Dimanche 8 juillet 2012
Fidèles à nos habitudes, nous prenons la route assez tard.
Nous croisons la belle PROVINS et ses tours bien reconnaissables mais nous nous arrêtons déjeuner un peu plus loin de peur d’être tentés d’arpenter les rues de cette belle cité médiévale que nous connaissons déjà et qui sait bien accueillir les camping-cars.
Première halte à LANGRES. Il y a un grand parking bien indiqué et gratuit en contre-bas de la cité et d’une capacité de 250 places. Il se trouve juste à côté du funiculaire mais il est très en pente et un seul camping-car y est installé. Nous continuons et stationnons sur le parking à l’entrée du centre-ville historique, une dizaine de CC y sont garés. L’aire de vidange se trouve un peu plus loin mais nous ne l’avons pas utilisée.
Pas très loin se trouve un camping, en plein centre-ville, il y a une file d’attente pour entrer.
Le centre historique est en travaux (pavement de la place Diderot) et c’est bien dommage pour les photos car il y a un beau patrimoine architectural. La ville est entourée par les fortifications les plus longues d’Europe (8kms). 

 

 

NUIT A LANGRES.
Lundi 9 juillet 2012
Nous prenons la direction du Jura, le GPS annonce 2h40 de trajet jusqu’à SALINS LES BAINS.
A BESANCON, nous nous retrouvons nez à nez avec le Tour de France : circulation dense, rues barrées, cars de CRS partout; j’avais pourtant téléchargé la carte du tour avant de partir mais en fait, j’avais surtout surveillé la ville de MACON puisque c’était l’un des seuls paramètres prédéfini du voyage.
Quelques petits tours et détours et nous réussissons à traverser. Nous croisons les Salines Royales  d’ARC ET SENANS, petite hésitation, mais trop tard, il aurait fallu tourner et nous continuons notre route.
L’aire de SALINS LES BAINS est un petit parking gratuit. La borne de vidange est gratuite aussi et très bien conçue. Le centre-ville et la visite du musée du sel sont à deux pas. Malheureusement, la ville est traversée par une route très passante et assez bruyante. Après déjeuner, nous faisons un petit tour avec Vanille et en fin d’après-midi, nous repartons sans elle visiter le site des Salines classé au Patrimoine de l’Unesco depuis 2009. La visite est partiellement guidée et très intéressante. Il y a quelques 220 millions d’années la mer recouvrait la région et a laissé une couche de 40 mètres de roches salines. C’etait donc autrefois un site hautement protégé et on peut d’ailleurs apercevoir deux châteaux forts sur des éperons rocheux qui dominent et protégeaient la ville. La production de sel a été arrêtée en 1962.
L’entrée du musée du sel.
Au premier plan, le casino.
L’office de tourisme, soucieux de l’accueil des camping-cars, est venu sur place nous apporter un questionnaire accompagné du petit mot que voici :
« Madame, Monsieur, Camping Caristes
Bonjour,
Nous sommes très heureux de votre passage dans notre ville, Petite Cité Comtoise de Caractère et Plus Beau Détour de France.
Avec notre établissement thermal pour votre détente et notre Saline, inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco le 27 juin 2009, pour votre curiosité, nous souhaitons assurer le meilleur accueil.
Nous aimerions que vous preniez quelques minutes pour répondre a notre questionnaire qui n’a d’autre ambition que d’améliorer nos conditions d’accueil et de séjour dans notre petite ville de Salins-les-Bains « imprégnée » de sel dans son histoire depuis des siècles.
Merci de vos réponses et suggestions que vous pouvez déposer a l’Office de Tourisme ouvert du lundi au samedi de 9h a 12h et de 13h30 a 17h30 ainsi que le dimanche (de Pâques a mi-septembre).
Bon séjour et bonne route.
Jacques Girod
President de l’OT »
Voilà un bel accueil que j’ai plaisir à souligner !
NUIT SUR L’AIRE DE SALINS LES BAINS.
Mardi 10 juillet 2012 :
Dès potron-minet, le bruit de la circulation nous assaille, quel dommage !
Après la vidange, nous prenons la direction de CLAIRVAUX LES LACS via ARBOIS et POLIGNY et chemin faisant, nous bifurquons vers BAUME LES MESSIEURS qui n’était pas mentionné sur la carte des aires et que j’avais complètement zappé. Un petit détour de 16 kms mais nous espérons y trouver une petite place pour visiter le site.
A l’entrée du village, on est obligé de tourner à droite et nous nous garons dans un bel espace près d’une rivière et d’un charmant petit pont de pierre. Il y a du soleil et nous sommes, de plus, à l’ombre d’un grand arbre. Au bout du chemin, il semblerait qu’il y ait un camping. Nous déjeunons tranquillement après avoir vu que le stationnement était permis sauf la nuit de 19h à 7h.
Des camping-cars et caravanes se succèdent vers l’entrée du camping et éveillent notre curiosité. Il y a un forfait pour les CC de 9€ par nuit, ce qui nous semble raisonnable. Tous les services sont compris (accès aux douches …), ainsi que la vidange complète et l’électricité. Le boulanger passe tous les matins vers 9h et il est possible de faire une lessive en machine pour 4€. Pour les camping-cars de passage, la vidange est facturée 4€. Tout cela dans un cadre enchanteur, au calme, tout près d’un village classé parmi les plus beaux villages de France, dans une magnifique reculée du Jura et avec un excellent accueil, nous touchons du doigt le calme et la zénitude que nous recherchions cette année !
Malheureusement à peine installés sur notre bel emplacement, la pluie commence à tomber. Repos et lecture à l’intérieur du CC. En fin d’après-midi, la pluie cesse et nous entreprenons une petite visite. Il y a une grande abbaye dont une partie se visite librement. Il se dégage en cette fin de journée, calme et sérénité, le soleil est de retour et il y a très peu de touristes. Quelques jolies maisons agréablement situées au bord de la rivière nous font rêver. Chèvres naines et moutons bèlent dans la prairie verdoyante, bref, inutile d’en rajouter des tonnes, BAUME LES MESSIEURS est une très jolie étape. 

