Voilà plus de six mois que le camping-car attend patiemment dans le jardin, pas même l’ombre d’un tout petit week-end le pauvre !
L’hiver a pourtant été très doux en région parisienne, le printemps assez chaud et ensoleillé, mais l’anticyclone a décidé de quitter la France au moment même où débutent nos premières vacances de l’année … grrrr !!!!
Du coup, changement de cap. Nous délaissons l’Auvergne qui était prévue initialement pour prendre la direction des Pays de la Loire. Alain m’a parlé la semaine dernière d’un reportage qu’il avait vu au journal télévisé sur le Parc du Puy du Fou et une petite lumière s’est allumée.
J’ai en effet très envie de visiter ce parc depuis longtemps mais c’est un peu compliqué avec Vanille. Je sais qu’un grand espace y est prévu pour le stationnement des ccars mais sans la moindre petite zone d’ombre.
Les températures prévues pour les 2 semaines à venir seraient donc idéales mais à cette période de l’année, nous ne pourrons pas assister à la Cinéscénie. Tant pis, nous pourrons toujours revenir, même si c’est juste pour la soirée.
Les préparatifs quasiment bouclés samedi soir, nous faisons un essai des feux de route et patatras, seuls les clignotants et les phares fonctionnent ! Ce doit être un petit fusible. Alain vérifie ceux qui se trouvent à l’intérieur du ccar mais en consultant le carnet d’entretien, il s’aperçoit qu’il y en aussi dans le compartiment moteur … il fera jour demain.

 

Dimanche 27 avril 2014.
Finalement les fusibles sont en pleine forme, c’était juste un mauvais contact dû au réglage de la hauteur du volant. Nous partons en début d’après-midi et faisons halte sur l’aire de Cloyes sur le Loir. Sur la route, de gros nuages noirs et des orages violents menacent mais finalement nous épargnent, ouf !
Nuit sur l’aire de Cloyes sur le Loir.
Lundi 28 avril 2014.
Arrivés à Villandry, nous nous installons sur le grand parking sur lequel se trouve l’aire de vidange pour les camping-cars. Il est ombragé, verdoyant, gratuit et à deux pas du château.
Après déjeuner, nous partons visiter le château et ses magnifiques jardins.
Une histoire mouvementée et passionnante, une balade très agréable et un régal pour les yeux ! 

Joachim Carvallo et sa femme Ann, une riche héritière, sauvèrent ce château et lui restituèrent son esthétique originale au début du XXème siècle.
Il avait en effet été modernisé au 18ème siècle et les jardins transformés en un parc à l’anglaise, un style plus naturel que personnellement j’aime beaucoup, mais qui, j’en conviens, est beaucoup moins spectaculaire !

 

A l’intérieur, mon oeil est attiré, entre autres bien sûr, par de magnifiques bouquets de fleurs assortis à la décoration des différentes pièces.

Contrairement à ce que nous imaginions, nous apprenons au cours de la visite guidée que ce ne sont pas les fleurs du jardin, enfin plutôt des jardins, mais qu’elles sont achetées à l’extérieur. De nouveaux bouquets sont composés chaque semaine.
A Villandry, les fleurs sont cultivées uniquement pour la beauté des jardins.
Cependant, elles ne sont pas les seules a être mises en vedette : les légumes sont également cultivés en beauté ainsi que les plantes aromatiques et médicinales.

Voici les plans de culture du moment. L’affiche indique que les jardins de Villandry nécessitent 115 000 plants de légumes et de fleurs dont 50% sont préparés dans leurs serres. Il leur faut chaque année changer le plan de culture du potager en fonction d’une rotation de 3 ans. Dix jardiniers y travaillent toute l’année.
Des photos des jardins aux différentes saisons de l’année sont exposées à l’intérieur du château. Celles de l’automne avec ses énormes potirons m’ont particulièrement plu.

Après un rapide petit tour dans le village, où rien d’extraordinaire ne nous a retenu, nous allons voir de plus près un distributeur de produits bien différents de ceux que l’on voit habituellement. Il est situé à l’entrée du parking.
Point de barres chocolatées et de boissons sucrées mais des soupes, salades, bottes de radis, oeufs, pommes, proposés en libre-service par un maraîcher voisin.

Nuit sur l’aire de Villandry.

