légende raconte que des pêcheurs pris dans une violente tempête invoquèrent la clémence de la Sainte Vierge et firent le voeu, s’ils rentraient sains et saufs, d’ériger une statue sur un rocher de la côte. Leur prière fut exaucée et ils tinrent leur promesse. Il faut vraiment saluer leur courage car à cet endroit la côte est meurtrie par l’assaut puissant et incessant des vagues, tout du moins à marée haute !

 

 

 

Nous parcourons ensuite le centre-ville très chic.

Une façade en trompe l’oeil.

Nous rentrons au camping-car, l’aire est à nouveau au complet et comme nous hier soir, de nombreux véhicules en font le tour dans l’espoir de trouver une petite place pour la nuit.
La température commence à baisser et nous mettons un peu de chauffage. Mais peu de temps après, le voyant rouge s’allume, suivi par celui du réfrigérateur. Alain sort vérifier et confirme que les bouteilles de gaz sont vides ! Le réfrigérateur nous avait fait quelques caprices la semaine dernière et il avait ouvert les 2 bouteilles. J’avais pourtant abordé le sujet, je trouvais bizarre que malgré nos 2 semaines de congés en novembre dernier, on n’en avait toujours pas échangée au moins une.
Bref, soirée sans chauffage mais nous avons de l’électricité ! Nous regardons la météo et les infos. A la une, toujours l’épisode neigeux exceptionnel dans tout le nord de la France ainsi que la région parisienne, peu après dîner, j’enfile un polaire et je me glisse sous la couette.

Nuit sur l’aire de Biarritz.

Mercredi 13 mars 2013 :

Réveil glacial, 7 petits degrés à l’intérieur du CC. La petite twiny du barbecue extérieur nous permet de prendre un bon petit dèj et je fais même griller des tartines de pain comme d’habitude. Pour la douche par contre, c’est raté ce matin, et en plus, il commence à neiger …
Nous essayons de faire au plus vite pour ranger, décaler et partir en quête de 2 bouteilles de gaz. A la sortie de l’aire, un grand panneau publicitaire indique le magasin Carrefour de Saint-Jean-de-Luz (je me permets un peu de pub, étant salariée et actionnaire de l’enseigne depuis 32 ans). Nous en profitons pour faire le plein de gasoil mais il n’y a pas de bouteilles de la marque Primagaz et on nous indique la jardinerie juste à côté. Pendant que nous y sommes, nous faisons ensuite quelques courses.
Prêts à tenir un siège, nous retournons sur l’aire de Biarritz, peu de places sont libres, la neige qui tombe n’invite pas aux déplacements. Après déjeuner, Alain décide de commencer la remontée, c’est de la neige fondue qui tombe et elle ne tient pas au sol. Nous choisissons bien notre moment pour partir, les agents du groupe Vinci arrivent pour l’encaissement des 10€ quotidiens.

Après une trentaine de kilomètres à peine, miracle, le ciel s’éclaire, les précipitations cessent et la route s’assèche.
Nous roulons jusqu’à Andernos les Bains. A l’entrée de la ville, une grande enseigne en forme de voilier indique : « Andernos les Bains, je m’y sens bien ». Nous aussi et nous y revoici pour une petite soirée huitres. Un air de déjà vu ? Tant pis, après toutes ces péripéties, on a comme l’impression d’être de retour à la maison :-)
Et les infos nous apprennent que la fumée blanche a jaillit à Rome ce soir, habemus papam : François 1er !

Nuit sur l’aire d’Andernos les Bains.

Jeudi 14 mars 2013 :

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas : quelle douce chaleur ce matin à l’intérieur, et dehors, le soleil brille !
Il est quand même déjà 9 heures quand je prends mon petit-déjeuner, il va bientôt falloir reprendre un autre rythme.
Nous effectuons la vidange avant de partir. Je remplis aussi les bouteilles à la fontaine qui se trouve près de l’église et de l’école. C’est une eau de source qui provient d’Arcachon. Elle coule en permanence, toute l’année. Beaucoup d’habitants de la région viennent s’y approvisionner.

Au revoir Andernos !

En fin d’après-midi, nous stoppons sur l’aire de Sainte Maure de Touraine, célèbre pour son fromage de chèvre. Il y a un marché le vendredi matin, et c’est demain.
Le programme est donc : lever 7 heures, marché à 9 heures et départ vers 10 heures … on peut toujours rêver !

Nuit sur l’aire de Sainte Maure de Touraine.

Vendredi 15 mars 2013 :

Un peu de retard sur le planning, il fait si beau !
La ville est jolie, nous l’apprécions un peu plus à chaque visite, voici le château, la halle du marché couvert, l’hôtel de ville qui a souhaité acquérir une oeuvre de Charlie Boquet intitulée  » Le fruit de l’imagination ». C’est un jeune artiste de ferronnerie d’art de 22 ans.
Nous n’en oublions pas pour autant d’acheter quelques bûches de fromage de chèvre.

Nous sommes les derniers à prendre la route, à côté de nous ont dormi des Anglais, nous en avons d’ailleurs croisé beaucoup cette semaine ainsi que des Suédois.
Nos voisins nous ont expliqué qu’ils ont eu de la neige à Calais et que maintenant, ils filent vers l’ Espagne …
Nous, nous rentrons à Paris, et oui, c’est la vie … à quand les prochaines vacances déjà ?