Dimanche 14 juillet 2013 :

Le feu d’artifice accompagné de musique classique était très réussi hier soir. Point de turbulences ni d’explosions d’énormes pétards comme nous en avons l’habitude chez nous.
Les festivités continuent ce matin et nous entendons les essais de son pour les joutes.
Plusieurs équipes des villages voisins vont s’affronter toute la journée. Le cadre est superbe et pour parfaire le tableau, les équipes sont toutes déguisées, chacune sur un thème différent. C’est un joyeux et joli spectacle, la musique bat son plein et des centaines de saucisses sont déjà sur le feu. Les « pompom boys », les gendarmes de Saint Tropez, les pirates, le capitaine Haddock et toute la compagnie prennent beaucoup de plaisir à amuser la galerie.
Tout le monde sait que les bretons aiment faire la fête et ils font bien honneur à leur réputation !

 

 

 

 

 

 

 

 



C’est déjà presque la fin de matinée lorsque nous quittons la belle ville de Dinan. Certaines rues sont barrées en raison de la fête et de plus, comme avant-hier, lors de notre transfert du camping au parking, nous devons être vigilants pour ne pas nous diriger vers les anciennes portes de la cité trop basses et trop étroites pour le ccar.

Le parking camping-car de Dinan (pas de vidange ici mais devant le camping).

En consultant les guides, je découvre que Dinan fait partie des  » 100 plus beaux détours de France  » et la ville de Paimpol, où nous nous rendons maintenant, aussi.
Nous y arrivons après 1h30 de route. Le GPS nous conduit directement sur l’aire qui se trouve juste après le port, le stationnement est à priori gratuit mais l’eau à la borne de service coûte 5€. L’aire proprement dite qui peut accueillir une vingtaine de CC est bondée mais il y a un autre parking juste à côté où il reste des places. D’autres CC sont garés à l’ombre juste après la borne de vidange et coup de chance, il y en a justement un qui s’en va. La place est pour nous et nous déjeunons tranquillement à l’ombre.


Quelques privilégiés sont idéalement stationnés …

Balade l’après-midi mais après Dinan, le centre-ville nous semble un peu fade. Il est vrai que nous sommes dimanche et qui plus est, fête nationale, et presque tous les commerces sont fermés. Mais le port de plaisance nous offre une flamboyante palette de couleurs et de jolis reflets …

En soirée, nous redescendons sur le port d’où sera tiré le feu d’artifice.
En attendant, nous nous rapprochons de la salle des fêtes qui semble très animée : un groupe musical et de nombreux autochtones de tous âges, tous initiés aux danses bretonnes, s’en donnent à coeur joie; venant de notre région parisienne dénuée de véritable identité, c’est un spectacle qui nous laisse rêveurs …

Nuit sur l’aire de Paimpol.

Lundi 15 juillet 2013 :

Après un arrêt courses en route, nous arrivons sur l’aire de Trégastel en début d’après-midi. Le paiement se fait dès l’entrée par CB, 7€50 par jour, eau comprise. Il me semble que le prix était dégressif pour 2 ou 3 jours. On peut aussi entrer seulement pour faire la vidange, et dans ce cas il en coûte 2€. Chaque ticket donne droit à un code d’accès qui permet d’entrer et de sortir à volonté, tout est très bien pensé. Derrière l’aire un bel espace naturel, il doit y avoir aussi de belles balades à faire.
Nous partons à pied jusqu’à Ploumanac’h afin de parcourir un peu le sentier des douaniers qui s’étend sur plusieurs kilomètres. Le temps est couvert et brumeux. Nous tâtonnons un peu avant d’y arriver et faisons quelques détours. Il faut en fait aller tout droit jusqu’au port, puis le contourner et c’est un peu plus loin sur la droite.
Nous l’avions découvert en 2004 et j’en avais gardé un merveilleux souvenir.
Peu à peu, le soleil nous rejoint.
Dire que c’est un régal pour les yeux est faible, le site est GRANDIOSE, on a presque l’impression d’être sur une autre planète. A ne manquer sous aucun prétexte !
Malheureusement, mes photos ne sont pas à la hauteur de la beauté du site, je crois qu’il y avait finalement trop de soleil :-)

 

 

 

 







 

Nuit sur l’aire de Trégastel.

Mardi 16 juillet 2013 :


Matinée farniente. L’après-midi, nous prenons la route de la corniche en espérant trouver un stationnement pour profiter un peu de la mer mais ce n’est pas si simple. Nous ne voulons pas trop nous éloigner car rendez-vous est pris mercredi soir pour rendre visite à un ex-collègue d’Alain, breton d’adoption depuis quelque temps. Les points de vues sont superbes, rochers et petits îlots parsèment les bords de mer. Aux alentours de Trébeurden, nous voyons une petite aire face à une grande plage mais elle est bondée. Un peu plus loin, nous faisons un arrêt à la pointe de Bihic, en contrebas, encore une vue superbe. La villa de quelques chanceux s’y trouve perchée … un rêve sans doute inaccessible.