Mardi 29 avril 2014.
Nuit très calme mais ce matin il pleut. Nous prenons la route du village voisin, Savonnières, afin de visiter les grottes pétrifiantes. Il y a une grande aire naturelle juste en face de l’entrée, je pense qu’on doit même pouvoir y passer la nuit avec le camping-car.
Ce ne sont pas des grottes naturelles mais des cavités qui ont été creusées par l’homme au Moyen âge afin d’en extraire la pierre de tuffeau qui servait à la construction des habitations et des châteaux. Délaissées par l’homme, l’eau s’est infiltrée progressivement et a façonné d’étonnants paysages, stalactites, stalacmites, draperies et lac souterrain.
La grotte a été redécouverte par une équipe de spéléologues au vingtième siècle. Aujourd’hui, on y crée des objets de décoration grâce à la technique de la pétrification. On entrepose des objets et des moules soit sous les cascades d’eau, soit directement sous l’eau qui est très calcaire. Ce calcaire se dépose très rapidement sur les objets qui doivent être tournés toutes les 3 semaines afin d’être recouverts uniformément et ne pas coller entre eux. L’effet est curieux et assez joli. Les objets sont ensuite exposés et la plupart sont mis en vente dans le musée-boutique.
Nous prenons ensuite la direction de Turquant, toujours sous la pluie.
Nous y avons passé quelques jours en septembre dernier, l’aire y est gratuite et très agréable, alors pourquoi ne pas s’y arrêter une nuit et y refaire une jolie balade ? Mais la pluie viendra quelque peu troubler nos plans. Quelques photos à voir ou à revoir ici : L’Anjou troglodytique .
Dans l’après-midi, nous prenons rendez-vous par téléphone pour le lendemain afin de changer les 2 pneus avant. En juillet dernier, lorsque nous avions eu le problème avec la bande de roulement, nous avions uniquement changé les 2 pneus arrière et nous le regrettons. Nous profitons donc d’étre sur la route pour changer les 2 autres, c’est plus pratique et nous serons plus sereins. A chaque fois, nous avons fait appel à Euromaster qui nous a parfaitement satisfaits.

Nuit sur l’aire de Turquant.

Mercredi 30 avril 2014.
La pluie a cessé mais il fait encore gris et humide. Nous programmons le réveil et arrivons en avance à Distré. Nous en profitons pour faire le plein et quelques courses au centre commercial voisin, et prenons la route de l’océan. En route, nous faisons une pause chez Narbonne Accessoires et achetons de nouvelles butées pour la porte d’entrée et celle du coffre gaz.
Quant au réfrigérateur, après un début de vacances chaotique, le voilà qui fonctionne très bien, c’est à n’y rien comprendre … mais c’est parfait !
Il se fait tard et en guise d’aire, le GPS nous conduit devant un terrain de camping à Saint Jean de Monts; pas trop envie de prospecter et nous continuons vers Saint Hilaire de Riez où nous avions loué une petite maison une année. Nous ne reconnaissons rien, il faut dire qu’avec le camping-car, on n’ose pas s’aventurer comme avec la voiture.
Nous nous arrêtons sur l’aire du Champ Gaillard, elle se trouve un peu à l’écart, entourée de nature et est gratuite mais il n’y a aucun service. Pour passer la nuit, ce sera parfait et de toutes façons, la pluie tombe à nouveau …

Nuit sur l’aire de Saint Hilaire de Riez.

