Dimanche 1er avril 2012.

Non, non, ce n’est pas un poisson, nous revoilou à nouveau sur les routes par un beau dimanche ensoleillé mais frisquet. Après une semaine estivale et des températures inégalées depuis 1948, nous avons embarqué les cols roulés et les polaires car la météo annonce un retour à des températures en-dessous des normales de saison.
Nous prenons la route de Saint Aignan sur Cher afin de visiter le très renommé zoo de Beauval, hôte depuis la mi-janvier de deux pandas géants venus de Chine.
Arrêt déjeûner sur l’aire de Marboué, très jolie vue sur un parc verdoyant.

 

Nous passons la nuit sur l’aire de Saint Aignan située à côté de la piscine. Le long du Cher et bordée de saules pleureurs, elle peut accueillir une petite dizaine de camping-cars. La vue est magnifique.

Lundi 2 avril 2012.

La vue du camping-car ce matin.
Nous rejoignons le parking du zoo distant de 2 kilomètres environ. Nous aurions pu également y passer la nuit mais il y a des travaux d’aménagement et la vue aurait été beaucoup moins agréable.

Le parc est immense et très bien aménagé. Il y a de très nombreuses espèces dont certaines sont très rares. C’est par exemple le seul endroit en France où l’on peut voir des koalas, des lamentins et bien sûr les pandas géants largement médiatisés et qui étaient en pleine sieste au moment de notre visite …

Le nouvel espace consacré à la Chine est très réussi.

Bien que la vocation des zoos soit aussi de participer à la préservation et à la protection des espèces en voie de disparition, j’ai quand même eu mal au cœur pour les grands oiseaux qui se trouvent à mon goût dans des cages trop petites.
Certains chanceux jouissent d’une semi-liberté dans une serre chauffée, on peut les croiser dans les allées et le spectacle est très amusant, on voit bien qu’ils ont l’habitude de voir du monde …

La plupart des animaux du parc semblent être heureux et en grande forme et nous nous sommes régalés à les observer dans des espaces souvent joliment décorés.

Nous garderons un magnifique souvenir de cette visite, le soleil et les températures délicieusement printanières y ont aussi contribué. Voici quelques clichés mais il est préférable de garder la magie de la découverte …

Un Okapi.

Nous rejoignons ensuite l’aire de Montrésor distante d’une vingtaine de kilomètres environ. C’est un village classé parmi  » les plus beaux villages de France ». L’aire est gratuite, l’eau et la vidange également.

Mardi 3 avril 2012.

Ce matin, balade jusqu’à l’office de tourisme et la boulangerie.
L’après-midi, nous partons visiter le village, le seul de France à porter fièrement ce nom.
Un château qui ne semble, à priori, pas très bien entretenu et que nous ne visiterons pas. Il y a aussi une belle collégiale et une jolie halle où à l’étage se trouve une expo de photos noir et blanc des habitants du village. Mais ce qui nous a le plus charmé c’est la balade sur « les balcons de l’Indrois », illuminée l’été à la tombée de la nuit.

Après la vidange, nous mettons le cap sur Chaumont sur Loire, le GPS indique 3/4 d’heures de route.
Les camping-cars stationnent le long de la Loire. La vidange peut se faire au camping voisin moyennant 2 euros mais il est encore fermé en ce moment. Une bonne vingtaine de véhicules peuvent y loger. En traversant un petit parc, on accède directement au centre-ville et au château. Une situation privilégiée malheureusement trop rare.

Mercredi 4 avril 2012.

Ce matin, le temps est couvert et frais. Nous partons visiter le château. Il y en a des dizaines dans la région, tous classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Nous avons déjà visité celui de Blois (ici), d’Amboise, de Chenonceaux, d’Azay le Rideau, et ils sont tous plus beaux les uns que les autres, chacun ayant sa particularité. Comme nous avons la chance de traverser cette jolie région assez souvent, nous les visitons à dose homéopathique, ce qui nous permet de mieux nous en imprégner et de les mémoriser plus facilement. Celui de Chaumont est superbe, les cuisines sont impressionnantes, il est également doté de magnifiques écuries plus récentes et d’un très joli parc paysagé. Nous sommes un peu en avance pour assister au Festival International des Jardins qui a lieu ici chaque année. Il débutera le 25 avril et se terminera le 21 octobre 2012. Nous avons pu en entrapercevoir les préparatifs.
Grâce à un artiste qui y expose ses œuvres, on peut visiter des pièces non restaurées à l’étage alors que la plupart du temps, on ne visite que les pièces d’apparat.
Au cours de la matinée, le soleil apparaît.