  


NUIT AU CAMPING DE LA TOUPE – BAUME LES MESSIEURS.

Mercredi 11 juillet 2012 :
Bel orage cette nuit, il fait gris ce matin mais la température est douce.
Après la vidange très pratique dans le camping, nous prenons la route des grottes situées à environ 2 kms. Là-haut, il y a un grand parking avec un restaurant mignon tout plein (vu de l’extérieur) et une belle cascade.
Vue d’en bas.
Vue d’en haut.
Puis nous partons pour CLAIRVAUX LES LACS. L’aire de camping-cars enregistrée dans le GPS a dû être déplacée, un peu plus loin se trouve une borne flot bleu et un parking désert, logique, il est situé loin du centre-ville et du lac. Nous nous rapprochons des campings et du lac pour constater qu’il n’y a que des  » villes-campings » avec piscines, mobil-homes et tout le tralala, pas de tarif spécial pour nos véhicules. Nous revenons un peu sur nos pas afin d’aller visiter les Cascades du Hérisson.
Le parking payant est presque complet. Après un déjeuner tardif sur le pouce, nous partons à l’assaut des cascades, du moins la première qui semble la plus spectaculaire : celle de l’éventail. Et puis nous nous prenons au jeu et enchaînons la deuxième, puis finalement la troisième qui est juste à 5 minutes; le chemin devient alors plus glissant et moins protégé et nous rebroussons chemin. Il y a 7 cascades et c’est une balade très rafraîchissante (même si cet après-midi, on n’en a pas vraiment besoin), dépaysante et bien agréable.
Sur le ticket de parking, il est indiqué qu’il est interdit d’y passer la nuit. Nous posons la question au gardien qui nous répond que c’est possible mais il nous conseille de nous installer derrière les grands arbres afin de ne pas être vus par le propriétaire du camping voisin.
Nous préférons rouler jusqu’à ORGELET où nous trouvons une belle aire gratuite pouvant accueillir une bonne vingtaine de véhicules. 
NUIT SUR L’AIRE D’ORGELET.
Jeudi 12 juillet 2012 :
Après la vidange et quelques courses dont l’achat d’un très bon fromage de Comté à la Coopérative, nous mettons le cap sur la région de MACON où vit une de mes cousines. Pour se rendre jusqu’au hameau où est située sa maison, il faut prendre un petit chemin bordé d’une haie naturelle; quelques ronces risquent de rayer le CC. Je descends armée d’un ciseau, les jardiniers municipaux auront moins de travail le mois prochain …
Jolie vue du jardin …
NUIT CHEZ MA COUSINE.

 
Vendredi 13 juillet 2012
:

Réveil matinal au chant du coq. Nous sommes un peu en altitude et il fait assez frais. Lorsque j’ouvre la porte du CC, je me retrouve presque nez a nez avec quelques vaches Charolaises venues prendre leur petit-déjeuner dans le pré voisin, quelle jolie surprise !
Petite balade guidée dans les environs. Malheureusement, l’après-midi pluvieuse ne nous laissera pas mettre le bout du nez dehors.
NUIT CHEZ MA COUSINE.
Samedi 14 juillet 2012 :
C’est l’heure des tristes au revoir et d’un nouveau départ après cette sympathique petite pause familiale. Nous prenons la route des Dombes.
Tout d’abord une petite balade à CHATILLON SUR CHALARONNE où nous faisons tamponner à l’Office de Tourisme le guide des 100 « Plus Beaux Détours de France » déniché à SALINS LES BAINS en début de semaine. Il faut 6 cachets différents pour gagner une carte Michelin haute résistance, et ce très joli guide sera un peu le fil conducteur de nos vacances cet été, allier visite de quelques Beaux Détours, de quelques  « Plus Beaux Villages de France » aussi, si on en croise sur la route, et si possible, ceux équipés d’aires de camping-cars agréables !
A CHATILLON SUR CHALARONNE, pas d’aire spécifique destinée aux camping-cars mais on peut éventuellement rester pour la nuit sur le grand parking derrière l’Office de Tourisme.
Nous rejoignons ensuite VILLARS LES DOMBES et plus particulièrement le Parc des Oiseaux que nous souhaitons visiter demain. Nous y avions déjà fait un passage éclair lors d’ un retour de vacances en pleine crise de grippe aviaire mais le quartier était bouclé et nous étions repartis très vite.
Le parking est bondé. Des pancartes indiquent qu’il est formellement interdit aux CC d’y stationner la nuit, zut. Nous continuons notre exploration jusqu’au fond du parking où sont installés de nombreux CC sur une sorte d’aire gazonnée qui leur semble destinée. En allant voir de plus près, nous constatons qu’ils sont tous installés pour la nuit, la plupart ayant sorti tables et chaises.
Nous sommes à 5 minutes de l’entrée du Parc, royal !
Nous nous installons dehors également. Puis en ouvrant un placard, Alain découvre la catastrosphe de l’année : le miel des montagnes du Jura avec lequel je me régale le matin depuis quelques jours s’est répandu sur l’étagère et commence à dégouliner sur celle du dessous … tout le nécessaire du petit-dèj baigne dans 500 grammes d’un miel bien liquide … Nous en viendrons finalement à bout plus vite que je ne l’aurais pensé, le miel se dissolvant très bien dans l’eau chaude.
Pour la peine, privée de petit-déjeuner gourmand demain matin et pas de feu d’artifice ce soir ( m’en fiche, y’ en a pas ici ). Blague à part, je n’achète jamais de miel dans des pots en plastique, cette fois-ci, je me suis laissée tentée, à bon entendeur …
NUIT SUR LE PARKING DU PARC DES OISEAUX – VILLARS LES DOMBES.
Dimanche 15 juillet 2012 :
Nuit très calme. Nous étions une bonne vingtaine de CC.
Nous entreprenons la visite du parc dès le matin.
Dès l’entrée, les flamands roses nous accueillent en beauté …
Puis nous traversons tour à tour les différents continents en admirant toutes sortes d’espèces aux merveilleuses couleurs …
Et bien d’autres encore, pour beaucoup d’entre eux, de grands espaces leur sont aménagés.
Puis nous pénétrons dans l’espace des Loris mis à l’honneur cette année sur le Parc, des petits perroquets multicolores très vivaces et pas farouches du tout.
L’un d’entre eux adore le gel d’Alain …
Le midi, nous sortons pour déjeuner au CC après nous être « tatoués » nous-même à la boutique. Il fait beau et beaucoup de visiteurs pique-niquent près des CC. De notre baie vitrée, nous pouvons voir une sympathique famille super organisée. Ils finissent par sortir un énorme gâteau plutôt appétissant. Alain descend en « négocier » une part contre le café et plaisante avec eux un moment. Il revient avec une grosse part de fraisier fait maison avec les fraises du jardin. Ils ne veulent même pas de café, ils en ont apporté dans une thermo…
Un canard gourmand les obligera en fin de repas à débarrasser très vite. Il est venu picorer les miettes sur la nappe mais prend aussi l’endroit pour les toilettes publiques … serait-ce le vilain petit canard de la fable ?
L’après-midi, nous continuons la visite.
Éclaircies et nuages se succèdent avec pour finir, une belle averse.

Que dire de ce parc ? Il est tout simplement magnifique ! Le spectacle est également peu commun. Habituellement, ce sont plutôt essentiellement des rapaces qui évoluent. Ici, nous voyons atterrir des pélicans, on est frôlé par des rapaces et émerveillés par le vol d’un bouquet de perroquets multicolores ! Un splendide bouquet final malheureusement difficile à photographier.
NUIT SUR LE PARKING DU PARC DES OISEAUX – VILLARS LES DOMBES.