Nous continuons et ne trouverons aucun endroit qui ne nous convienne vraiment avant Carantec. L’aire est récente, coquette et gratuite. L’été, une navette, gratuite aussi, mène au centre-ville et à la plage. Il semblerait qu’il y ait une petite île accessible à pied en 20 minutes à marée basse. Nous irons voir tout cela de plus près demain.


Nuit sur l’aire de Carantec. Aire de vidange « 3 étoiles ». Eau et électricité payantes.

Mercredi 17 juillet 2013 :


Comme ces 2 derniers jours, il y a une belle brume ce matin, je n’ose pas dire brouillard mais ça y ressemble beaucoup et aujourd’hui, il est à couper au couteau.
« Il va se dissiper et laisser place à un beau soleil » dit la météo …
Effectivement, le ciel se découvre rapidement et prend une magnifique couleur azur.
Nous prenons la navette et nous arrêtons à la plage de Kelenn. Au fur et à mesure de notre descente vers la mer, la brume réapparaît, c’est très curieux.

 

 

Quelques camping-cars sont stationnés sur un terre-plein derrière un des restaurants. Nous reprenons la navette jusqu’au port d’où on a une belle vue sur l’île Callot. Mais il faudrait attendre la fin d’après-midi pour traverser à pied, la marée basse ayant lieu aujourd’hui vers 19 heures, et comme nous sommes attendus ce soir à Guimaëc, il faudra revenir. Nous remontons jusqu’au centre-ville, visitons l’église, magnifique, une jeune femme y joue de l’orgue, le son est amplifié par plusieurs enceintes et le moment est magique.

 














Tout cela nous a mis en appétit et nous déjeunons à la crêperie située juste en face. Puis nous rentrons tranquillement à pied jusqu’à l’aire qui n’est pas si éloignée.
En fin d’après-midi, nous prenons la roue de Guimaëc ( se prononce Guimèk … ).





Nuit à Guimaëc chez nos amis mais la ville est équipée d’une petite aire gratuite avec borne eau 2€.

Jeudi 18 juillet 2013 :


Après une sympathique soirée, nous passons une nuit calme et bien au frais; juste ce qu’il faut, ni trop, ni trop peu. Nous en prenons l’habitude depuis que nous sommes arrivés en Bretagne. Sous le soleil qui ne nous a pas quitté, nous trouvons le climat idéal. Les arbustes à fleurs, nombreux et variés, en témoignent. Profusion d’hortensias, d’agapanthes, de roses bien sûr et de toutes sortes de fleurs. Ici, les géraniums passeraient l’hiver dehors, il ne gèlerait quasiment pas …
Réhaussant le gris de l’ardoise des toitures et du granit qui décore presque toutes les maisons traditionnelles, les jardins sont le plus souvent joliment paysagés et très colorés, à croire que les Bretons repeignent leur façade chaque année et ont un paysagiste attitré. Beaucoup d’entre eux aussi ont la chance d’avoir une lucarne sur la mer qui parsemée de rochers ou de barques colorées, prend parfois des allures d’île paradisiaque … mais chuttt … il ne faut pas le crier trop fort afin de continuer à préserver ce joli petit bout de France …

 

Avant de quitter Guimaëc, petit arrêt photo devant la charmante église ainsi qu’une petite visite à la Cidrerie du Domaine de Kerveguen dont le cidre est sélectionné par le caviste de l’Elysée depuis 1997.

Le domaine est isolé à environ 1km du bourg. Nous visitons la cave, le pressoir, le verger et le colombier au fond de la propriété puis goûtons successivement aux cuvées de 2012, 2011 et enfin le fameux Carpe Diem Prestige, le plus cher et bien sûr, celui qui se déguste dans notre palais présidentiel. C’est l’intermédiaire que nous avons préféré mais les prix sont tout de même prohibitifs, entre 8 et 9 € la bouteille … certains diront peut-être que rien n’est trop beau pour le prestige de la France. Les pommes seraient cueillies à la main et mûries encore 2 ou 3 mois avant la fabrication de ce cidre biologique.