Jeudi 1er mai 2014.
Alternance d’averses et d’éclaircies ce matin mais la température est très douce. Un peu déçus par ce que nous avons aperçu hier soir, une succession de toboggans géants, mini-golfs, pistes de karts et pizzerias, soit toute la panoplie du « parfait vacancier », nous prenons la route de notre chère île de Noirmoutier. Après consultation de mon carnet de bord, nous n’y sommes pas retournés depuis novembre 2009.
Nous traversons par le pont, à marée basse. Nous aurions peut-être pu emprunter le passage du Gois, mais c’est trop tard, peut-être au retour. Nous l’avons pris une fois, très impressionnant mais un peu salissant pour le camping-car aussi !
C’est le pont du 1er mai qui commence et nous nous attendons à voir du monde. Effectivement, beaucoup de camping-cars sur la grande route qui traverse l’île. Nous tentons d’abord, de mémoire, d’aller voir l’aire du port du Morin, elle a toujours été difficile à trouver. Mais des barres de hauteur de 2 mètres y ont été installées. Encore une des aires de mon top 10 qui s’est envolée ! Elle se trouvait juste face à la mer, tout près d’un port et d’un joli moulin et elle était gratuite …
Les camping-cars pouvaient s’installer face à l’océan, juste après les barres de hauteur.
Nous continuons notre route vers Noirmoutier en l’Ile. Le grand, l’énorme parking qui accueille les ccars a été un peu réduit et réaménagé. Il est toujours payant, de 22h à 7h, 8€ en été, 4€50 hors saison. Nous sommes des dizaines, très certainement plus d’une centaine, à nous partager l’espace, pas très nature mais bon, le village est agréable à visiter et demain matin, il y a un grand marché.
La piste cyclable qui passe juste derrière l’aire camping-car.

Nuit sur l’aire de Noirmoutier en l’Ile.

Vendredi 2 mai 2014.
Nous passons une bonne partie de la matinée sur le marché qui est très sympathique. Il se tient toute l’année le vendredi. D’avril à septembre, il y en a également un le mardi et le dimanche.
Alain compose sa petite assiette de fruits de mer pendant que je fuis devant l’étal des poissonniers où de gros homards vivants font des bulles sur un lit de glace, les pinces attachées, en attendant de plonger dans l’eau bouillante …
Je suis végétarienne depuis presque un an et ce sont salades joufflues, tomates cerises, radis et fraises qui me font de l’oeil !
Après la vaisselle du midi, les cuves d’eau grise sont archi-pleines et nous sommes obligés d’aller faire la vidange. Tout a été refait à neuf, c’est spacieux et pratique. Le plein d’eau coûte 2€.
Nous voilà fin prêts pour la balade et nous partons tout d’abord visiter le château.
Il est très joli, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur mais rien ne rappelle les différentes fonctions qu’il a occupées durant des siècles. Tour à tour château seigneurial défendant les habitants du village puis caserne et prison, il a été racheté par la commune au début du XXième siècle et peu à peu réaménagé en un musée qui ne nous a pas vraiment passionnés.
Le panorama du dernier étage nous a aussi un peu déçus. Une toiture en bardage acier y occupe une grande surface et vient un peu saboter la vue et les photos, qui par ailleurs, ne sont pas autorisées à l’intérieur du musée.
Nous partons ensuite nous aérer jusqu’au bout de la digue Jacobsen. Une bien jolie et longue balade, avec d’un côté le chenal et de l’autre les marais salants. Cette digue a permis à la ville de gagner des terres sur l’océan et les 2/3 des habitations sont construites au-dessous du niveau de la mer.
Et d’un !
Nuit sur l’aire de Noirmoutier en l’Ile.
Samedi 3 mai 2014.
Même si la météo l’avait promis depuis plusieurs jours, quel plaisir d’ouvrir le store de toit et de découvrir un magnifique ciel tout bleu ce matin, enfin !
Nous avons prévu d’essayer de trouver une petite place sur l’aire de l’Herbaudière, la balade sur la plage jonchée de rochers est trop belle et j’en ai gardé un merveilleux souvenir. Mais l’aire n’est pas très grande et quand on voit la quantité de ccars installés ici … Allons jeter un coup d’oeil, et de toutes façons, si mes souvenirs sont bons, il y a également un camping très bien placé qui surplombe la plage.
Nous approchons de l’aire de l’Herbaudière, elle est à gauche juste derrière la petite mairie, et déjà, nous apercevons les toits blancs des ccars tous collés les uns sur les autres … aucune chance de décrocher une petite place … et bien si, la chance est avec nous aujourd’hui, il y a justement un ccar qui s’en va et nous voici stationnés juste devant la mer, royal !
Petite virée sur la plage, c’est marée basse et Vanille est bien déçue de ne pas pouvoir mettre les papattes dans l’eau, elle adore ça, nous reviendrons après déjeuner.
Le temps passe vite, et nous repartons en balade à presque 16 heures, ouf, il était temps, la mer est déjà en train de repartir !
Quelques vacanciers se font bronzer à l’abri des rochers. Sur la dune, des chemins ont été tracés afin de la protéger, comme partout, la mer grignotte peu à peu les côtes. Ici, les paisibles maisonnettes et jolies villas avec vue sur la mer me font toujours autant rêver, je leur trouve beaucoup de charme, peut-être à cause des couleurs, de la végétation, d’une certaine simplicité ou du calme qui règne ici …
Et de deux !
Nous passons déposer Vanille au camping-car, elle est déjà fatiguée, et repartons jusqu’au centre-ville et au port. Nous poussons jusqu’au camping municipal de la Pointe. Impressionnant, il est complètement et presque exclusivement envahi par un bataillon de ccars ! Le panneau à l’entrée affiche quelque 220 places et nous estimons donc le nombre de ccars qui sont installés ici à 150 au minimum. La journée est facturée un peu plus de 12€, 19€ l’été. Il faut rajouter un forfait pour un animal d’environ 1€80.
Il y a une « vraie » aire de vidange. Il est vraiment bien situé, très jolie vue pour certains, au dessus de la plage, et tout près du centre-ville et du port.