Lundi 16 juillet 2012:

Soleil et beau ciel bleu ce matin. L’aire est calme mais on entend quand même un peu la circulation sur la route voisine, des poids lourds l’empruntent la nuit.
Nous prenons la route de CREMIEU figurant parmi les 100 « Plus beaux Détours de France » et où se trouve une aire de service. C’est un parking à l’entrée de la ville et près des services municipaux. Nous effectuons la vidange (tout est gratuit) et nous déjeunons. Progressivement, le CC se retrouve à l’ombre et nous partons en balade sans Vanille qui préfère se reposer, surtout dès qu’il est question de balades entre ville et béton. Malgré la présence d’une immense et magnifique halle, nous ne tombons pas sous le charme, les boutiques sont fermées et nous repartons assez vite. Et nous n’avons même pas trouvé l’Office de Tourisme pour notre petit cachet !
Halte sur l’aire de SAINT GEORGES D’ESPERANCHE, plus verdoyante. Nous repartirons demain en direction de CREST.
NUIT SUR L’AIRE DE SAINT-GEORGES-D’ESPERANCHE.
Mardi 17 juillet 2012 :
Grand ciel bleu encore ce matin, l’aire est très calme. Nous sommes plus d’une dizaine de CC mais il y a de la place. Un riverain nous a dit qu’il y avait toujours beaucoup de monde même en plein hiver.
Le village est également sympathique avec de nombreux commerces, on peut même y acheter une robe de mariée !
Nous reprenons la route et après quelques petits cols, le paysage se transforme peu à peu. Les tournesols qui n’étaient même pas éclos la semaine passée dans le Jura se dressent tous fièrement vers le soleil. Les cigales chantent, le vent fait ployer les cyprès, pas de doute, nous « sommeux arrivés dane le suudeux » et passés du département de l’Isère à celui de la Drôme. Les paysages avec pour toile de fond la chaîne du Vercors sont magnifiques.
Arrivés à CREST, encore un des   » Plus Beaux Détours « , nous traversons la rivière et stationnons sur l’aire réservée aux CC qui se trouve sur une partie ombragée d’un grand parking. Nous sommes face à un beau terrain de pétanque et déjeunons à l’intérieur toutes baies ouvertes et à l’ombre il fait bon. Puis nous partons pour une balade que nous présupposons aussi rapide que celle de CREMIEU hier.

C’est sans compter sur la visite de la tour où nous montons d’abord un peu par hasard et qui s’avèrera être une belle excursion. Des hauteurs vertigineuses et des panoramas époustouflants pour le plus haut donjon de France, magnifique architecture très bien conservée et restaurée. Tour à tour forteresse, lieu de vie de seigneurs et enfin prison, elle a conservé les stigmates de cette triste période à travers les nombreux graffitis des prisonniers; c’est une visite très bien documentée et qui m’a semblé plaire à tous les publics.
Le centre-ville piétonnier est également très sympathique. Nous avons aperçu quelques baigneurs dans la Drôme en contrebas. Finalement, nous restons dormir ici ce soir et en plus, nous avons le WIFI et en profitons pour surfer sur le Net et mettre à jour notre messagerie.
Nous partons quand même faire une petite balade au bord de la rivière dans la soirée. Il y a énormément de touristes hollandais, beaucoup de belges aussi.
Les camping-cars sont les bienvenus à CREST.
NUIT SUR L’AIRE DE CREST.
Mercredi 18 juillet 2012 :
Ce qui est vraiment formidable quand on est dans le sud c’est que le matin, on ne se pose pas la question : quel temps fait-il ou quel temps va t’il faire aujourd’hui ?
Ciel bleu et soleil, c’est presque invariable l’été. L’avantage aussi c’est qu’on n’a pas besoin d’ouvrir les stores et lanternaux : on a tout laissé ouvert cette nuit pour ne pas avoir trop chaud …
Il y a quand même de l’air et pour l’instant, c’est tout à fait supportable.
Nous programmons le GPS sur NYONS, encore un des « Plus Beaux Détours ». Nous avons environ 1 heure de route par le chemin le plus rapide, c’est à dire le plus souvent, des routes touristiques qui traversent des villages isolés et de jolis paysages .
Dans cette région, beaucoup de champs de lavande.
Nous avons la surprise de traverser également sur environ 2 kms les Gorges des 30 pas, la route est taillée dans le roc et est impressionnante en CC !
Arrivés à NYONS, nous trouvons rapidement l’aire qui est située juste à côté du parc aquatique, en contre-bas de la route. Peu de places disponibles, nous avons la chance d’en trouver une tout de suite. L’aire est assez petite, elle peut contenir une quinzaine de CC. Elle est payante (9€), l’eau est comprise. Il y a une barrière avec paiement exclusivement en CB à la sortie.
La borne flot bleu fait partie de la dernière génération de bornes que nous ne trouvons pas très hygiéniques : les pistolets d’eau propre et d’eau pour rincer la cassette des WC se trouvent au même endroit que le trou de la vidange des toilettes …
Il fait chaud, très chaud et nous ne pouvons pas espérer aller visiter le village avant la fin d’ après-midi. Cette chaleur me fait d’ailleurs  oublier de prendre quelques photos de l’aire.
De notre emplacement, on entrevoit que le parc aquatique est bondé. L’entrée est à 4€50, ce qui est très raisonnable, mais il nous est impossible de laisser Vanille enfermée à l’intérieur du CC.
Le thermomètre affiche encore 38 degrés lorsque nous entreprenons notre petit tour. La ville mérite bien son classement parmi les 100  » Plus Beaux Détours de France « . Le pont Roman du XVème siècle est charmant et j’ai adoré gravir le quartier qui mène à l’insolite Tour Randonne. Quatrième coup de tampon à l’Office de Tourisme. En soirée, la température baisse un peu mais ne faiblit que très peu à l’intérieur du CC.