 

Nous sommes de retour sur l’aire de Carantec pour déjeûner et faire la balade jusqu’à l’île Callot. Mais en consultant les horaires des marées, nous voyons que nous ne pourrons traverser qu’entre 19h02 et 22h42. Nous ignorions qu’il y avait autant d’écart d’un jour à l’autre. Nous continuons jusqu’à Saint Pol de Léon et nous arrêtons sur l’aire face à la mer. Prise de ticket à l’entrée, paiement à la sortie par CB (3€ les12h- 5€ les 24h – 8€ les 36h – 10€ les 48h puis 5€ par jour + borne eau ou électricité 2€).


Nuit sur l’aire de Saint Pol de Léon.


Vendredi 19 juillet 2013 :


Petite virée jusqu’au centre-ville ce matin, il nous avait paru plus éloigné hier en arrivant.
La ville est dotée d’un patrimoine religieux presque démesuré. Eglises, chapelles et une cathédrale. Nous nous arrêtons tout d’abord à la Chapelle Saint-Pierre qui se trouve à l’intérieur du cimetière. Comme tous les édifices religieux que nous avons visités en Bretagne, elle est admirable. J’y ai particulièrement apprécié les vitraux, un peu différents de ceux qu’on a l’habitude d’admirer dans les églises …


 

 

Puis la Cathédrale Saint-Paul-Aurélien.
Sur demande, des étudiants bénévoles servent de guides personnels. Tout au long de notre visite, un organiste aux commandes de l’immense instrument haut perché joue plusieurs morceaux. La fraîcheur du lieu, sa beauté aussi, ajoutée à la musique, me donnent la chair de poule …

A notre retour, une place face à la mer s’est libérée. Nous déjeunons avec une magnifique vue panoramique à 180° sur la mer, la plage, l’îlôt Sainte Anne, le port et la ville de Carantec et trouvons cette aire de Saint Pol de Léon qui peut accueillir une soixantaine de ccars bien agréable !

A nouveau une petite balade en fin d’après-midi. Le ciel commence à se couvrir un peu. Toute la France surchauffe, et nous ne sortons pas sans notre petit gilet sous le bras …
Je vais collecter quelques infos à l’Office de Tourisme car je souhaiterais aller visiter le Jardin exotique de Roscoff demain et nous avons constaté hier avant de nous installer sur l’aire de Saint Pol que les possibilités de stationnement pour les ccars n’étaient pas très favorables dans la ville voisine. Une voie verte de 5,6 kms y mène directement ainsi qu’un chemin côtier de 8,2 kms. Il y a aussi un bus estival qui coûte 1€ le trajet.
Nous descendrons les vélos pour la première fois des vacances demain matin.
En soirée, nous profitons du petit feu d’artifice de Carantec, nous sommes aux premières loges.


Nuit sur l’aire de Saint Pol de Léon.


Samedi 20 juillet 2013 :


Le réveil a repris du service ce matin. Nous partons à vélo jusqu’au Jardin exotique par la voie verte. Enfin c’est plutôt une petite route empruntée de temps en temps par quelques voitures, sans doute des habitants des environs. Nous ne croisons quasiment aucun vélo. En chemin, des percées sur la mer ainsi que certaines montées un peu trop raides nous accordent quelques pauses photo.

Nous arrivons au port en eaux profondes et faisons demi-tour, le jardin est situé avant. Nous avons raté le panneau sous le deuxième tunnel de la voie ferrée.

Un camping-car stationne sur le parking, il a donc pu passer sous le tunnel. Nous attachons nos montures et payons l’entrée : 5€ par personne, c’est très raisonnable.

Le jardin créé depuis 1986 ne reçoit aucune subvention. Il emploie 6 personnes et est financièrement autonome grâce aux droits d’entrée et à la vente de plantes.
Composé de plantes originaires de l’hémisphère sud, il offre des points de vue différents à chaque détour. La visite est un enchantement et elle est incontournable pour les amateurs de botanique et de photos.

 

 

 

Nous sommes de retour au camping-car vers 13 heures, le temps est magnifique mais il y a du vent et nous déjeunons à l’intérieur.
Dans l’après-midi, nous empruntons à nouveau les vélos pour nous rendre jusqu’à l’îlot Sainte Anne.
Encore une jolie balade. Nous longeons les plages et continuons jusqu’au bout de la digue où se trouve la mise à l’eau des petits bateaux. Nous nous rapprochons ensuite du rocher, il y a un grand espace vert et les vélos sont interdits. Nous mettons pied à terre et montons sur le rocher, la vue est superbe tous azimuts !

Le temps se couvre et les baigneurs désertent les plages. A notre retour au ccar, quelques petites gouttes de pluie. Ce sont les premières depuis notre arrivée en Bretagne, ça s’arrose et c’est justement l’heure de l’apéritif :-)




Nuit sur l’aire de Saint Pol de Léon.