De retour dans nos pénates, nous dînons face à un magnifique coucher de soleil sur l’océan.

Nuit sur l’aire de l’Herbaudière. Même tarif que l’aire de Noirmoutier en l’île.

Dimanche 4 mai 2014.
Encore du beau temps ce matin, l’aire est très calme.
Nous avons réservé pour ce midi au restaurant « D’île en île » situé non loin de l’aire.
Je l’avais déjà repéré lorsque nous étions venus il y a 5 ans ne serait-ce que pour le panneau qui trône en façade :  » Tant qu’à connaître le paradis, autant y venir de son vivant  » …

 

Cinq menus carte blanche sont proposés dont un végétarien appelé le « gout des autres » et un « Dîner de con » proposant trois entrées et trois desserts en plus du plat principal. J’espère que nous ne serons pas déçus.
Nous apprendrons par la suite que l’original « vide-frigo » du dimanche soir a beaucoup de succès.
L’accueil est convivial et chaleureux un peu à la manière des tables d’hôtes, le cadre est à la fois simple et raffiné, une musique zen nous berce pendant que notre hôtesse, propriétaire des lieux avec son époux qui oeuvre seul aux fourneaux, nous donne quelques explications sur leur manière de voir la vie.

A l’exception des épices et de quelques produits exotiques, ils servent uniquement des produits locaux et exclusivement bio. Ils viennent tout récemment de décrocher le label « Nature et Progrès », rarissime pour un restaurant. Au delà du bio, ce label garantit un mode de cuisson le plus naturel possible, pas d’utilisation d’aluminium, de four à micro-onde, de plaque à induction (qui serait un four micro-onde à ciel ouvert), bref, des valeurs qui nous tiennent beaucoup à coeur et qu’il nous enchante d’entendre !

Nous sommes venus pour goûter au paradis et Madame Lemoine nous le garantit d’avance tant elle a confiance en les talents culinaires de son cher et tendre …
Après le cocktail maison préparé à base de Vouvray, rhum, pamplemousse et bulles de zestes d’oranges préparées je ne sais plus trop comment, tout bio, délicieux, de magnifiques entrées arrivent, c’est joli, oui, c’est très joli … et c’est divinement bon ! Je suis bien incapable de décrire tout ce qui composait nos assiettes, d’ailleurs, les plats changent au gré des saisons, du marché et de l’humeur du cuisinier, mais je peux vous assurer que c’était excellent et que je ne me souviens pas avoir ressenti les saveurs des plats autant que dans ce restaurant.
Il y avait des fleurs blanches qui ornaient une des verrines qui contenait des asperges sur une crème à base de mangue, extra ! La fleur s’appelle l’ail des ours, « tout se mange, c’est délicieux », nous recommande notre hôtesse. Nous goûtons, un peu sceptiques, et effectivement, un petit goût d’ail mais en mieux, plus doux et plus subtil.
Vin rosé au verre, provenant d’Azenay, bio également et également extra !
A la fin du service, le Chef est venu nous saluer et nous sommes restés à bavarder pendant un bon moment. Nous étions seulement 3 couples ce midi, en revanche, le restaurant était complet la veille.
Nous sommes conquis et reviendrons bien sûr avant tout pour la beauté sauvage de cette île que nous adorons, mais aussi pour avoir à nouveau le plaisir de goûter à la cuisine exquise de ce restaurant d’exception.