 

 
NUIT SUR L’AIRE DE NYONS.


Jeudi 19 juillet 2012
:

21 degrés ce matin. Nuit calme, la température a commencé à baisser vers 2 heures.
Il y a un marché très renommé aujourd’hui et de nombreuses voitures affluent. Beaucoup de textile et de spécialités régionales. La ville est réputée pour sa production d’olives qui sont ici cueillies très mûres et légèrement fripées pendant les mois de décembre et janvier. Huiles, tapenades et olives de NYONS sont fameuses et excellentes.
Au retour, nous effectuons rapidement la vidange et prenons la direction de VAISON LA ROMAINE, nous avons une petite demi-heure de route. Le GPS nous mène directement a l’aire, elle est plus grande et plus calme que celle de NYONS, plus nature aussi. Elle est payante (7€) mais sans barrière et sans borne flot bleu : de bons robinets de puisage à l’ancienne avec un évier bien pratique.
Nous nous installons et déjeunons tranquillement de nos petites spécialités achetées sur le marché ce matin. Le ciel est voilé et il fait un peu moins chaud qu’hier. Mais nous allons quand même devoir attendre la fin d’après-midi pour partir en visite avec Miss Vanille.
Fin d’après-midi donc, nous traversons le site antique gallo-romain. En fait, la visite est payante mais on peut apercevoir de la route une très belle « mise en bouche ». Je n’imaginais  pas que les vestiges étaient si étendus.

 

L’Office de Tourisme se trouve juste à côté et je fais tamponner mon guide pour la cinquième fois : et oui, VAISON LA ROMAINE fait également partie des  » Plus Beaux Détours « . Nous continuons jusqu’au Pont Romain en flânant un peu le long des nombreuses boutiques. Le site du Pont ressemble un peu à celui de NYONS mais en plus grand et plus émouvant aussi puisque c’est à cet endroit qu’eut lieu la catastrophique crue du 22 septembre 1992 qui fit malheureusement de nombreuses victimes. Une plaque indique la hauteur de la crue qui monta bien au-dessus du niveau de la route, soit en tout à une hauteur de 17 mètres, ce qui paraît invraissemblable !
La visite se poursuit en montant à la cité médiévale mais Vanille est à bout de forces et il nous faut rebrousser chemin et remettre cette visite à la fraîche demain matin.


NUIT SUR L’AIRE DE VAISON LA ROMAINE.

Vendredi 20 juillet 2012 :
Petit-déjeuner dehors puis nous partons en balade sous un soleil de plomb et montons tout doucettement jusqu’à la cité médiévale. Elle est superbe !
Nous faisons une pause déjeuner au frais dans un restaurant joliment décoré et revigorés, nous grimpons jusqu’au château. Il est en ruines et ne se visite pas mais le panorama sur VAISON vaut le déplacement même si la dernière montée se fait sur un chemin de rocaille un peu glissant. La ville haute est vraiment belle, ici, tout rappelle les paysages de la Toscane. Nous rafraichissons Vanille à chaque fontaine qui sont très nombreuses et il y a heureusement beaucoup d’ombre.
 