L’après-midi, munis de nos tickets de ce matin, nous avons le loisir de refaire la visite. Nous emmenons Vanille cette fois-ci afin de faire une belle balade avec elle dans le parc, mais il se met à pleuvoir …

Pour terminer, quelques clichés « d’œuvres contemporaines » exposées dans le parc. Elles ont été réalisées par un plasticien japonais, Tadashi Kawamata, professeur à l’Université des Beaux-Arts de Tokyo de 1999 à 2005 et enseignant actuellement à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris :

« Promontoire sur la Loire »
« Promenade sous les arbres »
Honnêtement, qu’en pensez-vous ?
*****
Nous prenons la route de Vouvray où nous avons repéré sur une brochure un viticulteur qui accueille les camping-cars. En traversant le centre-ville, nous apercevons un panneau indiquant une aire. Nous continuons jusqu’à l’adresse du producteur, il a un grand magasin et il semblerait que le parking tienne lieu d’aire. Nous revenons donc sur nos pas. L’aire peut accueillir environ 8 véhicules, elle est gratuite et il y a une borne pour la vidange fonctionnant avec des jetons à acheter à la mairie.

Nous partons faire une petite balade de reconnaissance mais la pluie vient écourter notre sortie.

Jeudi 5 avril 2012.

Le soleil est de retour ce matin, nous partons faire un petit tour. Le village est agréable mais rien à voir avec Saint Emilion ou Monbazillac …

Après quelques hésitations, nous prenons la direction d’Autrèche où l’on peut observer au cours d’un Safari-Train des animaux de gibier d’élevage d’ici et d’ailleurs. On y trouve des sangliers, des cerfs, des biches, des chevreuils, des mouflons, des autruches, émeus, kangourous, bisons … et on en apprend beaucoup sur ces animaux finalement assez méconnus.
Après la projection d’un petit film, notre guide nous a conduit de parcs en parcs et grâce à des seaux de nourriture avec lesquels on emmène presque n’importe quel animal au bout du monde, nous avons la chance d’approcher voir même de caresser certains d’entre eux. J’ai ainsi eu la chance de caresser une biche et un émeu est venu furtivement picorer un morceau de pain dans ma main, un grand moment !
Par contre, on ne traverse pas l’enclos des bisons et des autruches trop dangereux et on ne s’arrête pas voir les chevreuils : ils sont trop peureux et risqueraient de se blesser contre le grillage en cherchant à fuir. Nous avons également aperçu des marcassins nés il y a une semaine.
Vanille a même pu nous accompagner dans la mesure où elle n’aboyait pas au contact des autres animaux.
Le personnel travaillant sur cette ferme ne s’attache pas aux petits qui sont destinés à la boucherie … le sujet est sensible … mais il faut convenir qu’en attendant, ces animaux jouissent d’une vie paisible, en semi-liberté et en famille, ce qui n’est pas toujours le cas.
Encore une visite très sympathique et originale qui fera plaisir aux petits comme aux grands. Il y a un restaurant ouvert le midi où l’on déguste … principalement du gibier bien sûr et une jolie boutique. Nous n’avons pas posé la question mais je pense que nous aurions pu passer la nuit sur le parking en pleine nature. Nous avons déjeuné dans le camping-car … oeufs de poules et ratatouille …

Les sangliers nous accompagnent jusqu’au bout de l’enclos.
Les biches accourent …
Les mouflons de Corse.
Parfois un petit air de Jurassic parc.
Non le bec de l’émeu ne pique pas.
Impressionnant quand même …
1 heure et demie de cuisson avant que l’oeuf d’autruche soit dur.
Après une pause près de l’enclos des bisons et des autruches nous repartons.
Les nouveaux nés d’une semaine.