 

 

Glace maison, pain aussi … enfin tout est fait maison y compris le fumage des poissons.
Nous rentrons par la corniche et passons l’après-midi tranquilles à bouquiner au soleil.

 

Dîner léger face à notre coucher de soleil sur l’océan.

Nuit sur l’aire de l’Herbaudière.

Lundi 5 mai 2014.
Le beau temps est toujours avec nous. Nous bavardons avec notre nouveau voisin qui nous dit le plus grand bien de la nouvelle aire de l’Epine. Elle serait très bien aménagée et proposerait pour 7€ l’eau et l’électricité. Nous y allons afin de profiter encore, d’après la météo, d’une dernière belle journée ensoleillée, de recharger à fond toutes les batteries et de me faire un bon brushing.
Effectivement, elle propose de vastes places bien délimitées par de jolis arbustes, le tarif est dégressif, 13€ pour 2 jours, 19€ pour 3 jours. Une barrière à l’entrée, le paiement se fait d’avance et un ticket avec un code est délivré, permettant d’entrer et de sortir à volonté tout en conservant sa place. Certains camping-caristes laissent leurs cales ou table pour récupérer  » leur  » place mais je trouve qu’elles se valent toutes tant l’aire a été bien pensée.
L’après-midi, nous partons faire une petite virée à pied, nous n’avons pas pris les vélos et c’est bien dommage, l’île de Noirmoutier s’y prête parfaitement. La plage n’est pas très éloignée. Trempette des pieds en marchant, mon exercice favori, très bon pour la circulation, et retour par la ville. Nous admirons les jolies petites maisonnettes et nous amusons à choisir notre préférée, tout en essayant de rester raisonnables …
Et de trois !
On le compte ou pas ?

Nuit sur l’aire de l’Epine.

Mardi 6 mai 2014.
Comme prévu, il tombe quelques fines gouttes de pluie ce matin.
Tout en nous préparant à partir pour le Puy du Fou, nous projetons d’ores et déjà de revenir …
Avant de quitter l’île, nous faisons encore un arrêt au marché de Noirmoutier en l’ile et déjeunons sur l’aire. Nous y croisons un combi très bien rénové, avec sa caravane, un chat y est confortablement installé …

Encore une dernière halte au supermarché afin de faire le plein en prévision du séjour sur le parking du Puy du Fou où nous supposons qu’il n’y aura aucun commerce, alimentaire bien sûr. Du coup, nous sommes dans les temps pour traverser par le Gois, une route qui rejoint le continent, submersible à marée haute. C’est toujours un spectacle. Des dizaines de personnes ramassent des coquillages, d’autres se prennent en photo hissés en haut des refuges, aïe, un fourgon a crevé, ils sont au téléphone, quelle galère ! Le passage est plus sec que lorsque nous l’avions pris pour la première fois en novembre 2003.

Nous arrivons au Puy du Fou vers 19h. L’aire prévue pour les ccars est bien fléchée et immense. Quelques 850 ccars peuvent y stationner. Une barrière avec ticket à l’entrée, seules les nuitées sont facturées 5€, paiement à la sortie en CB.

Nuit sur l’aire du Parc du Puy du Fou.

Mercredi 7 mai 2014.
Le ciel est tout gris ce matin. Des conditions plutôt favorables pour laisser Vanille dans le camping-car. Mais nous allons revenir pour déjeuner et diner.
A l’entrée de l’aire se trouvent 2 aires de vidange (100 litres d’eau pour 2€). Il y a également des toilettes et un kiosque ouvert tôt le matin pour le pain et les viennoiseries. Tout a été pensé pour accueillir les camping-cars.
Un joli sentier pédestre de 750 mètres mène jusqu’à l’entrée du parc.

Nous sommes surpris de découvrir que de nouveaux plans avec les horaires des spectacles sont édités chaque jour : nouvelle date avec le saint du jour, bulletin météo, horaires des spectacles ainsi que les horaires prévus pour les grands spectacles du lendemain.

De charmantes employées en costume d’époque accueillent les visiteurs à l’entrée et donnent autant de conseils et d’explications que nécessaire, ce sera d’ailleurs une constante pendant tout notre séjour, tout le personnel du Parc sera aussi poli et souriant que possible. Les jardiniers, les vendeurs, enfin tous les employés sont en costume d’époque.