NUIT SUR L’AIRE DE VAISON LA ROMAINE.
Samedi 21 juillet 2012 :
Toujours un grand soleil ce matin mais beaucoup de vent. Après la vidange et quelques courses, nous nous arrêtons déjeuner sur l’aire de SARRANS, le Mistral s’est bel et bien réveillé et à Paris, on parlerait plutôt de tempête. Du coup, nous ne nous attardons pas, peut-être à tort …
Vue de l’aire de SARRANS : le Mont Ventoux
Et les dentelles de Montmirail.
Nous tentons une approche de PERNES-LES-FONTAINES qui fait également partie des  » Plus Beaux Détours  » mais il n’y a pas d’aire, juste un grand parking, où sont garées beaucoup de voitures. Nous mettons alors le cap sur LES SAINTES MARIES DE LA MER qui sont à 2 heures de route. De plus en plus de vent, la vigilence s’impose. Petit à petit les paysages changent et lorsque nous atteignons enfin le Parc Naturel de Camargue, plus de constructions hautes ni de gigantesques zones marchandes, seulement des manades et des hôtels de plein pied qui se fondent dans les paysages sauvages.
Beaucoup de CC aux SAINTES MARIES, sur l’aire à l’entrée de la ville (elle a été bitumée depuis notre séjour en 2009 – à voir ici) et également sur celle face à la mer mais nous trouvons une petite place et nous nous installons. Nous payons au gardien à l’entrée : 9€50 la nuit. Le Mistral souffle toujours mais on le ressent moins qu’en Provence ce matin. La mer est d’huile et d’un beau bleu profond, bleu aussi le ciel bien sûr !
Les SAINTES MARIES figurent également sur le guide des  » Plus Beaux Détours « . Même si la zénitude n’est pas vraiment au rendez-vous, j’ai toujours plaisir à y séjourner. Au retour de notre balade du soir sur la plage avec Vanille, nous avons de la musique en stéréo : sono à fond avec chansons des annees 70 au camping qui se trouve juste derrière nous et animation gitane à la guitare chez nos voisins …
L’entrée de l’aire « de la plage ».

 

NUIT SUR L’AIRE DE LA PLAGE DES SAINTES-MARIES-DE-LA MER.

Dimanche 22 juillet 2012 :
Nuit très calme. Le chanteur endiablé du camping a stoppé sa sérénade vers 11 heures et nos voisins gitans un peu plus tard. Soleil et ciel bleu mais il est prévu que le Mistral souffle un peu plus fort aujourd’hui. Au programme, balades, plage peut-être, repos, point.
Nous passons une bonne partie de la matinée à papoter avec nos voisins habitant près de l’ISLE-SUR-SORGUE qui sont venus ici passer le week-end. Ils s’en vont et sont remplacés par un couple de nouveaux camping-caristes de la Somme avec qui nous sympathisons également. L’aire des SAINTES-MARIES a toujours été très conviviale et nous y avons à chaque fois fait de belles  rencontres. En fin d’après-midi, nous allons jusqu’au centre-ville; il nous a semblé qu’il y avait moins de monde que d’habitude, la faute à la crise ou au Mistral ? Je fais apposer mon dernier coup de tampon  à l’Office de Tourisme, mission accomplie.
L’église des Saintes Maries qui abrite …
Sainte Sara, patronne des gitans.
Vanille se fait câliner par un jeune Saintois …
En soirée, la température fraîchit, c’est  l’avantage du bord de mer … et l’ animation au camping reprend … ce soir, c’est karaoké …  olé olé !

NUIT SUR L’AIRE DE LA PLAGE DES SAINTES-MARIES-DE-LA MER.

Lundi 23 juillet 2012 :
Toujours soleil et vent ce matin. C’est jour de marché aux Saintes Maries. Nous partons y faire un petit tour, l’ aire est juste à côté de la plage et à 5 bonnes minutes de marche du centre-ville. Nous comptons partir en début d’après-midi.
Nous hésitons encore sur la direction que nous allons prendre : continuer vers PORT SAINT LOUIS DU RHONE que nous ne connaissons pas ou amorcer tout doucement la remontée vers PARIS via MILLAU et l’Auvergne, ou bien par LYON en faisant un détour par ALBI LA ROMAINE et HAUTERIVES que j’ai complètement oublié à l’allée, et enfin terminer par les superbes toitures des Hospices de BEAUNES que nous n’avons jamais visitées. Cruel dilemne, la vie est parfois trop belle en camping-car car elle nous offre des possibilités de balades infinies, le problème c’est que les vacances, elles, ne sont pas éternelles !
Le midi, nous nous arrêtons déjeuner dans un des nombreux restos qui proposent des paëllas. Après une petite Sangria bien fraîche, nous prenons des tapas et goûtons aux tellines que nous ne connaissions pas. Nous ne savons pas trop comment les manger. « Avec les doigts », nous répond la serveuse. Ce sont de tous petits coquillages cuisinés dans une sauce délicieuse, un régal, il y a aussi des tranches de saucisson et des poissons en friture, voilà pour l’entrée. La paëlla arrive ensuite, belle et bien copieuse avec une énorme gamba, puis une petite glace toute simple. Nous papotons avec nos voisins, des camping-caristes suisses qui sont installés au camping.

