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J’avais offert le roman Le Cherche Bonheur à mon mari dès sa parution, il me semble que c’était à l’occasion de son anniversaire, voilà pourquoi je n’ai pas la version poche lancée le mois dernier.

En règle générale, c’est pourtant le format que je préfère et malgré mon côté lectrice compulsive, j’ai toujours la patience d’attendre …
Alain n’a pas du tout accroché et du coup, le livre a attendu plusieurs mois dans ma pile à lire …
Autant vous dire tout de suite que j’ai adoré ce roman. Même s’il est parfois dérangeant, même s’il laisse parfois un je ne sais quoi de vague à l’âme, il est attendrissant, n’est pas dénué d’humour et nous livre quelques rebondissements croustillants.
En dehors de la balade en camping-car sur la Route 66, qui au passage ne paraît pas des plus fantastiques, ce livre aborde des sujets graves autour de la vieillesse, la maladie, la perte d’ indépendance mais il y transparaît surtout une magnifique leçon de vie au delà de tous les diktats de notre société !
Et c’est aussi une belle et poignante histoire d’ amour !

Ce que dit la 4ème de couverture :
Avis de recherche : Ella et John Robina, couple de citoyens américains à la retraite, vus pour la dernière fois au volant de leur camping-car le Cherche-Bonheur, aux abords de Détroit.
Si vous avez des informations, merci de contacter au plus vite leurs enfants au numéro qui suit …

Après une longue vie et soixante ans de mariage, la santé chancelante et la mémoire qui flanche, Ella et John savent que leurs jours d’autonomie sont comptés. Si John ne se souvient plus nécessairement si on est mardi ou jeudi, il peut encore conduire. Ella le « kidnappe » donc, avec une seule idée en tête : partir une dernière fois à l’aventure.
C’est le début d’un périple extraordinaire …

Je ne résiste pas à l’envie de vous lire quelques extraits :

« J’ai des fourmillements au bout des doigts. Mon cœur ronronne comme une turbine. Je suis alerte, euphorique ne serait-ce que de rouler. Le grondement des pneus sur la chaussée est une musique divine à mes oreilles, apaisant mes craintes, envoyant ma gêne très loin devant sur la route, point fugitif sur la ligne d’horizon. »

« Je me traîne jusqu’à la kitchenette, c’est à dire à trois pas. (Voilà pourquoi c’est le pied, les campings-cars. A mesure que l’on vieillit, les choses paraissent de plus en plus distantes. Mais, dans le Cherche-bonheur, il y a tout ce qu’il faut à portée de main.) »

« Maman. Cette histoire est complètement dingue. Pourquoi avez-vous agi ainsi ?

« Mon chéri, parce que nous en avions envie. C’est si bon de se retrouver à nouveau sur la route. « 

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