La visite commence par le bourg 1900, bluffant, les décors n’ont rien à envier au géant américain. Il y a même une boulangerie qui vend de bonnes baguettes ainsi que des gros pains bio !

Les spectacles que nous avons pu voir aujourd’hui étaient grandioses. Impossible de tout voir dans la même journée. Nous n’avions toujours entendu que des éloges de ce parc et je ne peux que confirmer. Il a d’ailleurs été élu meilleur parc du monde en 2012 et meilleur parc européen en 2013.

 

En soirée, nous repartons voir le spectacle nocturne des Orgues de Feu.

Nuit sur l’aire du Parc du Puy du Fou.

Jeudi 8 mai 2014.
Je me lève tôt et très motivée malgré un ciel gris souris. Quelle poisse, à peine debout, quelques gouttes d’eau commencent à résonner sur le toit du camping-car, grrrrr !
Au programme, cet après-midi, le spectacle  » Le signe du triomphe ». En ce début de saison, il n’a lieu qu’une fois par jour, dans une grande arène que nous avons entrevue de loin hier et qui nous a semblé majestueuse, je n’aimerais pas le rater !

Mais pendant que je prends mon petit-déjeuner, la pluie redouble et me conforte dans notre choix : pour quelques euros de plus, nous avons opté pour le Pass Premium qui va nous permettre de revenir à notre gré toute l’année, y compris au Grand Noël du Puy du Fou (enfin autant que nous le permettront nos congés). Ce Pass nous assure également la gratuité de l’aire.

En dehors des spectacles qui sont tous de grande qualité, bien rodés et plein de jolies surprises, le Parc constitue une merveilleuse promenade nature hors du temps. Plusieurs villages ont été superbement reconstitués, médiéval, an mille, 18ème siècle et 1900, même la patine du temps est incroyablement réaliste !
On ne trouve sur le parc pratiquement que des matériaux naturels, beaucoup de bois, donc un parc historique et écologique !
La petite chapelle est plus vraie que nature …

De nombreux artisans y travaillent sur place, sculpteurs, forgerons, tonneliers, verriers, enlumineurs, relieurs, boulanger …

Le pain est offert gracieusement à la dégustation.
Il y a aussi un espace consacré aux poésies de Jean de La Fontaine, adorable et plein de surprises.

Egalement de nombreux animaux à qui nous ne nous lassons pas de rendre visite. Et des rhododendrons qui sont actuellement tout en fleurs.
Bref, même si nous avons douté un peu avant de prendre les billets annuels, nous sommes finalement enchantés de revenir bientôt !

Il nous tarde aussi d’assister à la Cinéscénie, les immenses gradins bleus que l’on peut apercevoir nous laissent songeurs, 1200 artistes sur la scène !

Nuit sur l’aire du Puy du Fou.

Vendredi 9 mai 2014.
Pendant la balade matinale avec Vanille, j’ai trouvé 4 trèfles à 4 feuilles sur l’aire, c’est la première fois que cela m’arrive et je n’ai pas fait les choses à moitié :)
Nous partons pour une dernière petite virée et pour la première fois aussi, mais c’est quand même moins miraculeux :), nous avons le même horaire que la navette ! Elle est finalement bien pratique car nos jambes commencent à fatiguer un peu.
Le temps s’améliore et nous assistons au spectacle des Chevaliers de la Table Ronde, encore un bon moment et de jolies surprises. Il y a plus de monde dans le parc aujourd’hui.
Après déjeuner, c’est le départ. Pour sortir, nous avons juste à scanner le badge qu’on nous a remis avec nos Pass. A notre prochaine visite, il nous faudra en demander un nouveau au guichet, à l’entrée du parc.
Arrêt en fin d’après-midi sur la toute petite aire d’Arnage, juste avant la ville du Mans. Elle est située en bordure de la Sarthe et d’un chemin de halage et jouxte un joli parc. Au fond de ce parc, 2 petits ponts et un ancien lavoir.

Nuit sur l’aire d’Arnage.

Samedi 10 mai 2014.
Après le Puy du Fou, retour au pays des fous :) mais la tête pleine de belles images. La vie est toujours aussi belle en camping-car !