 

Nous rentrons sous un soleil de plomb mais il nous faut impérativement effectuer la vidange avant de partir. Je vais revoir la mer, depuis toute petite, j’ai toujours beaucoup de peine à la quitter … Décidément non, nous ne sommes pas encore prêts à remonter vers le nord et nous prenons la direction de SALIN DE GIRAUD afin d’aller faire un petit tour sur la plage de Piémanson. Nous en avons parlé ce midi avec le couple de Suisses qui ne connaissaient pas le site : profitons aussi un peu de nos bons plans …
Comme il y trois ans, je m’arrête acheter du pain à la petite épicerie de SALIN et comme je ne me souviens plus très bien de la direction à prendre, je pose la question et j’apprends par la même occasion que la plage de Beauduc a été fermée.
La petite route d’une dizaine de kilomètres qui mène à Piémanson est bordée de paysages superbes. D’abord des montagnes de sel puis des marais dans lesquels se reflète le soleil déjà assez bas; à un détour, nous apercevons des flamants roses, je m’arrête pour les photographier mais ils sont trop loin et mon appareil n’est pas assez puissant. Il y a toujours autant d’équipages sur la plage damée de Piémanson, plus de camping-cars que la fois passée mais le spectacle est toujours aussi insolite.
Nous nous installons côté soleil, un petit vent presque frais succède à la chaleur ressentie pendant le trajet et une partie de l’après-midi. Petite trempette (des pieds) dans la mer, la densité sur la plage est juste géniale, des kilomètres de plages pour quelques privilégiés !


NUIT SUR LA PLAGE DE PIEMANSON.

Mardi 24 juillet 2012 :
Nuit très calme. Ce matin, juste quelques mouettes venues picorer quelques miettes ça et là. Dans la matinée, une grande famille s’installe juste derrière nous avec des tentes … et le calme … c’est du passé !
Dans l’après-midi, nous allons faire une grande balade avec Vanille, à l’allée, côté « rue », au retour côté plage.

NUIT SUR LA PLAGE DE PIEMANSON.

Mercredi 25 juillet 2012 :
Si le soir certains font la fête, barbecue, musique, le matin, tout le monde dort. Nous quittons cette fois-ci la Camargue, ses rizières, ses taureaux et remontons par le Gard. Le relief se dessine, la chaleur grimpe, le chant des cigales nous accompagne. Arrêt déjeuner à l’ombre sur un petit parking après COMBS. Nous sommes passés voir l’aire mais elle était en plein soleil : particularité, on traverse les arènes et un centre-ville très étroit avant de l’atteindre, elle est très bien indiquée.
Nous faisons halte sur l’aire d’ALBA LA ROMAINE que j’ai choisie tout simplement en raison de la ressemblance avec VAISON LA ROMAINE que nous avons beaucoup aimée la semaine passée. Il y a une grande aire verdoyante avec les montagnes pour toile de fond. La borne est gratuite, il est indiqué qu’il faut simplement déposer une participation de 2€ à la cuisine de la maison de retraite située juste en face. Le centre-ville est tout près. Nous bavardons avec notre voisin camping-cariste à plein temps. Il a choisi de vivre à l’année dans son véhicule depuis qu’il est en retraite. Il nous explique quelques détails pratiques et comme nous sommes très intéressés, il nous conseille vivement de faire de même dès que ce sera envisageable en nous confirmant que ce n’est que du bonheur … plus de factures, plus d’impôts locaux …

NUIT SUR L’AIRE D’ALBA LA ROMAINE.

 

Jeudi 26 juillet 2012 :
Nous motivons Vanille car il fait déjà bien chaud ce matin et allons visiter le village et acheter le pain. Les maisons ont été construites avec les pierres noires volcaniques de la région, beaucoup d’arches, le village a gardé son style d’antan et il est très mignon. Il y a également un peu plus loin un site archéologique à visiter mais nous comptons revenir dans cette région à une saison moins caniculaire …
Nous effectuons la vidange et allons dire au revoir à notre voisin puis nous prenons la route d’ HAUTERIVES. La climatisation nous accorde une bonne heure de répit.
Un très grand parking bien indiqué accueille les camping-cars, juste un pont à traverser et nous sommes en plein centre-ville et tout près du Palais Idéal du facteur Cheval. Il y a une brocante dans le village aujourd’hui mais il y a très peu de monde, la chaleur les a sans doute arrêtée. Nous visitons le palais classé monument historique avec Vanille puisque les chiens sont acceptés en laisse. C’est une jolie visite très insolite. Joseph-Ferdinand Cheval, facteur rural de son métier a mis 33 ans a construire tout seul ce chef d’oeuvre qui a un petit air de temple du Cambodge. Ses dimentions sont néanmoins impressionnantes. Il y a une galerie à l’intérieur et deux escaliers pour monter sur la terrasse. Il l’avait commencé dans son jardin et avait par la suite acheté une partie du jardin de son voisin. Mille détails à admirer. Il l’a achevé en 1912 et c’est donc le centenaire cette année.
 