Ensuite, encore quelques hésitations, il y a tant à voir dans la région, j’hésite entre le château d’Ussé qui a inspiré Perrault pour la Belle au bois dormant et celui de Chambord.
Mais auparavant, il nous faut faire quelques courses, les réserves commencent à s’épuiser et nous croisons très peu de magasins. En suivant un fléchage indiquant un supermarché, nous nous retrouvons sur la route de Chambord, banco !
Nous savons que le parking du château est payant la nuit (20€), nous allons donc tenter l’aire de Mont-Près-Chambord. Nous finissons par trouver une toute petite aire privée clôturée et fermée par un portail. Il faut certainement aller frapper au pavillon se trouvant juste à côté, mais nous passons finalement notre chemin, je n’aime pas trop être enfermée.
Que faire ? Il se fait tard et je ne trouve pas d’autre aire alentour, tant pis, nous entrons dans le Domaine du château et trouvons les parkings. Les barrières sont levées la nuit, nous saurons par la suite que c’est pour raison de sécurité. Il y a beaucoup de camping-cars espagnols et italiens.
Je vais faire une balade avec Vanille, on peut en fait se promener à loisir autour du château et dans le parc. Il y a un hôtel-restaurant ouvert et plusieurs boutiques de souvenirs fermées ce soir.

Vendredi 6 avril 2012.

C’est parti pour la visite du gigantesque château que l’on aperçoit du camping-car, il est majestueux !
Il est assez peu meublé. Il s’articule autour d’un escalier qui a probablement été imaginé par l’ingénieux Léonard de Vinci, ami de François 1er, le commanditaire de ce chef d’œuvre d’architecture. Ce même escalier dessert tout le château, on l’emprunte, on le quitte, on le reprend en ayant l’impression parfois qu’on est toujours au même endroit mais pas du tout, on peut ne pas se croiser tout en se trouvant sur ce même escalier, c’est très bizarre et on met quelque temps à s’habituer. Il y a en fait deux montées qui se superposent. Les terrasses du premier étage sont également remarquables et constituent un spectacle magnifique. Il y a beaucoup de monde mais c’est si grand qu’on est pas du tout gênés. A visiter aussi, vraiment.
Le parc est immense mais pas de jolis jardins ni statues. Il aurait peut-être été sympa d’y faire une balade à vélo, ils nous ont juste accompagné cette semaine …
Après la visite, nous déjeunons dans le camping-car, encore un magnifique soleil, finalement, il a fait très beau dans l’ensemble, la petite fraîcheur matinale nous a permis de pouvoir y laisser Vanille qui nous a attendu bien sagement, préférant les petites promenades avec le camping-car toujours en vue au cas où on s’éloignerait un peu trop …

Alain avait envie de visiter un site troglodytique. Nous prenons donc la route de Trôo, nous avons plus d’une heure de route et reprenons par la même occasion le chemin du retour. Nous faisons halte pour la vidange sur l’aire de Savigny s /Braye.

En arrivant à Trôo, nous découvrons qu’il y a une aire réservée aux camping-cars. Mais la montée est un peu raide et le chemin un peu accidenté pour notre véhicule qui est assez bas. Nous n’osons pas non plus nous garer sur un tout petit parking à l’entrée du village et situé en face d’un hôtel-restaurant. Nous partons donc plus loin. Dommage, ce village est réputé pour être un des villages les plus insolites de France. Voici ce que dit la brochure : « Son site et son agencement sont très particuliers : des terrasses étagées, des grottes, des sentiers charmants, des escaliers partout. Pas vraiment de rues, pas de centre, c’est le mystère qui donne envie de partir à sa découverte. » A première vue, mignon mais rien d’extraordinaire, cependant nous avons souvent constaté que pour apprécier un endroit à sa juste valeur, il faut prendre le temps de l’apprivoiser et fouiller. Nous continuons notre route en espérant trouver un endroit pour se poser et revenir demain. Finalement, nous roulons jusque Cloye sur le Loir où nous avons déjà fait halte au retour sans jamais prendre le temps de visiter.

Samedi 7 avril 2012.

Temps gris ce matin. Le week-end Pascal est annoncé maussade. C’est jour de marché, le village est finalement mignon et assez animé. Après déjeuner, nous rentrons à la maison nous consoler avec les chocolats de Pâques car les vacances sont finies, mais ce n’est que partie remise !