 

Après un petit rafraîchissement sur une des nombreuses terrasses nous rentrons au camping-car qui est maintenant bien à l’ombre. Nous sommes une bonne douzaine, mais il y a encore beaucoup de places. Harassés par la chaleur, nous installons la table et les chaises dehors, la température décroit progressivement. Le sud en été ce n’est vraiment pas pour nous ! En plaisantant, je promets a Vanille de réserver le bateau pour le Groënland l’an prochain …
Je prévoie d’aller voir le tombeau du facteur au cimetière à la fraîche demain matin. En effet, il avait d’abord obtenu l’autorisation d’être inhumé avec son épouse dans le tombeau qu’il avait construit au sein du Palais, puis les autorités étaient revenues sur leur décision. Il a donc passé 8 ans après avoir achevé le palais à décorer le tombeau familial, je suppose avec les mêmes techniques.

NUIT SUR LE PARKING D’ HAUTERIVES.
Vendredi 27 juillet 2012 :
Nuit très calme. Vers 9h, un agent passe encaisser 5€.
Il commence déjà à faire très chaud quand je pars seule jusqu’au cimetière. Jolie balade champêtre puisqu’il y a un petit chemin balisé qui longe les champs. Le tombeau se trouve juste à l’entrée du cimetière et est effectivement de la même « patte » que le palais; 8 années pour sa réalisation me semblent beaucoup mais il est vrai que Ferdinand Cheval avait déjà plus de 80 ans …

 

Nous reprenons la route avec le plaisir de retrouver la climatisation.
Peu après, nous croisons une maison toute décorée, colorée …  bariolée. C’est celle de Christian GIRAUD, il l’a baptisé  » La maison aux mille couleurs « . Je descends prendre quelques clichés. Apparemment, je ne suis pas la seule puisqu’il est affiché qu’il serait souhaitable que les abords de la maison soient sécurisés pour l’arrêt des curieux de plus en plus nombreux.
Le GPS nous fait traverser LYON par le tunnel sous Fourvière et nous voilà coincés pendant plus d’une heure dans les embouteillages. Nous avons traversé la France par les routes départementales pendant 3 semaines et nous voici maintenant au beau milieu de la cohue estivale !

 

Nous peinons ensuite à trouver une petite place à l’ombre pour déjeuner. Comme nous approchons de JOUX où se trouve une aire de CC, nous faisons un petit crochet, aïe,aïe,aïe ! Des travaux qui s’y déroulent transforment la route en une seule voie. L’aire est un parking très en pente et en plein soleil et ils sont en train de bitumer la route, quel joli cadre, nous déguerpissons mais nous ne pouvons pas reprendre le même chemin pour repartir. Le village est étroit et en pente. Premier essai pour quitter le village, c’est une voie sans issue, nous sommes obligés de faire un périlleux demi-tour. Je ressors la carte détaillée, il y a une autre route sinueuse qui nous permettra de reprendre notre parcours initial. Magnifique route au milieu de nulle part, étroite, très étroite, un beau ravin tout le long pendant plus de 12 kms. Et dans ce cadre enchanteur, bien sûr, aucune possibilité de stationner pour y déjeuner …
Sortis de cette impasse, nous nous sommes arrêtés sur un petit parking en plein soleil, la vie n’est pas toujours facile en camping-car !
En fin d’après-midi seulement, nous arrivons à DECIZE dans la Nièvre. C’est une étape que je souhaitais faire depuis longtemps. Mes parents avaient une maison de campagne à LA MACHINE, juste à côté, et je souhaitais la revoir. Vue de l’extérieur, elle n’a pas beaucoup changé, les fenêtres ont été rénovées et il y a maintenant un petit jardinet gazonné devant.
Nous rejoignons ensuite l’aire de DECIZE. Je me souviens qu’il y a un camping, mais je ne sais pas s’il y a juste une borne ou aussi une possibilité de stationner. Le long de la rivière, nous apercevons quelques camping-cars idéalement placés. Un bateau de plaisance passe devant juste au moment où nous arrivons, la vue est magnifique, la température a fraîchit, quel réconfort !
Le centre-ville est tout proche, ce soir il y a un petit concert de rue, nous reviendrons.
 
NUIT SUR L’AIRE DE DECIZE.
Samedi 28 juillet 2012 :
Quelques bons gros nuages ce matin, la température est idéale, mais il faut rentrer. Nous prenons quand même le temps de petit déjeuner tranquillement avant de nous mettre en route pour notre ultime étape des vacances : retour à la maison … jusqu’au prochain départ !
Le midi, nous faisons une dernière étape pour déjeuner devant le château de LA BUSSIERE. Il serait si tentant d’aller le visiter et de ne rentrer que demain …